Test – DiRT 4

 

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Après un Dirt Rally très bien réalisé dont la critique est déjà disponible ici, Codemasters rempile pour un nouvel épisode numéroté, symbolisant le retour d’une jouabilité Arcade / Simulation avec quelques modes annexes au rally. Retour réussi ?

 

I’m a Dirtfish

 

Trêve de scénario, attaquons le coeur du sujet : Dès le début, DiRT 4 propose deux jouabilités : Une jouabilité simulation proche de DiRT Rally, et une jouabilité « gamer » un peu plus accessible et souple sans toutefois prendre la main. Ce très bon compromis est d’entrée de jeu un excellent argument en faveur du jeu, qui est très personnalisable sur sa maniabilité, mais aussi sur sa difficulté : Beaucoup d’options sont réglables (Freinage antiblocage, correction de traction et de direction…) et le jeu permet d’obtenir une difficulté satisfaisante, avec quelques petites nouveautés, dont de nouvelles pénalités si l’on s’arrête pas auprès du commissaire de course après la spéciale, les minutes supplémentaires utilisées pour les réparations, ou si l’on utilise une roue de secours en pleine course (si l’on a choisi d’en équiper dans le coffre du véhicule au préalable)

Pour le reste, DiRT 4 se base sur DiRT Rally en reprenant des spéciales plus ou moins longues, ainsi que le retour du Rally Cross. Le Pikes Peak passe à la trappe au profit d’un rallye historique qui permet de différencier le rallye (Voitures récentes de Rallye par catégorie) et les historiques (De 1960 à 2000, et par catégorie.) Le choix est très vaste avec même de petits ajouts forts sympathiques, mais c’est surtout le Landrush qui fait son retour, avec des courses de pick-up, Buggy, et Crosskart sur terre. Et c’est bien plus nerveux qu’avant, alors imaginez en mode simulation.

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Autre nouveauté : Un mode carrière avec une gestion d’écurie, où l’on recrute le personnel, où l’on investit dans des véhicules neufs (ou d’occasion) ainsi que dans des infrastructures aidant à notre réputation, tout en pouvant définir la charte graphique de notre écurie, et gérer les relations avec les sponsors.

Notons également un éditeur de spéciale assez sommaire qui se retrouve dans le mode course simple : Définissez la longueur, la complexité et les conditions météo, et le tour est joué. Avec un choix bien plus vaste et de la météo évolutive en pleine spéciale, DiRT 4 est très abouti sur ce point, malgré le peu d’environnements disponibles pour le rallye (5 environnements, mais DiRT Rally n’était pas très prolixe non plus)

 

Mudshot

 

Visuellement et musicalement, le jeu est très bien fichu. En plus d’être très bien optimisé sur PC, un vrai travail a été accompli sur les sons, et le moteur visuel est bien plus coloré et agréable à l’oeil que DiRT Rally, parfois un peu terne. Les musiques employées pour l’interface sont aussi très sympas, sans tourner complètement à l’ambiant ni à la playlist d’un évènement Monster Energy. Toutefois, l’ergonomie des menus est pas toujours réussie.

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Pour la durée de vie, comptez facilement plus de 30 heures de jeu pour finir les quatre modes carrière dans leur totalité (Rally / Landrush / Rally Cross / Historic Rally), auxquels s’ajoutent les défis Joyride qui se déroulent sur une map ouverte. Le jeu est très complet, et comprend également un mode multijoueur avec des défis quotidiens et hebdomadaires, en plus de modes multijoueur pour des courses non asynchrones. Pas de DLC est à mentionner pour le moment, et c’est tant mieux.

 

If you’re still in doubt, always flat out

 

Je conçois que le test est assez court et concis, mais j’ai déjà testé DiRT 3 et DiRT Rally ici ; On peut résumer DiRT 4 au meilleur de ces deux jeux réunis sous le moteur de DiRT Rally avec un niveau d’accessibilité, de personnalisation, et plein de petits détails qui renforcent l’immersion en course. Bénéficiant de toutes les avancées de la formule DiRT et en constituant un choix de qualité pour quiconque n’a pas déjà écumé et défoncé des voitures de rallye par dizaines sur DiRT Rally, DiRT 4 est actuellement ce qui se fait de mieux en course tout terrain pour le moment. Et c’est pas sûr que Project CARS 2 puisse rivaliser avec autant de talent.