Test – Persona 3 : Dancing Moon Night + Persona 5 : Dancing Star Night

Persona-3-5

L’an dernier, j’avais décidé de pas mourir idiot, et je m’étais procuré Persona 4 Dancing. Un jeu au gameplay accessible avec une bonne courbe de progression, plutôt sympa, mais avec un scénario niais et très dispensable. Je me souviens que le jour même, Persona 3 et Persona 5 allaient avoir le même traitement, et leurs jeux de danse respectifs étaient annoncés, dans deux versions distinctes. Un an après, après m’être procuré les versions japonaises sur Vita (qui seront pas en cartouche chez nous), est-ce que la formule fonctionne toujours ?

Note : La sortie de Persona 3 / Persona 5 Dancing est annoncée pour 2019 chez nous. Seule la version PS4 aura une version matérielle, la version Vita sera dématéralisée. De plus, des sous-titres français sont prévus ! Les deux jeux étant proposés séparément ou dans des packs avec les deux, le test réunira les deux jeux.

 

A waltz for everyone’s souls

 

Pour cette fois, pas de scénario à base d’idols ou autre ; Il s’agit d’un concours de danse lancé par les résidents de la Velvet Room. Elizabeth se charge du casting de Persona 3, Caroline et Justine pour celui de Persona 5. C’est donc l’occasion de faire danser nos personnages sur des morceaux originaux ou remixés des bandes son respectives, avec quelques légères additions à la formule.

Evacuons de suite le gameplay, qui n’a pas changé depuis l’épisode précédent. Le jeu se joue avec les touches haut / gauche / bas et triangle / rond / croix de la manette, qui sont représentées sur les bords gauche et droite de l’écran. On ajoute à cela le « scratch » qui sont des cercles qu’on active avec un stick analogique (ou les gâchettes), ainsi que des notes où il faut maintenir la touche ou double-taper. C’est un système plutôt intuitif qui est réglable par le joueur, que ce soit sur la vitesse des notes, la difficulté (4 niveaux), ainsi que divers « mutators » qui viendront faciliter ou non votre partie, et qui auront une incidence sur le score total.

 

Le jeu nous présente quelques nouveautés, qui sont plus basées sur le fan-service sans pour autant entrer au forceps un scénario débile : Tout d’abord, le mode « commu », un semblant d’interactions entre les personnages qui se débloque au fur et à mesure de nos parties, comme des sortes de succès (faire tant de morceaux, jouer tant de notes…). Notons aussi la personnalisation des personnages, dont les éléments ne se débloquent pas avec une boutique mais au fil de nos parties et de notre progression du mode commu. Beaucoup de vêtements et d’accessoires sont à débloquer.

Enfin, il y a des morceaux dont le clip met en scène que les hommes / femmes du casting, ainsi que des musiques basées sur les openings, crédits, et même le Persona Sound Bomb 2017. Autant dire que sur ce point, les jeux sont très généreux, et même si l’on compte environ 25 morceaux par jeu, les différents modes de difficulté et les trucs à débloquer rendent le tout agréable à jouer, ne serait-ce que pour se perfectionner et tenter un score parfait.

You’ll never see it dancing

 

Visuellement, le jeu utilise le même principe que Persona 4 Dancing, avec des modèles 3D réussis des personnages. Cela fait plaisir de voir le casting de Persona 3 avec des modèles détaillés, et beaucoup espèrent un remake haute définition de celui ci, avec le moteur utilisé pour Persona 5. Les environnements sont aussi réussis, tout comme les visuels des jeux qui reprennent l’ambiance de jeux de base.

Musicalement, on discutera pas des goûts et des couleurs, mais la sélection musicale propose quelques morceaux très sympas, des invités intéressants (Hideki Naganuma), ainsi que des morceaux tirés de la bande-son des jeux originaux. Même s’il n’était pas super utile de mettre les crédits de fin des deux jeux, entendre du Persona Q fut sympa, tout comme les prestations live.

Au niveau de la durée de vie, comptez quelques heures pour débloquer les musiques ; C’est après que cela dépendra de vous, ne serait-ce que pour obtenir un King Crazy sur chaque morceau, finir le mode commu à 100%, et vous décider sur la tenue à mettre à votre personnage.

Il y a toujours des leaderboards avec les scores des joueurs, mais surtout une pléthore de DLC, proposant des bonus de précommande, des tenues tirées des jeux Megami Tensei, de Persona, de SEGA et de Yakuza, et bien d’autres. D’ailleurs, certains pestent sur le fait que les deux jeux soient séparés, mais cela ne m’a pas tellement gêné.

 

Welcome to the Groovy Room

 

Si Persona 4 Dancing était un bon jeu et qu’il vous a plu, et que la trilogie dorénavant designée par Shigenori Soejima depuis 12 ans est une de vos favorites, alors n’attendez pas plus. Persona 3 / Persona 5 Dancing sont deux bons jeux complémentaires qui atteignent le même niveau de finition sur Vita comme sur PS4, et restent de bons jeux de rythme ni trop ardus, ni trop faciles. Et si la sortie européenne est une attente trop longue pour vous, sautez sur les versions japonaises. Outre le mode commu dont les textes en japonais seront à réserver à ceux sachant le lire, le jeu reste super jouable et on retrouve vite ses habitudes de Persona 4 : Dancing all Night.

 

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