Evenements – Japan Expo édition 2017

Bonjour et bienvenue pour un nouvel article évènements, qui sera consacré cette fois-ci à un événement qu’honnêtement, de mon plein gré, je n’aurais pas fait seul. A vrai dire, c’est en compagnie d’un ami très proche que je me suis rendu à la grand messe de la pop-culture nippone en France, la Japan Expo, qui s’est tenue cette année au Parc des Expositions à Villepinte, du Jeudi 6 au Dimanche 9 Juillet 2017.

La Japan Expo comprend donc sur 4 jours un espace gigantesque dédié au Japon, avec des stands, animations, dédicaces, conférences d’invités prestigieux. Et pour ma première Japan Expo, je vais donc vous faire un retour de ce que j’ai apprécié, détesté, ainsi que quelques conseils.

Première chose à dire une fois qu’on arrive : C’est grand, bordel. Quand on est pas habitué aux conventions et qu’on n’est pas friand en général de gigantesques évènements blindés de cosplayers et de toutes les variations odorantes humaines, ça fout un choc. Ne serait-ce que dès qu’on prend le RER et qu’à partir de Gare du Nord, les passagers lambda laissent place à un musée de la pop-culture vivant. Comme un Musée Grévin, mais animé avec moins de qualité.

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Une fois arrivé à la station (dont l’image ci dessus est la fréquentation du Jeudi), c’est un autre sport qui commence : La longue marche jusqu’à la sécurité, puis jusqu’aux entrée, très bien organisée avec un code couleur selon le ticket (Pass 1 Jour, Pass 4 Jours, Ticket Premium appelés « Zen » avec des avantages)…D’ailleurs, la tarification des Pass 1 Jour varie selon le jour (Samedi, c’était 25 € sur place) et les Tickets Zen, en plus d’être très onéreux et limités, ont des avantages que je trouve parfois ridicules.

Toutefois, je tiens à souligner une organisation très bien faite (même si l’on a pas son billet), je n’ai eu aucun souci pour me retrouver et tout est bien pensé. Stands réguliers de plans, toilettes, restauration, tout est plutôt bien fichu (encore heureux). Bien sûr, je n’ai pas mangé aux snacks sur place, mais j’y reviendrai plus tard.

Une fois entré, vous êtes parti pour vous taper non seulement une migraine carabinée avec les stands musicaux (et les free hugs si vous êtes masochiste / fétichiste de la mononucléose), les stands d’éditeurs avec les animateurs qui hurlent dans le micro (et la foule suit…) : J’aimerais d’ailleurs témoigner mon plus haut respect au stand GUNPLA qui à du se farcir 4 jours le stand Bandai sur Dragon Ball juste derrière qui se faisait entendre sur toute l’allée centrale réunissant les deux halls d’exposition. Acoufènes garantis.

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Le stand officiel GUNPLA avait un sacré stock et une hôtesse super sympa !

Directement à l’entrée, outre le stand d’onigiri, on dispose des stands d’artistes indépendants qui font (presque) tous les mêmes types de contenu, des inscriptions aux dédicaces (j’y reviendrai aussi), et puis le gros de la Japan Expo : Des goodies en veux-tu en voilà. Figurines, bouquins, vêtements, répliques d’armes et j’en passe, il y en a pour tous les goûts et si l’on ne sait plus où donner de la tête, je dois admettre avoir trouvé des choses plutôt inattendues.

Il y a également un planning chargé de conférences, et même si je n’étais pas à la Scène Yuzu Vendredi pour Kodaka (Designer sur la série DanganRonpa), j’ai pu assister à une conférence, malheureusement perturbée par le bruit environnant aux alentours de la salle Animé 100, et écourtée en questions car la conférence sur Yuri On Ice à subi le décalage de la conférence précédente. Mais écouter les créatifs en charge de Ghost in the Shell : Stand Alone Complex était très intéressant, ce qui n’était pas le cas des questions du public (Leurs persos préférés ? SERIEUX ?)…

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Conférence Ghost In The Shell : Stand Alone Complex, en compagnie de Kenji Kamiyama.

 

 

 

Mais fort heureusement, c’est une connaissance qui animait la conférence (coucou Phil’) et j’ai appris grâce au off que Masamune Shirow, en plus de conspuer Stand Alone Complex via un avis publié dans un bouquin, se présente toujours avec un assistant : A la première rencontre entre lui et les créateurs de Stand Alone Complex, la discussion à commencé sans présentations, et qu’il était impossible de distinguer qui des deux hommes était l’interprète ou Shirow.

Après, il y avait des stands dédiés au cosplay, au jeu vidéo indépendant où j’ai pu tester le prometteur Hyperrun, (que j’ai réussi à faire bugger, mais qui est très exigeant), mais également Mario + Rabbids Kingdom Battle. Le système de combat est très bien fait, et même si j’ai pas saisi comment changer les cibles pour un tir, le jeu se base sur un XCOM cartoonesque, minimaliste et simplifié pour les enfants, mais qui possède une philosophie moins « tranchée » que la série de massacre d’aliens. Le mouvement est encouragé, avec de nombreuses capacités permettant de se déplacer sur la carte et contourner l’ennemi (propulsion par un allié, tuyaux…), assurant donc une véritable variété de situation. Démo oblige, j’ignore s’il sera possible de dézoomer pour avoir l’aperçu de toute la map, car j’ai pas pu évaluer tous les risques lors des combats effectués.

