Histoire de JDR – Wolfenstein Savage Worlds – Chapitre 1 : Berlin, 1942

Messieurs,

Vos états de service ont été retenus pour une mission au profit de notre Reich ;

L’Haupsturmführer Hans Grosse souhaite vous offrir une mutation pour une expédition de recherche scientifique en Allemagne intérieure, ouvrant alors des perspectives d’avancement au sein de notre Nation ;

Nous souhaitons effectivement vous voir en ces lieux, à l’heure que nous indiquons, pour vous rencontrer, Hans Grosse et moi même,

Cathédrale de Berlin (Berlinder Dom),

21h

28 Mars 1942

Cette réunion sera surveillée en extérieur par notre service d’ordre ; nul besoin de craindre pour votre sécurité.

Gloire au Führer et à notre nation,

Valkenhayn von Nornstern,

Lieutenant et Officier de Liaison S.S

 

 

Tels étaient les mots pour accueillir Ulrich, Tobias, et Wang en cette soirée de Mars 1942, en plein Berlin. La nuit était tombée, et les abords de la Cathédrale déserts. L’esplanade réservée au stationnement des véhicules n’était peuplée que de trois véhicules noirs de même marque, avec trois hommes dans chaque voiture. A l’entrée de la Cathédrale, un homme, lunettes noires et cigarette en bouche, semblait attendre quelque chose.

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Tobias est le premier à arriver, avec un chauffeur qui vient le déposer. S’avançant sans méfiance jusqu’à l’entrée, il adresse ses salutations au garde et présente sa lettre pour entrer.

Quelques minutes après, Ulrich se gare avec son véhicule, et effectue la même chose que Tobias. Il remarque toutefois que les gardes dans la voiture sont armés ; Sécurité ? Espions ? Ulrich n’y prête pas attention, et entre dans le bâtiment.

Peu après, un homme arrive légèrement alcoolisé. Wang approche du garde, et manque d’insulter le garde suite à son allemand très approximatif et son anglais très fleuri. Il tend sa lettre de recommandation pour éviter que les choses s’enveniment, et entre dans la cathédrale.

 

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Une fois à l’intérieur de la cathédrale, les trois hommes se rencontrent, et se présentent. Tobias et Ulrich font vite connaissance, alors que Wang reste assez en retrait, en se demandant s’il voit double ou s’il va régurgiter son saké.

Mais le calme régnant à l’intérieur de la cathédrale prend peu à peu fin : Les personnages entendent une voiture se garer, et peu après deux hommes rentrent, l’un plutôt grand et costaud, le second un peu plus petit et de conception plus frêle, avec une canne.

 

Ces deux hommes se dirigent vers l’autel central, et font mine aux personnages de les rejoindre. Une fois ceci fait (et non pas sans hésitation), le costaud passe son doigt dans le trou présent dans le crucifix de l’autel, et fait descendre la plateforme circulaire qui se cachait sous leurs pieds. La descente prend 2 minutes, sous la stupeur de nos personnages.

 

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La plate forme s’arrête dans l’entrée d’un souterrain creusé à même la roche, donnant sur un wagon de monorail. Une fois tous à l’intérieur, les personnages font connaissance avec les deux inconnus : Le Costaud n’est autre qu’Hans Grosse, haut dignitaire Nazi et homme de terrain, et son assistant est Nornstern, un officier et éminent tacticien. Tous deux leurs présentent leurs excuses pour ce mutisme, et leur annoncent la couleur : Ils vont assister à une réunion de la société du Vril, une société secrète du IIIè Reich. Bien sûr, ils sont également introduits à plusieurs règles qui ont cours dans cette organisation :

 

  • Ne jamais divulguer les ordres à plus petit échelon que soi
  • Ne jamais trahir la société du Vril
  • En cas de danger, ne jamais laisser la mission ou des données au main de l’ennemi.

