Plaisir Coupable – 10Tons Ltd. Gaming Universe

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Bonjour et bonsoir pour un nouveau plaisir coupable qui est en gestation depuis longtemps. En fait, il y a trois jeux dont je voulais faire la review, mais ils sont tous nés du même studio de développement et m’ont semblé plus intéressants à traiter ensemble. Bien entendu, cela n’est pas une opération sponsorisée et j’ai ces trois jeux sur ma console (et j’ai même eu la première version de l’un d’eux en shareware sur mon premier PC), mais en ayant récemment fait une longue partie sur l’un d’entre eux, j’ai décidé d’évoquer le cas de 10Tons Ltd., et de trois jeux en particulier : Crimsonland, Neon Chrome, et JYDGE.

Parlons donc de 10Tons Ltd., petit studio indépendant finlandais crée en 2003, dont le premier jeu n’était autre que…Crimsonland. Sorte de jeu d’action / tir en vue du dessus en arène où l’on devait repousser des hordes de monstres dans une arène fermée, il fut l’un de mes premiers jeux du genre qui me familiarisa avec la dualité clavier / souris, sur mon premier PC. Le jeu était plutôt arcade et fun, et les armes avaient un excellent feeling. L’interface était ergonomique et très pratique pour le joueur, sans gêner le bordel à l’écran. Et bon sang, c’était jouissif de tuer tous ces monstres.

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Ce jeu s’est vu gratifié d’un remake près d’une décennie plus tard, qui garde le feeling d’antan mais qui, cette fois, est crée par un studio qui possède plus de staff et de jeux à son actif (généralement mobiles ou assez modestes). Je reviendrai sur le cas de Crimsonland plus tard, pour venir au duo Neon Chrome – JYDGE.

L’un est un rogue-like cyberpunk, l’autre un jeu à missions où l’on joue un flic entièrement customisable ; Les deux jeux partagent la même jouabilité (Jeu de tir en vue du dessus façon Hotline Miami), le même univers,  presque la même interface, les sons, ainsi que de nombreux modèles et décors, et ce jusqu’au mapping des boutons, pratiquement similaire. Ce qui peut sembler cohérent étant donné que les deux jeux sont dans le même univers.

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Mais là où Neon Chrome peut vite devenir frénétique dans l’amélioration de son personnage selon les bonus trouvés sur une session,  JYDGE privilégie l’approche avec un personnage moins résistant qui fera appel à la ruse et à la précision ou pas du joueur. Et si ces deux jeux sont assez complémentaires par leur univers partagé et leur design global (ça reste néanmoins du cyberpunk basique avec quelques références), l’aspect kitsch crée par la récupération d’assets rend le tout attachant.

En fait, en jouant à Neon Chrome puis JYDGE, je me suis demandé si, vraiment, je pouvais reprocher à un petit studio indépendant de ne pas chercher à créer de nouvelles choses si c’est pour faire un univers « partagé »…qui n’est partagé que dans sa récupération de ressources visuelles et sonores. Eh bien, pas vraiment. Ne serait-ce que par le plaisir en jouant.

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Au final, qu’importe qu’il y ait de la récupération d’assets dans un jeu indépendant ? Si cela leur permet de créer un univers cohérent et qui tient la route sans que l’astuce soit une véritable gêne, a quoi bon s’inquiéter ? Ce trio de jeux est fun, rapide à prendre en main et fait le travail, en solo comme en co-op. Et encore, je parle d’un trio, mais je n’ai pas parlé de Tesla Vs. Lovecraft qui semble reprendre la formule Crimsonland mais en stylisée pour coller à une lutte improbable entre l’inventeur de génie et l’écrivain cauchemardesque. Au final, qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse.

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