Jeux de Cartes – Magic The Gathering

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Si je vous parle de jeux de cartes à collectionner et échanger, vous me répondrez sûrement Yu-Gi-Oh !. Ou encore, récemment, le jeu de cartes Dragon Ball. Ou même le JCC Pokémon ; Et plus les plus numériques d’entre vous, Hearthstone, tiré de l’univers de Warcraft. Mais depuis déjà 25 ans, il existe un pionnier des jeux de cartes à collectionner, échanger, qui comprend bon nombre d’extensions, de synergies, et de fun : Magic the Gathering.

Crée par Richard Garfield en avril 1993 avec sa société Wizards of the Coast, Magic est un jeu de cartes se jouant à deux joueurs minimum, avec un paquet (deck) de 60 cartes et 20 points de vie par joueur. Il y a trois grands « types » de cartes :

Les Terrains, qui produisent de la « mana » nécessaire pour payer le coût des cartes ;

Les Créatures, des cartes que l’on joue contre leur coût de mana pour attaquer / se défendre de notre adversaire ;

Les « Sorts », se regroupant en plusieurs sortes (rituel / enchantement / ephémère) servant à nous aider ou a nuire à l’adversaire.

Le jeu se répartit en cinq couleurs de cartes : Bleu, Rouge, Vert, Noir, Blanc. Des cartes peuvent avoir deux couleurs ou plus (le coût en terrain suit), ou aucune couleur : dans ce cas, n’importe quelle couleur de terrain peut être utilisée.

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Pour gagner une partie de Magic, le but est simple : Réduire les points de vie de l’adversaire à zéro. Mais il est également possible de gagner si l’adversaire ne peut plus piocher de cartes car son deck est épuisé. Et pour cela, pleins de stratégies existent.

Qu’il s’agisse des decks agressifs, des decks basés sur le contrôle de la partie (contresorts, etc.), de decks « meule » (faire en sorte que l’adversaire perde plus rapidement les cartes de son deck), ou en utilisant des synergies entre cartes visant à faire proliférer ou renforcer les créatures…

C’est un jeu que j’ai commencé sérieusement il y a un peu plus de 10 ans. Toutes les extensions ont rajouté / rappelé des mécaniques ainsi que l’introduction (ou le retour) de certaines créatures. Parlons par exemple des slivoïdes qui s’ajoutent entre eux des effets, des saprobiontes qui prolifèrent au fil de la partie, les vampires qui nous soignent à chaque coup porté…

Certaines extensions sont plus intéressantes que d’autres, certaines cartes peuvent se révéler plus intéressantes / dépassés quelques extensions plus tard…Magic est clairement un jeu en constante évolution, tout comme les formats compétitifs présents. Ce qui peut, parfois, déstabiliser un joueur faisant une pause pendant un temps (ce fut mon cas) qui souhaite revenir à jour.

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Mais la vraie force de Magic, outre la diversité des extensions et des types de decks à créer, c’est sa communauté, aussi fun que compétitive. Plusieurs formats existent comme le Standard, le Moderne, le Legacy (qui sont des formats restreints à telles ou telles extensions selon leur ancienneté), et plusieurs types de partie existent : le Commandeur, avec un paquet de 100 cartes toutes uniques et un personnage « héros » pouvant arriver quand on le désire, le Brawl qui est le même format à 60 cartes, le Draft qui suppose de créer un deck aléatoire avec d’autres joueurs à partir de boosters de cartes neufs…Et je ne parle pas encore des nombreuses variantes de règles pour jouer à 3, 4, 5 joueurs ou plus.

Et dans toutes ces cartes, certaines ont été bannies pour leur puissance et leur place prépondérante dans des combos pouvant tuer en un tour ou en début de partie, et d’autres ont acquises une valeur impressionnante (ou démesurée comme le Lotus Noir qui vaut plus de 6000 €), qu’elles soient rares ou pas. La valeur fluctue comme en bourse, souvent par la rareté, mais également selon l’utilisation en compétitif. Il n’est pas rare d’avoir des cartes non-communes qui côtent parfois plus que des cartes Rares.

Bref, Magic est un jeu intéressant, où il est tout à fait possible de trouver son compte, à la fois pour des jeux fun, ou des parties compétitives. Il y aura possiblement un peu d’élitisme, des grosbills qui ne cherchent que la victoire ou des golden boys qui jouent à Magic juste pour vendre et s’enrichir, mais il est très plaisant d’inventer une stratégie en faisant son propre deck building, en échangeant avec d’autres joueurs. Par exemple, je joue un deck basé sur une poupée vaudou (Poupée de Son).

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Les extensions, qui sortent assez régulièrement, sont suivies par des extensions de réeditions spéciales (en anglais hélas), et des decks préconstruits (et même des duel decks en anglais aussi) pour des parties à 60 cartes ou en commandeur. De plus, l’offre de prix est très généreuse : pour 15€, un deck préconstruit de 60 cartes avec deux boosters inclus de 15 cartes (vendues 3,80€ l’unité séparément en temps normal) permet de bien débuter dans le jeu.

Je pourrais également parler des illustrations, des influences qu’on retrouve : du Moebius pour le bloc d’extensions Mirrodin / Phyrexia, l’imaginaire légendaire et guerrier japonais pour le bloc Kamigawa, l’exploration espagnole et la culture aztèque pour Ixalan….Mais Magic est un jeu addictif, très honnête dans sa gamme de prix pour débuter, et même si toutes les possibilités de jeu peuvent sembler encyclopédiques au début, les mécanismes s’apprennent très vite, et c’est un véritable plaisir entre amis. 25 ans d’extensions, de cartes, de stratégies folles…et de joueurs fidèles.

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