J’ai aussi testé brièvement Mario and Luigi Superstar Saga sur 3DS. Fini 3 fois sur GBA à l’époque, je recommande d’avance, et le mode « Sbires de Bowser » me tente pas. J’aurais préféré un scénario sur Bowser qui prend -assez- cher durant l’histoire.

Enfin, j’ai pu visiter des stands faisant des animations tel que celui de l’AEUG (Association pour l’Essor de l’Univers Gundam) qui proposait du Gundam Versus PS4 et Gundam Extreme Vs. Full Boost sur PS3, et celui d’Anigetter, où j’ai pu assembler une vieille maquette de Gundam Red Astray sur le stand d’initiation. Anigetter disposait aussi d’une collection assez folle de GUNPLA customisés et d’autres maquettes d’autres licences.

Outre une rencontre avec Sorina-Chan (graphiste sur Aventures pour le Joueur du Grenier), j’ai également consulté le stand Cerevo placé aux côtés de celui sur Ghost In The Shell, qui ramenait sur place deux produits : Le Dominator (Pistolet de Psycho-Pass) entièrement automatique et connecté par application (et en main, c’est grisant), mais surtout le Tachikoma échelle 1/8 de GitS : Stand Alone Complex. Entièrement téléguidé avec caméras par tablette et connecté, il parle en japonais et répond aux questions posées en anglais et japonais avec les voix de la série. Détail qui tue, les Tachikoma sont reliés entre eux et apprennent des autres Tachikoma via des données connectées en ligne. Sacré petit robot.

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Le stand GITS : SAC – Cerevo était simple mais efficace avec un casque VR et un film 3D (pas testé) et ce Tachikoma échelle 1:1, mais je vous conseille de chercher le Tachikoma 1:8 de Cerevo, ainsi que leur réplique du Dominator de Psycho Pass 😉

Toutefois, la Japan Expo, c’est pas toujours tout rose. Se faufiler entre les cosplayers, supporter le bruit et les odeurs de bouffe des stands d’onigiri, déceler si le produit vendu est authentique (des contrôles sont faits sur ça en amont mais on ne sait jamais), la chaleur étouffante sur place, et parfois même les hôtesses de stand qui quand tu leur poses une question te fixent avec un gros sourire sans dire un mot pendant 10 secondes (coucou le stand UbiCollectibles et MalaiseTV)

Il y a aussi les dédicaces, qui sont soit en mode « premier arrivé premier servi » soit en mode tirage au sort. Et bien sûr, le support de dédicace n’est pas libre, il est imposé aux personnes, à savoir un carton avec une illustration en rapport avec la personne invitée. Dommage.

Je parlerai pas aussi des stands qui n’avaient RIEN a voir avec l’aspect « Japan », comme en témoigne tous les stands avec des Funko de séries, jeux et autres licences occidentales, même du comics. Ca fait un peu pot pourri de la pop-culture, ce qui est dommage.

Du coup, voici quelques conseils qui pourront vous être utiles, si jamais vous voulez participer aux prochaines éditions !

  • Prenez une bouteille d’eau de 50cl et un sandwich par personne. Ca vous évitera la queue pour des menus parfois chers qui ont fait réagir les réseaux sociaux.

 

  • Prévoyez de l’argent en liquide. Les stands d’indépendants ne prennent généralement pas la carte bleue et possèdent parfois des trucs super intéressants, et les distributeurs d’argent sont souvent synonymes d’une attente allant jusqu’à une heure pour un retrait. D’ailleurs, prévoyez un jour dédié à vos achats si prévu, et un autre pour les conférences si possible et intéressé.

 

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Tsundereko Doujin Circle. Certainement un des plus beaux stands d’artistes indé de la JE, qui faisait des hommages à Vanillaware.
  • Si le RER est le moyen souvent utilisé pour s’y rendre, à 18h c’est l’horreur tellement c’est blindé. Prenez vos tickets A/R en avance, et si c’est trop peuplé, prenez le RER B dans l’autre sens direction Charles de Gaulle, pour ensuite reprendre le RER dans l’autre sens. Ca n’annulera pas la foule, mais ça vous donnera déjà une place assise.

 

  • PRENEZ VOS TICKETS A L’AVANCE SUR LE SITE, ET PREVOYEZ VOS JOURNEES. A moins que vous voulez attendre environ 45 minutes pour prendre une place directement au guichet.

 

  • Vous voulez acheter ? Faites vous une liste, et comparez les prix, car des écarts de prix à la hausse sont très possibles. Egalement, sachez déceler les contrefaçons, même si j’en ai pas vu cette année (en même temps je m’intéresse pas aux peluches..)

 

En tout cas, c’est un évènement que je peux recommander à faire une fois, mais pas les 4 jours, et peut-être pas toutes les années, à moins que les conventions soient votre truc. Le tarif est assez excessif au final, c’est pourquoi un ou deux jours (Jeudi – Vendredi – Dimanches sont les jours que je recommande niveau fréquentation) seront amplement suffisants.

J’espère vous avoir donné envie d’y jeter un oeil l’an prochain ; D’ici là, je vais profiter de mes achats d’artbooks et de jeux faits sur place, et je vous retrouverai dans un autre article !

 

 

 

 

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