Le Travail, Dernier Article : Bilan et note de (dés)espoir

 

Bonjour / bonsoir, et bienvenue pour ce nouvel article qui va clore tout ce que j’ai écrit sur le sujet depuis quelques temps déjà. Depuis 2014 et ma sortie d’études, jusqu’à aujourd’hui, Août 2018, où il est temps de faire un bilan de quatre ans de galères.

 

Bon, y’avait quand même « quelques » petits trucs sympas dans le tas, mais surtout beaucoup de soucis pour faire son trou sur le marché de l’emploi.

 

Et tout ceci, à une époque où la compétitivité inter-humains est installée depuis l’enfance, où le management start-up est l’impossible (mais vraie) mutation du taylorisme, où tous les moyens sont bons pour écraser l’autrui et valoriser un petit ego qui n’aura de valeur que dans la sphère professionnelle.

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Et cela commencera dès le lycée, avec la nouveauté ParcourSup, qui permet de faire une liste non hiérarchisée de vœux où plein de jeunes devront justifier chaque choix, parfois même avec des lettres de motivation, chose qui n’est pas tellement prise en compte dorénavant dans le marché du travail, où la co-optation est parfois de mise. Tellement d’articles sont fleuri entre Mars 2018 et aujourd’hui sur ce mécanisme de l’éducation nationale : Pendant que MM Blanquier et Vidal tentaient de se cacher derrière une « première année d’exercice » et « une « décantation avec une vague d’acceptation des voeux », ce sont plus de 10 000 jeunes qui auront le Bac mais sans débouchés ; Bien sûr, il ne vaut mieux pas être handicapé, ni même provenir d’une banlieue ou d’outremer si l’on veut avoir satisfaction sur notre avenir.

De manière pernicieuse, on incite donc les jeunes à se dévaloriser et a redéfinir leurs ambitions, pendant que des trous du cul diront « Hé MaIs VoUs AuReZ pRéFeRé Le TiRaGe Au SoRt ? » sans qu’ils n’aient un jour vécu une telle compétition permanente et anxiogène.

Bien sûr, il reste toujours la solution autre : Les écoles de commerce, véritable usine à Replicants* formatés visuellement et verbalement, véritable symbole d’un non-brassage social et de la non-égalité des chances. Même si certains se reconvertissent à la sortie de ces études coûteuses où l’esprit corporate est tel qu’on les reconnaît avec leurs sacs sponsorisés et leurs promos (avec tout ce que ça implique de promiscuité entre étudiants, notamment leurs soirées d’intégration). D’ailleurs, le film interactif WEI or DIE était bien foutu sur le sujet.

* : voir Les Androïdes rêvent t’ils de moutons électriques, ou Blade Runner

 

Enfin bref, le marché du Travail, quelle grande aventure inhumaine. Aussi bien dans les gens censés aider que dans les gens censés recruter.

Ne serait-ce que le Service Civique qui réduit la valeur du travail sous couvert d’un engagement citoyen que la plupart de la population confond avec le service militaire, le quatuor APEC – Mission Locale – RSA – Pôle Emploi et ses mécanismes d’aide comme le Club Jeunes qui ressemble à une réunion des AA spécialisée dans la précarité, la dépression et perte d’estime de soi, l’ingestion de couleuvres et de mensonges au quotidien.

On ne parlera pas non plus des remarquées déplacées des conseillers sur la vie familiale (surtout quand t’as passé les 21 ans et encore au domicile familial), qui te casent en rayon comme un bout de viande (il faut savoir se vendre, le moins cher si possible) -insérer article sur jeunes plus enclins à la subordination- et les contacts, comme les quadras photoshoppées en public sur facebook qui lisent ta motivation dans un premier appel inconnu un samedi…

BArbara Lol - Copie
MOTD : Détruisez les espoirs des autres, mais mendiez pour ceux de vos proches

….ceux qui t’ harcèlent de questions et t’incitent aux stages non rémunérés, ou encore les patrons d’associations « jeunes et dynamiques » formatés comme un élu LR qui méritent deux baffes pour misogynie et tromperie.

On ne parlera pas non plus des jeunes pour lesquels Papa / Maman paie le logement et / ou les études, et viennent te faire la leçon sur l’indépendance et bien te dévaloriser au passage sans payer annuellement et personnellement la taxe d’habitation ou un impôt sur le revenu. Si l’indépendance rend certains spécimens agaçants et méritants pour une salade de phalanges, avouez que ça donne pas envie de se précipiter sans ressources propres et stables.

Et puis, au travail, il faudra faire avec la proximité parfois forcée de certains services, où des clans se forment selon le grade et l’expérience, où peuvent régner en maître des divas bonnes à vouloir de l’attention sur Instagram car leur grande gueule malodorante et insipide ne suffit plus, des petits cons qui pourront t’inventer tel ou tel stratagème fallacieux pour ne pas être mal vu (comme un soi-disant pot de vin). Ou encore se coltiner malgré soi une collègue que personne ne veut et dont l’existence est un plaidoyer pour devenir childfree et les théories malthusiennes.

Et c’est sans compter l’esprit start-up dynamique qui fait fi du droit à la déconnexion et qui poste fièrement ses photos d’apéro staff, ou qui module à sa sauce le droit en vigueur en parlant de le « hacker ».

 

 

Voilà. Tout ceci est fini désormais. Je ne me sens plus légitime pour continuer à écrire sur ça, étant donné que je vais servir ceux qui, de loin, m’ont pas traité comme l’un de tous les exemples mentionnés. Et il n’y avait franchement rien de compliqué. Certes, au prix de commencer sans le niveau de mon diplôme, mais avec l’assurance de la stabilité.

A toi qui lis ces lignes, partage les à celles et ceux que tu connais dans cette galère, pour leur montrer qu’ils ne sont pas les responsables de leur situation.

 

 

Voici des exemples vécus qui feront taire ceux pensant que « La GéNéRaTiOn Y / Z (choisissez l’étiquette dévalorisante et pédante de quarantenaires a plus de 30k/an sans recul de votre choix) eLlE a DeS pRéJuGéS », qui vous donneront ou pas le moral, qui vous feront dire que si l’on veut vraiment faire repartir ce pays, faudrait commencer par regarder, à hauteur des premiers concernés en France par le chômage et la précarité, quels sont les -putains- de cancers de notre société.

 

 

Je vous emmerde plus avec aucun article sur le travail à compter de celui-ci, promis.

Je parlerai davantage de pop-culture car quitte à n’avoir qu’une vie, autant pas trop passer de temps à se prendre la tête avec des sacs à merde. J’ai mis beaucoup de temps à le piger : dorénavant, je peux me le permettre.

 

A bon entendeur, salut.

 

 

 

 

P.S : Et si tu es un des concernés qui se reconnaît car on s’est malheureusement croisés, c’est génial. Tu mérites probablement une médaille pour ta connerie.

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