Test : Hellmut – The Badass from hell

Dans tous les twin-stick shooters dont je parlais dans mon précédent article, certains n’ont parfois pas le succès qu’ils désirent. Toutefois, un petit nouveau arrivé récemment et testé ici m’a fait de l’oeil. Et cette petite plongée en enfer dans un monde bardé de chimères absurdes et de flingues m’a donné l’idée d’un test, mais également d’un comparatif avec quelques jeux que j’ai testé ici : Enter The Gungeon qui est le jeu le plus proche, mais aussi Nuclear Throne ou Neurovoider.

Note : Tous les jeux que je teste ont été acquis sur mes deniers personnels, mais celui-ci m’a été envoyé avec une clé presse. Je remercie donc ce compte Twitter qui a permis ce test. Toutefois, je tiens a refuser tout traitement de faveur par la suite et préserver cet aspect indépendant du site. Je préfère me mettre à l’écart et en faire bénéficier une autre personne créatrice de contenu probablement plus douée et régulier / régulière que ce blog.

SkullMurderer

Hellmut est l’archétype même du savant au prénom à consonnance germanique, un poil fou, peu soucieux de l’éthique, et qui sait peut être nazi comme dans tout bon film de série Z. Le problème, c’est qu’en cherchant le moyen d’accéder à l’immortalité, ce dernier à ouvert les portes de l’enfer et que manque de bol pour lui le Doom Slayer est occupé sur Mars. Laissé pour mort par les démons, il est ravivé par une entité nommée Ka-Ra qui lui octroie la capacité de s’implanter dans d’autres corps, faisant de lui un mutant certes repoussant, mais assez armé pour aller défourailler toutes les créatures dans des donjons générés aléatoirement.

Chaque partie de Hellmut commence donc par la sélection d’un corps pour la partie. Chaque corps octroie un tir principal et un coup spécial différent, et on commence avec un choix de 2 corps différents, même si de nombreux sont à débloquer. Perdre son corps en pleine partie nous remet à l’état de Servoskull de W40K crâne, peu résistant et faiblement armé. Les corps (nommés mutations) agissent donc comme des « chances » qui octroient chacune leur propre barre de vie et capacités. Bien entendu, la forme « crâne » est la dernière qui s’activera, même s’il est possible d’avoir plusieurs mutations dans une partie et de changer celle active.

Chaque étage d’Hellmut nous plonge dans des salles bardées d’ennemis, et une comparaison peut déjà se faire avec Enter The Gungeon : Si les salles sont moins grandes que ce dernier, l’accent est mis sur la horde d’ennemis qui cherche majoritairement à entrer au contact. Quand Gungeon met l’accent sur moins d’ennemis mais plus de projectiles dans des salles qui ne sont parfois pas entièrement visibles à l’écran, Hellmut préfère des lieux plus compacts, mais bien plus fournies en ennemis moins portés sur le tir. Seul problème : La taille et la mobilité de notre personnage n’arrange pas forcément les choses, et une petite roulade / dash serait bien pratique. Tout comme un petit réticule, présent dans les trois jeux mentionnés en intro et qu’Hellmut n’adopte pas.

Le jeu reste toutefois assez lisible, avec une arme principale à munitions illimitées et un pouvoir spécial dépendant du héros (charge explosive, laser..) qui se recharge avec une petite jauge blanche sous le héros. On peut récupérer des armes secondaires à munitions limitées durant notre exploration, ainsi que des objets venant améliorer nos statistiques (quantité de munitions, vitesse, santé…). La quantité d’objets disponible dans le jeu est mince face à Gungeon, mais c’est suffisant pour varier nos parties, quitte à vite faire le tour des objets disponibles.

Les boss sont quant à eux assez sympathiques dans leurs patterns pour proposer du challenge. Bien moins frustrants que Gungeon, les boss sont au nombre de 4 (en théorie…) sur une partie qui se compose normalement de 8 niveaux avec des Boss tous les deux niveaux. Entre temps, les niveaux gardent souvent la même sorte de structure mais vont se voir parsemés de pièges et changer d’environnement. Bien entendu, une boutique vous permettra de dépenser l’argent et les cristaux trouvés sur les ennemis contre quelques bonus, et une borne d’arcade vous permettra de gagner encore plus de sous à dépenser.

Visuellement, le jeu possède un parti pris en pixel art plutôt bien foutu, même si j’ai parfois un peu de mal avec les couleurs des ennemis, qui sont parfois vives et variées, où l’on passe de tons sombres et rouges à des couleurs chairs avec du rose et vert presque fluo. Dans l’ensemble le tout fonctionne très bien et reste très visible, tout comme la musique qui peut être réglée en mode rétro ou moderne (ou un mélange des deux).

En terme de durée de vie, une partie peut se faire en moins d’une heure et demie. Tout comme les exemples sur-cités, le jeu demandra beaucoup d’apprentissage (et donc, de temps) pour pouvoir être fini le plus efficacement possible. Toutefois, le contenu étant moindre que Gungeon, arriver à complètement maîtriser le jeu prendra moins de temps que celui-ci.

Le jeu comprend en outre des défis hebdomadaires, et un mode coopératif local. Pour l’instant, aucun DLC n’est a recenser sur le jeu, mais au vu de ce qui a été dit, un petit patch correctif et quelques mises à jour seraient les bienvenues. Et accessoirement, un petite réduction de prix où le jeu est vendu sur Switch à 2x son prix Steam (de 14,99 €), ce qui accessoirement l’une des raisons faisant accepter une clé presse, et quand les jeux cités ici sont tous vendus en dessus de 20 euros.

He is the Painkiller

Malgré la comparaison faite dans ces lignes, Hellmut n’a absolument pas à rougir des autres jeux, surtout quand celui-ci est né que de deux personnes et qu’il arrive à rivaliser en terme de nervosité, finition, visuels, et musique. Hellmut est un rogue-like intéressant, qui n’a peut-être pas la souplesse qu’on attendrait, ni même la richesse de contenu pour varier les runs, mais il reste très agréable et rigolo à jouer, avec des phrases et références bien senties. Un résultat très honorable donc, pour un jeu qui sied parfaitement bien à de courtes sessions.

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