Test – Forza Horizon 4

Y’a six ans de ça, après bon nombre de tours de roues sur les tracés de Forza Motorsport 4, Playground Games m’envoie une invitation pour le Festival Horizon. Sorte de mix improbable entre Coachella et le Festival de Vitesse de Goodwood, cette première édition dans le Colorado est l’occasion d’apprécier l’automobile dans une large zone ouverte entre rocheuses, tracés forestiers, et grandes plaines.

Six ans plus tard, Playground m’invite encore pour une nouvelle édition de ce festival. Certes, j’ai loupé les deux éditions précédentes se déroulant sur la Côte d’Azur et en Australie, mais c’était l’occasion pour moi de voyager à nouveau en compagnie de bolides variés, et de savourer cette ambiance bon enfant dans un cadre magnifique. Et j’étais pas prêt pour cette nouvelle édition.


Concerto en V8 Bémol

Forza Horizon, c’est le spin-off des Forza Motorsport de Turn 10 Studios, placé sous le signe du fun et du monde ouvert, tout en gardant une réalisation impeccable pour les véhicules ainsi que les environnements. Sitôt arrivé dans le Festival, le personnel nous indique que bon nombre d’épreuves seront disponibles : De la course sur route, du tout-terrain, du rallye, des courses de rue, et même des défis un peu plus fous comme faire une course contre des motocross, un train, ou même un aéroglisseur.

La mission Halo est un véritable plaisir si l’on aime la série. Le Warthog est également pilotable dans le jeu, dispo en concessionnaire.

Il s’agit donc encore une fois d’un jeu de conduite simulation-mais-pas-trop, qui est configurable pour en profiter selon son expérience dans les jeux de course. Et étant gros joueur de Forza Motorsport 4 et récent acquéreur d’une Xbox One, j’ai donc découvert avec stupeur l’évolution de la série Horizon. Les choix de difficulté sont bien plus nombreux, et l’on arrive à une sorte de Forza Motorsport -light qui conserve quand même beaucoup d’aides optionnelles pour se garantir une expérience pleine de sensations.

Et en parlant de sensations, le jeu nous introduit à la nouveauté de cet épisode : les Saisons. En effet, comparé à mon premier festival Horizon qui semblait se dérouler dans un Colorado au mois de Mai, cette édition Anglaise dure bien plus longtemps, et l’environnement s’adapte. Lacs gelés, pluies causant des routes boueuses, brouillard…Le jeu change les saisons d’abord de manière fixe dans la carrière, puis de manière régulière quand on est dans le festival Horizon, pour que tous les joueurs vivent la même saison en simultané.

J’avais envie de piloter la Devil Z, étant donné que la Toyota AE86 manque à l’appel.

Egalement, ayant loupé deux éditions, j’ai apprécié la diversité et la quantité des véhicules, avec notamment des pièces spécifiques au véhicules de Drift, de Dragster, ou de Rallye. Ca me faisait bizarre dans le Colorado d’avoir une Peugeot 205 T16 sans l’équipement visuel nécessaire pour attaquer les montagnes. A noter aussi que le jeu peut parfois offrir en récompense des « Forza Edition », version pré-modifiées de véhicules du jeu avec des bonus d’expérience liés.

Une pléthore de courses disponibles, un océan de véhicules a rajouter à notre garage, ca ne fait pas tout, et ça fait longtemps que Turn 10 et Playground l’ont compris. Le jeu est très communautaire, et il est possible d’obtenir des livrées et stickers gratuitement à utiliser dans l’atelier de peinture, réalisés par des psychopathes de l’outil de création de vinyles joueurs très créatifs. Il n’est plus nécessaire d’avoir un abonnement Xbox Live Gold pour profiter de ceci (ENFIN !), tout comme on peut « créer » des épreuves personnalisés en prenant une base existante parmi les courses du jeu. Si faire une descente de côte en Mini vous gonfle, optez pour une variante avec 500 Cv de plus et 4 Roues Motrices parmi les créations des joueurs.

Le jeu reposant sur le système « Drivatar » (sorte d’I.A fonctionnant en cloud avec les joueurs), on peut croiser de jolies livrées dans les voitures du trafic.

Vous l’aurez déjà compris avec ces screens venant de ma partie : Le jeu est un véritable plaisir visuel, tout comme musical. Si la sélection des radios, entre pop-rock et electro m’a pas autant attiré qu’a l’époque, les bruitages, l’ambiance, et le son des véhicules est de bonne facture. Mais visuellement, il suffit de se poser en haut d’une colline et admirer le paysage à perte de vue, qui change au gré des saisons et du climat, baigné par des effets de lumière réussis, et donnant envie de dévorer ce monde de carte postale pied au plancher.

Turn 10 et Playground Games ont réalisé de très beaux jeux et je ne m’étais pas encore rendu compte depuis les jeux sur Xbox 360. Les visuels sont fins, détaillés, et réalisés avec soin. Les décors n’ont pas été laissés en reste, et le jeu est un véritable plaisir à apprécier avec un écran 4K.

Sur la durée de vie, il m’a fallu 10 heures (en prenant mon temps, en explorant) avant de débloquer l’accès au festival Horizon qui donne accès a plus de fonctions communautaires (en ligne avec abonnement, cette fois). Et même avant ça, le jeu propose plein de choses pour s’amuser y compris sur de courtes sessions, quand on n’est pas occupé à acheter de nouveaux bolides, à découvrir les granges cachées qui donnent accès à des voitures uniques, les défais de saut et radars, les épreuves Cascadeur…

C’est d’ailleurs fou à quel point les fonctions online sont été généreuses sur toutes ces années. Possibilité de faire les courses en co-op, faire des playlists de courses, des défis hebdomadaires, les bonus à chaque montée de niveau qui donnent parfois accès à des roulettes pleines de trésors…Le jeu devient encore plus riche en multijoueur, et l’on ne sait plus où donner de la tête.

Et comme si ça suffisait pas, le jeu connaît quelques DLC. Outre des packs de véhicules supplémentaires à thème (007, Drift) , on dispose aussi de packs avec une nouvelle carte, comme par exemple le Pack Fortune Island, rajoutant une île chahutée par la météo mais regorgeant de grands espace et de routes escarpées.

Du plaisir à perte de vue

Forza Horizon 4 est un véritable plaisir à jouer, découvrir, appréhender, personnaliser, photographier, partager. Même s’il n’est pas possible de jouer en splitté, même si les DLC et les roulettes peuvent vite donner des voitures surpuissantes tôt dans le jeu, TOUT est pensé pour faire passer un bon moment, pour s’amuser, pour apprécier le plaisir de conduire sans prise de tête. 4 éditions, mais je signe déjà pour le prochain festival Horizon.

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