Test – Koikatsu

Oui, cet article est pour la déconne. Mais ce jeu contient du contenu pour adultes, je ne montrerai pas de scènes explicites, et je compte sur votre maturité pour distinguer réel et fictif, et vous comporter de manière sécurisée et consentante au quotidien.

Il y a deux ans, pour la St-Valentin, j’avais rédigé un article sur plusieurs eroge. Classé comme plaisir coupable, j’avais évoqué le cas de ces jeux, typiquement japonais, qu’on pourrait classer comme jeux érotiques, voire pornographiques. Bien entendu, j’ai occulté tout le contenu explicite et je me suis basé sur le reste, à savoir des éditeurs de personnage complets, des possibilités de rendus très corrects (pour faire des fonds d’écran par exemple.)

J’avais parlé de jeux développés par ILLUSION, qui s’est fait connaître avec des jeux comme Artificial Academy, ou encore Honey Select. Mais aujourd’hui, je vais vous parler de Koikatsu, un jeu qui pourrait être une suite à Artificial Academy, qui m’a plu sur de nombreux points. Bien entendu, ne comptez pas sur cet article pour vous dire comment l’obtenir ou montrer de l’anatomie féminine. Tout comme ce « test », qui sera fait de manière différente que ceux habituels

Oppai School

Si pour vous les eroge sont synonymes de grands scénarios, oubliez tout de suite. Le mode de jeu principal est digne d’un manga pour adultes, car il permet de créer son étudiant(e), de choisir un logo et un nom d’école, et d’ajouter des camarades de classe (environ une trentaine). Le jeu se veut comme une sorte de simulateur de vie lycéenne : Cours, temps de pause, temps de club, où vous pourrez aller et venir dans l’établissement, mais surtout interagir avec les autres personnages, dans des environnements 3D.

Bien entendu, si vous êtes attiré par l’aspect fripon du soft, il va falloir être patient. Chaque personnage possède un caractère, un vécu intime, et il va falloir faire preuve de sociabilité pour espérer conclure avec vos camarades. Petites discussions, sorties, petites questions intimes : Plusieurs moyens existent pour faire augmenter votre appréciation par l’être désiré, afin d’accéder au sésame : Le sexe.

Oui, j’ai parlé de Super Seducer 2 avant avec un ton un peu plus critique, mais Koikatsu rend la chose tout aussi ridicule, avec des relations tournées auprès des femmes, majoritairement hétéro même si une possibilité de relations lesbiennes existe. Pas de relation gay, de transgenre assumé, ou d’autres possibilités modernes (pansexuels, asexuels, etc…)

Le Japon est encore un pays qui gagnerait à s’ouvrir sur ce point, et l’on ne s’étonne guère du public visé de ce genre de jeux, généralement des otakus incels ou asociaux (ou les deux), n’ayant pas ou peu de succès sur ce sujet, parfois enfermés dans une idolation de la waifu (comprenez par ce terme une femme fantasmée, généralement des personnages fictionnels). Le Japon connaît toujours un véritable phénomène de ce genre, et il suffit de voir les produits disponibles et le public lors d’un Comiket (une sorte de marché du manga indépendant) à Tokyo pour s’en rendre compte.

Mais alors, pourquoi écrire sur ce type de jeu ? Suis-je ce genre de public ? (Spoiler : Non) Car tout simplement, hormis les possibilités « pour adultes », le jeu propose un éditeur de personnage, ainsi qu’un rendu visuel plus efficace qu’Honey Select. En effet, Honey Select faisait un rendu 3D proche de jeux comme Dead Or Alive. Or ici, les visuels permettent de faire un rendu 3D plus stylisé « manga » avec notamment des contours visibles et des contrastes réglables.

C’est en fouillant Pixiv que j’ai eu vent de Koikatsu. Je suis tombé sur une personne ayant reproduit, de manière très fidèle (corps, taille, mensurations, visages) les protagonistes de la série Danganronpa. Le détail était poussé jusqu’aux vêtements, au comportement in-game, aux accessoires comme les piercings et autres broches, et même les pupilles qui ont été reproduites en mods, tout comme certaines pièces vestimentaires (ex : les lunettes Steampunk de Miu Iruma)

Le jeu comprend un éditeur de personnage très complet : Des onglets principaux sont dédiés à différentes éléments du personnage : Corps, Accessoires, Vêtements, Comportement, Préférences ; Chaque onglet se subdivise ensuite en plusieurs sous onglets, permettant de reproduire de manière fidèle divers personnages. Le tout se fait avec des curseurs, comme le permettrait un Saint’s Row ou encore un RPG Bethesda.

Et force est de constater qu’avec sept emplacements de vêtements (uniforme intérieur ou extérieur, gym, tenue de bain, pyjama), un nombre presque illimité d’emplacements pour les accessoires, il est possible d’obtenir des résultats hallucinants, en bénéficiant en plus d’un aspect tout à fait réglable pour le rendu « manga ». Honey Select permettait de faire des modèles au rendu 3D « réaliste », alors que Koikatsu permet de faire quelque chose de proche d’un rendu tiré d’un manga ou d’une série d’animation.

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Le jeu, en plus de ce mode créatif et des fonctions à base de sexe, permet un mode VR (sans commentaires), un mode idol où notre personnage se dandine en musique (je n’ai pas trouvé comment ajouter des morceaux), et surtout : le jeu est moddable, avec une simplicité proche d’Honey Select, résumé à un dossier dédié où l’on met des archives zip. Des communautés sur le net ont consolidé les mods principaux et les ont agrémentés de divers patchs et traduction, afin de rendre l’expérience plus agréable et compréhensible.

En dehors du programme, le jeu ajoute aussi un mode « studio » via un éxécutable séparé dans le dossier. Si vous désirez créer des contenus vidéo ou de simples images, c’est ici qu’il faudra passer du temps. L’interface est un peu austère et peu compréhensible au début, mais il est possible de faire un résultat plus que satisfaisant, avec une qualité d’image très correcte pouvant produire de magnifiques fonds d’écran…ou machinimas pour adultes.

En bref, si vous avez envie de créer du contenu sur vos personnages favoris, de créer des personnages originaux pour toutes sortes d’envies, ou que vous cherchez un jeu très fripon pour votre Saint-Valentin, intéressez vous à Koikatsu. Beaucoup plus fin et détaillé qu’Artificial Academy, plus stylisé et permissif qu’Honey Select, il nécessite tout de même un PC de moins de 4 ans milieu de gamme pour tourner correctement, et même si vous ne mettez pas les réglages sur « Performance » ou « Qualité », le rendu Normal est très bien optimisé (comme tout le jeu) pour avoir des résultats satisfaisants à l’oeil.

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