Test – BallisticNG

ballisticng-vr-1

Cela fait désormais quelque temps que je me sens doublement orphelin. Si j’attends toujours une suite à F-Zero GX, mon autre parent de la course futuriste qu’est WipEout est disparu depuis la fermeture du Studio Liverpool en 2012. Plus basé sur le pilotage et la réactivité aux armes que la licence de Nintendo, il avait également pour lui une super bande son, et une direction artistique au poil signée Designers Republic avec une palanquée de designs et logotypes futuristes qui me fascinent encore. Beaucoup ont cherché à faire revivre la flamme de la course futuriste. Redout, Formula Fusion, Fast Racing Neo…mais c’est peut-être aujourd’hui qu’un miracle aura lieu. Ca se nomme BallisticNG, du studio indépendant Neognosis (toute ressemblance est ABSOLUMENT fortuite) et ça prend le pari d’un jeu de course en hommage à WipEout, notamment le 3.

Note : Ce test est posté lors de l’early access. Sortie définitive prévue le 20 Décembre 2018, sur PC.

Screenshot 06 08 2018 17 06 07

Si vous n’avez pas la moindre idée de ce qu’est WipEout, j’en avais écrit tout le bien que je pense dans cet article ici, en revenant alors sur une licence clé de Sony mélangeant une direction artistique futuriste ultra-réussie et un gameplay exigeant mais jouissif. C’est donc dans l’hommage que verse BallisticNG, des sensations de jeu jusqu’aux graphismes.

Un vaisseau lévitant au dessus du sol, des concurrents décidés à en découdre, des armes à disposition, et une soundtrack techno pour accompagner la course : Voilà l’esprit WipEout, servi avec la même jouabilité aux aérofreins pour faire tourner notre machine, les mêmes armes qu’en 1999 (avec des ajouts des derniers jeux comme la Sangsue et le Plasma), et une jauge d’énergie à surveiller, qui peut être restaurée avec une zone de stands disséminée près de la grille de départ, mais également consommée avec une suralimentation du moteur.

Y’a pas à tortiller : Quiconque aura joué à WipEout sur la première Playstation se sentira chez lui. Des tracés aux virages incurvés, des dénivelés, plusieurs catégories de vitesse qui changent le nombre de tours et la vitesse du vaisseau, et cette même quête de la trajectoire parfaite, du contrôle de son véhicule à plus de 600 km/h, tout en esquivant ce que vos adversaires vous mettent dans la tronche.

C’est d’ailleurs à ce moment qu’on se dit qu’on est dans l’hommage un peu trop appuyé. D’un côté, la licence WipEout est en jachère pour un moment. On n’a pas eu de jeu original depuis le 2048, la compilation PS4 ne comptant pas. Les vaisseaux ont les mêmes looks anguleux, on a les mêmes bonus, des catégories de vitesse qui laissent peu de place au doute, et même des modes de jeux similaires (eliminator, Zone) qui ont juste un autre nom. Même des tracés reprennent la colorimétrie, certaines idées sur le tracé, ainsi que l’ambiance de tracés originaux.

Screenshot 06 08 2018 17 09 52

Visuellement, on est sur ce qui pourrait sembler être une version étirée pour la HD de Wip3out. Le rendu est low-poly sans arriver au pixel art dégueu, mais cela fonctionne très bien et assure une fluidité exemplaire au jeu, qui ne sourcille jamais. Encore heureux dirons-nous, même s’il y a des options pour simuler la 240p, régler le clipping ou encore les vertices qui vibrent. La direction visuelle arrive à talonner celle du studio  Designers Republic en assumant ses références, et le rendu est tel qu’on s’y croirait, comme à l’époque.

Musicalement, la musique du jeu est sympathique, mais Neognosis à pensé à tout : Il est possible de configurer les interventions de l’announcer, tout comme on peut ajouter ses propres morceaux in-game…et même modifier les sons du jeu. Tout cela se fait très simplement avec des fichiers .waw ou .mp3 (pour la bande son), et des soundpacks existent déjà pour simuler les jeux de la série WipEout. De quoi renforcer encore plus l’illusion d’un hommage très appuyé.

Pour la durée de vie, le championnat se finit en une dizaine d’heures. Mais l’intérêt est ailleurs, que ce soit en multi ainsi que dans l’intérêt majeur du titre : Le modding. Car oui, outre l’aspect sonore, le jeu est moddable comme pas permis. Nouveaux tracés, nouveaux véhicules, et même nouveaux modes de jeu, tous faisables grâce à des éditeurs fournis dans le jeu, qui font un peu austères au premier abord.
Mais sachez que les remakes de tracés de WipEout et WipEout 64 commencent à arriver, et qu’il est déjà possible d’avoir les vaisseaux de tous les WipEout (HD, Fury, et 2048 inclus) sur le Steam Workshop. Et là, sous nos yeux ébahis, BallisticNG devient peu à peu la version ultime de WipEout qui cache son nom, entre rétro et nouveauté, qui est promise à un bel avenir grâce à la communauté qui l’a vu naître, et qui va la peaufiner jusqu’à atteindre l’apex de tout ce qu’a pu imaginer la licence.

Screenshot 06 08 2018 17 13 02
Sagarmantha avec les vaisseaux de WipEout Pulse ? C’est possible !

 

WipEout mais avec une fausse moustache anti-gravité

BallisticNG est un hommage très appuyé, qui va surfer sur la légalité des droits d’auteur et le plagiat tellement ses influences sont marquées et visibles, mais qu’importe tant que Sony n’a pas décidé de réveiller l’un des ténors des jeux de course futuriste ; L’alternative indépendante est là, elle est fournie, parfaitement maîtrisée et optimisée, jouissive, exigeante comme à l’époque et à seulement 5 euros sur Steam. A ce prix là, c’est plus qu’un trip rétro pour les pilotes anti-grav en manque : C’est une invitation bourrée d’amour à découvrir l’influence d’une série majeure de course.

Laisser un commentaire ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s