Test – Diablo III Eternal Collection

Même si Blizzard est l’un des studios de développement les plus appréciés du jeu vidéo et qu’il fédère une grande communauté autour de ses licences (Diablo / Overwatch / Warcraft / Starcraft), je ne suis pas un aficionado du studio et de leurs licences, notamment par leur côté souvent multijoueur et orienté compétitif qui ne m’attire guère. Toutefois, l’annonce de Diablo III sur Switch m’intéressait par sa promesse d’un jeu riche, d’une référence du hack and slash jouable en coopératif de manière fluide sur Switch. Pas d’erreur 37 ni de lanceur d’application Blizzard à se fader : Une cartouche, jusqu’a trois amis, et en avant pour sauver le monde d’une invasion démoniaque.

L’Enfer c’est les autres

Dans un monde nommé Sanctuaire, la petite bourgade de Tristam est secouée par la chute d’une étoile. Ce phénomène survient alors que des morts-vivants et autres créatures peu enviables surgissent un peu partout. Mais tous ces phénomènes sont annonciateurs du réveil d’anciens démons, qui cherchent à prendre le pouvoir et d’imposer leur joug sur Sanctuaire.

Notre héros, qui se révèlera être de la race des Nephalem (mi-ange mi-démon) constituera le dernier espoir de l’humanité. Accompagné de Tyrael, un ange ayant renoncé à sa divinité pour revenir mortel et sauver les humains, c’est sur vos épaules que repose l’issue de la guerre contre les enfers.

Oui, ces gens vont sauver le monde.

Avant toute chose, Diablo III propose trois modes de jeu. Un mode histoire (le scénario, en cinq actes*), un mode aventure qui ouvre librement les zones de jeu pour massacrer à tour de bras contre de l’or et des trésors, et les failles. Ces dernières sont des donjons-défi qui donnent des récompenses parfois uniques. A cela s’ajoute plusieurs modes de difficulté, répartis sur cinq paliers avant d’attaquer le tourment en terme d’ultime défi, réparti lui aussi en un peu plus de cinq niveaux. Bien évidemment, les trésors et l’expérience suivent.

On crée ensuite notre personnage, qui propose sept classes* assez différentes mais répondant à des archétypes. Que l’on soit corps-à-corps (Barbare, Moine, Croisé), combat à distance (Sorcier, Chasseur de Démons) ou dans l’invocation (Féticheur, Nécromancien*), il existera au moins une classe pour vous. Même si l’on peut changer que le sexe du personnage, l’apparence sera customisable avec l’équipement actif. Le personnage pourra également être crée avec ou sans mort permanente, en mode saisonnier ou non. Le mode saisonnier restreint le personnage à des évènements limités en temps, avec des récompenses qui le sont ainsi.

Certains boss ont quand même de la gueule.

Pour la jouabilité, un stick dirige le personnage, un autre permet d’effectuer des roulades d’esquive, et six touches seront affectées aux compétences. Celles-ci se débloquent au fil des niveaux et sont triées par catégories propres au personnage (Offensif, Soutien par exemple). Elles possèdent également jusqu’a cinq variantes (runes) chacune : S’il est possible d’équiper (ou non) une rune à la fois sur une compétence, les variantes proposées sont assez diversifiées pour créer deux personnages aux logiques différentes même si la classe est similaire.

A cela s’ajoute jusqu’à 4 aptitudes passives déblocables avec les niveaux et qui ajouteront des bonus permanents ne nécessitant aucune touche. Par exemple, un croisé pourra équiper une arme à deux mains tout en ayant un bouclier contre un malus de dégâts. Et quitte à enfoncer le clou, les personnages ont jusqu’a douze emplacements d’équipement : Plastron, arme gauche et droite, chaussures, épaulières…qui pourront parfois recevoir des gemmes magiques permettant d’améliorer les statistiques d’une pièce d’équipement. Qui sont évidemment réparties selon plusieurs niveaux de rareté et des restrictions de niveau.

Mais ce n’est qu’au fil des quêtes, des donjons explorés, des boss éliminés que vous arriverez à effectuer le personnage de vos rêves. Et Diablo III affirme encore qu’il est une référence dans ce milieu avec la richesse de son contenu, la facilité de prise en main, et le plaisir de cette quête de l’optimisation face à des hordes d’ennemis bien équilibrées, qui pousseront le joueur à augmenter la difficulté du jeu et de trouver la meilleure combinaison d’équipement.

Le jeu ne ralentit jamais. Quelque soit la horde d’ennemis en face, et le nombre de joueurs.

En tout cas, visuellement, Diablo III tient plutôt bien la route, et surtout : Il ne rame pas. Que ce soit en portable ou mis dans le dock, seul où à plusieurs, face à un démon géant ou trente ennemis, le jeu ne ralentit jamais. Et même s’il date de 2012, le rendu est encore très agréable, et c’est très appréciable d’avoir un tel jeu sur Nintendo Switch. Sur la partie sonore, les musiques d’ambiance sont très agréables, et les cinématiques ont subi une légère compression sans nuire à leur qualité.

Sur la durée de vie, il m’a fallu 25 heures pour atteindre la fin de l’Acte IV du jeu. Bien entendu, le jeu dispose de quelques quêtes additionnelles que je n’ai pas toutes accomplies. Et les failles probatoires, les évènements saisonniers viennent s’ajouter au compteur, tout comme les différents modes de difficulté et le parangon, un système de niveaux additionnel qui permet des récompenses directes sur les statistiques du personnage.

Au niveau du multijoueur, le jeu se savoure également jusqu’a quatre joueurs localement ou en ligne, sur les modes saisonniers ou non. Au niveau des DLC, l’Eternal Collection inclut d’office l’extension Reaper Of Souls, qui ajoute les petits suppléments mentionnés précédemment avec un astérisque. Pêle-mêle, on note la classe du Nécromancien, un cinquième Acte qui vient compléter une fin d’Acte IV un peu brusque avec un nouvel antagoniste, et divers ajouts de contenu dans un jeu déjà assez pléthorique.

…Mais aller en Enfer avec les autres, c’est le Paradis

Qu’il s’agisse de moi ou mes compagnons d’armes lors de ma partie, on n’était pas des fans assidus de Blizzard. A la limite, j’ai une certaine admiration pour la partie visuelle d’Overwatch et une certaine stupéfaction sur la fidélisation constante du studio vis à vis du public (hormis quelques exceptions). Sans forcément connaître l’univers ni même jouer de manière assidue a leurs jeux, Diablo III fut un très bon moment, par des petites sessions régulières en coopération, pour se défouler dans un hack and slash vif, fluide, et plutôt attrayant. Sans forcément passer par un côté communautaire ou du jeu en ligne, le jeu se prête parfaitement à du co-op local régulier, comme le serait un Borderlands. Et c’était divinement infernal.

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