Test – Sky Rogue

 

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Les jeux de combat aérien (Aussi qualifiés de dogfight), c’est un genre assez peu exploité dans le jeu vidéo. Si les Ace Combat de NAMCO ont su faire des aficionados, et que les plus férus d’aviation se tournent vers les flight simulator (les armes en moins, la simu poussée à son paroxysme), j’ai joué à Tom Clancy’s HAWX quand j’ai débuté le dogfighting. Prenant, plein de sensations, le jeu d’Ubisoft m’avait particulièrement plu. Et qu’un jeu réduise le nombre de polygones, soit plus coloré, et qu’il ajoute une composante Rogue-like dans un tout respirant le rétro et l’arcade façon « Blue Sky » de SEGA, comment je pouvais résister à Sky Rogue ?

 

Top Gun

 

Passons le scénario qui n’existe pas et venons en au fait : Sky Rogue est un curieux mélange entre Rogue-Like et le combat aérien, où l’on débute avec un simple coucou qui aura pour objectif de détruire une cible sur des îles générées aléatoirement, avant de revenir à notre base (un porte avions volant type Avengers), même s’il est possible de détruire d’autres unités sur la map (installations, avions…)

Ces unités détruites font augmenter notre XP et surtout nos fonds financiers, qui servent pour la partie en cours à améliorer nos armes. Sachant que les avions disposent de stats variables (durabilité, vitesse, maniement, poids total des armes chargées), il faudra faire un choix avant chaque mission sur les armes, allant de la mitraillette aux missiles guidées longue portée et aux bombes à têtes multiples.

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Quand l’on meurt en mission, la partie s’arrête et l’XP gagnée est la seule chose conservée. Elle sert, à chaque passage de niveau, à débloquer des armes et des avions pour toutes nos prochaines parties. De quoi varier les approches pour les prochaines opérations, sachant que le jeu propose beaucoup d’armes et de configurations possibles.

Et pour rendre le tout agréable, le jeu propose un tutoriel très clair, une jouabilité arcade ou simulation (cette dernière permet de voler tête en bas et les loopings), plusieurs options de caméra et même une jouabilité spéciale sur Switch. Avec ces derniers ou manette en main, le jeu est très maniable et assez millimétré si l’on joue pas en mode Danger Zone et avec les mouvements des Joy-Cons.

Visuellement, le jeu fait le parti-pris du low-poly pas si minimaliste, mais qui reste assez rétro et appréciable dans le jeu. Cela assure une fluidité exemplaire au jeu, même s’il paraît dépouillé au premier abord. Et musicalement, ça vient piocher dans la musique typée film d’action, comme un certain film culte avec Tom Cruise. On ne peut que conseiller de balancer du Kenny Loggins en pleine partie, le jeu s’y prêtant plutôt bien.

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Concernant la durée de vie, comptez une bonne heure et demie grand maximum en rushant pour finir une run de 12 niveaux sur le jeu. Mais ce serait sans compter les multiples tentatives, le mode sans fin, et même les missions du Steam Workshop. Le jeu se prête parfaitement à des courtes sessions de jeu, typiques du syndrome « allez, une dernière » quand notre coucou finit en ruine.

Le jeu comprend du multijoueur compétitif ou d’opposition, que l’on apprécie davantage en local, mais qui peut se révéler fendard avec une bonne coordination. Concernant les DLC, le jeu subit des mises à jour gratuites rajoutant parfois des avions (l’Aurora), quand le Steam Workshop nous abreuve d’avions parfois abusés sur leurs stats, mais pour la plupart assez équilibrés, allant d’avions réels (F-22 Raptor, Blackbird, F-117 Nighthawk), à des trucs saugrenus (Mobile Suits de l’univers Gundam, avions de jeux Shoot-em-up), et même d’excellentes idées (avions de la WWII fragiles mais maniables). J’ai investi deux fois dans le jeu (Switch et une clé Steam à petit prix) juste pour le plaisir de piloter sur fond de jazz le Swordfish Mk-II de Spike Spiegel. Et toutes les raisons d’écouter la B.O de Cowboy Bebop sont bonnes.

 

Highway to the Danger Zone

 

Sky Rogue, c’est du plaisir en barre. Si l’on aime les jeux arcade comme Afterburner, Ace Combat ou HAWX, que l’on adore Tom Cruise en Playboy de l’US Air Force, et qu’on est un retrofag qui n’a aucun souci avec des visuels volontairement minimalistes, alors Sky Rogue est un bon petit jeu, au prix qui pourrait rebuter pour quelques euros de trop, mais qui reste parfait pour des courtes sessions d’action.

 

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