Anime – Panty And Stocking with Garterbelt

Bonjour et bienvenue pour un nouvel article parlant cette fois d’animation, et plus particulièrement d’un animé complètement fou, né de l’esprit complètement taré de GAINAX. Ce nom sera familier pour ceux qui ont connu Evangelion ou les récents Kill la Kill et Space Patrol Luluco, mais ici, il ne sera pas question de mechas ou de vengeance. Par contre, l’exhibitionnisme, les vêtements et les combats ultra nerveux seront au rendez-vous avec deux anti-héroïnes : Panty et Stocking.

 

panty_stocking

 

Le pitch de Panty and Stocking with Garterbelt (littéralement Culotte et Collants avec Porte-Jarretelles) est aussi débile que son nom ; Dans la ville de Daten City, d’apparence moderne et banale, située comme purgatoire entre Paradis et Enfer, résident deux anges déchus.

Localisées dans une petite église, ces deux sœurs vont tenter de regagner leur rang auprès des Anges en récoltant des Heaven Coins, leur sésame pour accéder à nouveau au Paradis.

Et à ceux qui attendaient des filles anges droites et avec des « valeurs », malgré l’aspect visuel rappelant Le Laboratoire de Dexter ou Les Super Nanas, la déception sera grande. Panty est une nymphomane transformant sa culotte en pistolet et qui passe son temps libre à coucher et faire n’importe quoi ; Stocking est une gothic lolita aux collants transformables en katana, et adore manger des sucreries, dont « les sucres vont dans ses seins. » Et ces deux électrons libres sont « modérés » par Garterbelt, un pasteur afro aux tendances assez bizarres, et Chuck, leur mascotte horripilante qui sert de souffre douleur.

Accompagnées optionnellement par Brief, un jeune geek rouquin en tenue de Ghostbusters qui est follement amoureux de Panty, cette équipe de bras cassés va lutter contre les Ghosts, des représentations monstrueuses et grotesques des frustrations de récents défunts. Qu’il s’agisse d’un Ghost né d’un homme décédé aux toilettes, ou d’un autre accro à la vitesse, ils possèdent tous une existence, sont tous ridicules, et donnent autant de situations drôles, entre les références sexuelles (souvent dûes à Panty), de l’action délirante, et un humour omniprésent.

 

Whores of Heaven

 

Alors. Autant commencer par être honnête. J’adore cette série. C’est certainement un des mes animés préférés ; J’en ai pas beaucoup, mais celui-ci tient une place de choix dans mon cœur. Y’a plusieurs raisons à ça, que je vais toutes détailler.

Déjà, la série en elle-même, comprend 13 épisodes divisés généralement en deux épisodes de 22 minutes environ, donnant tout autant d’occasions de mettre nos deux anges déchues dans des situations pleines de débauche, d’action, et de blagues qui sont tellement aléatoires que c’est impossible de ne pas rire. Ce serait comme si Bayonetta passait en mode cartoon et s’était retrouvée dans une version South Park. Ca va vite, on s’ennuie jamais, et les références pleuvent ; Mention spéciale au clip de musique dans le plus pur style MTV, avec de nombreux plans rappelant entre autres Gorillaz, The Rasmus, Marilyn Manson, The Beatles, Lady Gaga, pour ne citer qu’eux.

giphy

Ensuite, les personnages. Si vous pensez qu’on ne pouvait pas faire mieux que Panty et Stocking, tous les personnages secondaires sont hilarants, surtout les Demon Sisters, qui malgré l’aspect démoniaque sont attachées à un code d’honneur. Et bien sûr, je n’évoquerai pas le fin mot de cet animé (ou du moins, cette saison 1… ?) qui part littéralement dans tous les sens, avec encore plus de références sexuelles et d’action.

Enfin, la musique. Teddyloid, qui non content d’être pote avec Hideki Naganuma (La soundtrack de Jet Set Radio, c‘est surtout lui), d’avoir co-composé ME!ME!ME! qui est un clip musical fantastiquement bien réalisé sur un otaku qui paie le prix d’avoir préféré une waifu à sa vraie copine (avec des textes durs, des plans à la symbolique réussie), réalise deux CD, la Soundtrack et le « Worst Album » qui composent la bande-son de cet animé. Dubstep, Electro, Drum and Bass, et même de la musique romantique optionnellement agrémentée d’orgasmes, c’est deux albums qui n’ont jamais quitté mon baladeur en presque 3 ans.

 

Rencontre des anges dans ta région

 

Donc, Panty and Stocking ? C’est à voir. Bordel, dans le cas contraire, vous loupez vraiment quelque chose, et pour peu que vous ayez minimum 18 ans, c’est foutrement génial. Je rassure : On ne voit pas de sexe de manière explicite et crue, mais de manière très suggérée. En même temps, Panty sort tellement de références crades et vulgaires que connaître un minimum la chose rend le personnage encore plus attachant. Quoi qu’il en soit : Deux filles badass mais qui n’ont pas DU TOUT la tête de l’emploi, des ennemis débiles, et de la musique qui défonce, avec une animation qui fait des références ou qui switche entre le cartoon et l’animation japonaise dans un style visuel « générique », c’est du plaisir pour les yeux, les oreilles…et probablement autre chose.