Test – Butcher

BUTCHER

Je n’en parle pas beaucoup, mais j’aime les fast FPS. J’ai fait mes premières armes sur les Unreal Tournament, j’adore Doom avec son mod Brutal Doom, l’épisode 2016 de cette licence m’a conquis et la build actuelle d’Unreal Tournament 4 me renvoie encore à cette époque constituée de packs de santé, de champ de vision dépassant les 90 degrés et sans quelconque classe, skill, auto-régénération. L’expérience acquise en jouant, la connaissance des maps et des armes, la rapidité, le réflexe sont les seules choses qui comptent. Le rapport avec le jeu d’aujourd’hui ? C’est la même chose en solo et en 2D.

 

Pierre, Feuille, Boyaux

 

Evacuons le scénario d’emblée qui pourrait s’apparenter à un Doom inversé où l’on représente une menace pour l’humanité tout en jouant un simili Terminator bien décidé à en découdre. L’intérêt est ailleurs.

Butcher est simple à appréhender. Viser à la souris* , se déplacer, changer d’arme, tirer. C’est de l’action en 2D dans des niveaux où vous devez aller du point A au point B, en éclatant la tronche de tout ce qui se trouve devant vous. C’est aussi simple et primitif que cela, et c’est l’esprit même des licences mentionnées ci-dessus : Du défouloir pur et simple, du réflexe, de l’action, et du sang. Par hectolitres.

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Mais c’est bien beau de se réclamer de l’école Epic Games ou Id Software sans 3è dimension, encore faut-il offrir le challenge qui va avec. Et Butcher annonce d’entrée la couleur avec un premier mode de difficulté appelé Difficile*. Une bonne blague, me direz-vous. Eh bien non. Butcher est dur. Et une fois le sourire effacé et les morts qui s’accumulent, on se dit que ce n’est pas là pour faire joli. Mais y’a encore plus de modes de difficulté, et ce n’est que le premier.

Avec un panel d’armes reprenant les classiques (Fusil à pompe, railgun…) et des niveaux un peu courts mais frénétiques, Butcher remplit son rôle de défouloir….vraiment ?

 

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Même si le pixel art des niveaux est très agréable et la musique métal-électro-indus donne parfaitement le ton mécanique, démoniaque et mortifère du titre (et y’a pas grand chose à dire) le jeu est frustrant. Je ne parle pas de la difficulté, mais bien du contenu, qui est assez chiche, avec un mode solo que l’on peut finir en moins de 4h. C’est agréable, mais c’est bien trop court, surtout que le jeu laisse le soin au joueur de monter en puissance comme dans Doom, et d’acquérir de nouvelles armes tout en peaufinant son skill. C’est dommage.

(* : Sur Switch, contrairement à la version PC, la visée se colle sur le dernier ennemi visé pour pouvoir le toucher plus facilement. En plus, un mode de difficulté casual est ajouté. Assez paradoxal, car ce petit ajout de visée rend le jeu plus simple.)

 

Khorne de l’univers Warhammer est passé par là

 

Ce test est bref tout comme le contenu de jeu, mais Butcher est proposé à petit prix, se veut un hommage au Fast FPS dans de la 2D nerveuse sous la forme d’un run and gun, qui ne se prend pas la tête tout en prenant bien soin d’éclater la vôtre. Bourrin, simple et efficace, son contenu un peu limité cache toutefois une difficulté relevée* qui représentera un challenge conséquent pour le joueur. Nihiliste et brutal, BUTCHER fait son rôle sans crier au chef d’oeuvre, mais un contenu plus poussé et un level editor (et pourquoi pas un multijoueur…?) l’auraient rendu encore plus appréciable qu’il ne l’est déjà.

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