Test – Enter the Gungeon

Outre Nuclear Throne et de The Binding of Isaac, les rogue-like qui adoptent une jouabilité de twin stick shooter sont assez présents sur la scène indé, mais peu arrivent à émerger. Celui dont on va parler aujourd’hui commence à avoir quelques années, et de nombreuses heures de rage mémorables. Il est temps de s’y pencher, car ce dernier s’est vraiment bien étoffé, et s’impose comme une valeur sûre de ce genre. Propulsé par Devolver, crée par Dodge Roll, avec des relents de poudre à canon dans son sillage, qu’en est il d’Enter The Gungeon ?

DAKKA DAKKA DAKKA, GLOIRE A LA NRA

Il existe un lieu attirant toutes les convoitises. Un lieu attirant tous les chasseurs de trésors et autres individus attirés par l’appât du gain. Situé sur Gunymède, et nommé le Gungeon, ce donjon est une ode aux armes à feu, et renfermerait en son sein une arme permettant de tuer le passé.

Dans le hall central du donjon, vous aurez le choix entre plusieurs persos ayant quelques différences, qu’il s’agisse de leur arme de départ ou encore de capacités propres : le chasseur possède un chien qui va ramasser des trésors pour vous, par exemple. Une fois votre personnage choisi, vous pourrez visiter les quelques lieux annexes a débloquer, ou bien commencer une nouvelle exploration de ce donjon.

Equipé d’une arme, d’une roulade, de quelques points de vie et de ballablanc (qui permettent de supprimer instantanément les projectiles à l’écran), vous devrez venir a bout des nombreux ennemis (et boss) du Gungeon, qui ont tous pour particularité de vous attaquer majoritairement à distance et d’avoir une apparence (et un language) faisant la part belle à la ballistique, aux explosifs, aux pétards, aux flingues….bref : Tout tourne autour des armes.

Sur cinq strates (et d’autres à débloquer en ayant fini une première run à l’issue de ces cinq niveaux), c’est autant d’ennemis aussi adorables que des balles souriantes qui font pew-pew, des grenades kamikazes, des sorciers envoyant des boulettes en forme de lettres qui vous donneront du fil à retordre. Heureusement, il existe beaucoup d’armes à trouver dans les salles ou dans des coffres, allant d’un simple AK-47 à un lance-lettres, un fusil à pompe feu et glace, un fusil arc en ciel, un canon de galion, et j’en passe. Avec, bien évidemment, les petits jeux de mots qui vont bien avec.

Enter The Gungeon est assez dur à assimiler au début, quand on est par exemple habitué à d’autres jeux comme ceux mentionnés en introduction. Gungeon fait la part belle aux esquives, utiliser son décor pour se mettre à couvert (on peut retourner des tables en guise de couvert temporaire) et également à l’observation des tirs ennemis dans des salles parfois gigantesques et piégées. Car l’écran peut parfois prendre des airs de danmaku avec plein de projectiles, même dans le premier étage du jeu. Il faut donc être vigilant, car les coeurs de vie / points d’armure / ballablanc ne se récupèrent pas régulièrement.

Pour nous aider, on aura une boutique qui permet d’acheter quelques équipements et qui est présente à chaque étage, des prisonniers à sauver qui ajouteront des nouvelles fonctions dans le hall central (débloquer de nouvelles armes, commencer directement à un certain étage, commencer avec 3 armes gratuites…). Et ce ne sera pas de trop dans tous ces niveaux générés aléatoirement à chaque partie, en sachant que des boss différents peuvent apparaître sur un niveau.

Visuellement, le jeu fait le pari d’un pixel art plutôt propre, et d’une direction artistique vraiment tournée vers tout ce qui touche aux armes à feu. Le délire est assumé jusqu’au bout et on ne s’en lasse jamais, tout en étant bien optimisé et tournant au poil, même sur Switch. Musicalement, les musiques sont plutôt sympathiques et sont signées Dose One, un artiste musical qui s’est illustré sur la bande son de Samurai Gunn mais également dans quelques featurings avec TTC (Oui, le groupe de rap de Teki Latex.)

Au niveau de la durée de vie, tout dépend des compétences de chaque joueur pour arriver jusqu’à l’arme qui tue le passé. A cela vont s’ajouter de nouveaux niveaux et du contenu post-end game ; Si une partie se finit en moins d’une heure, l’apprentissage du jeu prend bien plus de temps, et les développeurs ont eu la bonne idée d’augmenter le contenu du jeu.

En parlant d’ailleurs de contenu, Enter The Gungeon a connu plusieurs mises à jour gratuites venant ajouter beaucoup d’armes, ennemis, et équipements au jeu de base, en plus de quelques équilibrages et correctifs de stabilité. Le jeu est très riche, demande beaucoup de temps pour être dompté, et peut même être fait en coopération avec un personnage prévu à cet effet.

Ca tire pas à blanc

Enter The Gungeon est addictif, drôle, riche, et sera combler tous les amateurs de rogue-like à wiki en quête d’un rogue-like qui fait vraiment le focus sur les projectiles, les armes à feu, tout ce qui fait pan pan et tire des trucs plus ou moins crédibles. Et si le test arrive maintenant, c’est que j’ai passé un nombre d’heures conséquent pour arriver à en parler, même si j’ai pas encore percé tous ses secrets. Et qu’après avoir testé Neurovoider, Nuclear Throne, et celui-ci, un nouveau prétendant arrive et la comparaison s’imposera à ce nouveau challenger…

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