 

Nos héros demandent alors des approfondissements, qui sont on ne peut plus clairs : JAMAIS la résistance ne doit apprendre, et la destruction de bâtiments, de personnes, et même le suicide peuvent constituer une solution pour préserver la Société du Vril. Auquel cas, leurs états de service militaires seront simplement supprimés, conspués, ainsi que leurs proches.

 

Wang, devant toute cette autorité qu’il n’a connu qu’en échange d’argent et de saké, leur demande pourquoi il devrait accepter. Mais Grosse et Nornstern se révèlent plus convaincants que le mercenaire qui se ravise aussitôt, et Ulrich remarque que la canne de Nornstern est bien plus élaborée qu’un simple outil pour se déplacer.

 

 

 

Le monorail arrive à destination après 10 bonnes minutes, et donne sur un bunker avec trois portes, la porte du centre étant gardée par deux soldats qui l’ouvrent à leur arrivée. De l’autre côté se trouve une salle de réunion gigantesque, de forme circulaire, avec Himmler (Haut fonctionnaire du Reich et proche du Führer) et Strasse (Scientifique et Docteur, souvent comparé à Frankenstein suite aux expérimentations qu’il fait vivre sur les prisonniers politiques et dont Tobias à entendu des échos) déjà présents.

 

 

Passé les présentations, la mission se dévoile : Nos héros doivent intervenir à Isenstadt, petite ville en milieu rural à environ 3 h de train de Berlin. Un homme à été capturé le mois dernier, nommé Auguste Derleth. Ce dernier était un archéologue explorant le monde, et il était témoin d’étranges visions, et notamment d’une créature qu’il a dessiné sur un cahier qui hantait ses rêves. Elle semblait « lui parler, s’éveiller », et que Isenstadt était peut-être la réponse à tout ça.

 

Ils sont donc sommés d’enquêter au plus vite sur place, de préférence de manière discrète et subtile, sur ces évènements. Malgré les demandes de Tobias sur une potentielle escorte et des renforts, ils sont enjoints à préférer la discrétion, même si une base d’opérations est disponible sur place. Dans moins de 72h, ils auront rendez vous à la gare de Berlin pour voyager dans le train.

 

 

Une fois la réunion finie, Nornstern invite nos personnages à l’armurerie, pour se fournir en équipement.

Ulrich et Tobias obtiennent chacun un Pistolet Luger et une MP40 avec 2 chargeurs, pendant que Wang les attend, pas intéressé par les armes allemandes. Ulrich essaie de négocier un fusil de précision, mais Nornstern doute de sa capacité à manier une telle arme, et refuse de lui octroyer.

 

 

Les personnages rentrent chez eux de la même manière qu’ils sont arrivés, et ont donc moins de trois jours pour se préparer à une mission dont ils ignorent encore l’importance.

 

Tobias, qui s’est renseigné auprès de Nornstern, réussit à négocier avec un commissariat pour s’exercer à ses pouvoirs dans une salle d’isolement. Tobias espère donc parfaire ses pouvoirs durant la mission. Il prend également du matériel d’interrogatoire, juste « au cas où ».

 

Ulrich en profite pour entretenir ses armes, et préparer un petit kit de réparation avec le strict nécessaire. Il laisse chez lui son couteau suisse par peur de le perdre, et appréhende cette mission où il risque peut-être de faire des découvertes intéressantes.

 

Wang, lui, profite de ces heures dans une ville qu’il ne connaît point pour s’adonner à toutes sortes de frasques : Il récupère les chiffons qu’il peut dans son hôtel, achète deux bouteilles d’alcool, et va vérifier si ses réflexes sont toujours bons. Un soir, dans une ruelle où un policier effectue une patrouille, il se prépare à transpercer celui-ci de son sabre.

Mais la discrétion n’étant pas au rendez-vous, le policier s’interroge sur cet étranger armé et commence à tendre son arme. Wang, dans un réflexe de survie, sort son arme et tire. La balle vient se loger dans l’entrejambe du policier, qui hurle de douleur et se vide de son sang. Devant cet échec cuisant, Wang s’enfuit.

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« On ne tire pas dans la bite, Butters ! »

 

 

La suite au prochain épisode !

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