Test – Wreckfest

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Un de mes tout premiers jeux sur console, à savoir la Playstation 1, était Destruction Derby 2. Passionné d’automobile depuis tout petit, j’ai passé beaucoup d’heures à écumer les tracés du jeu et tenter de finir en un seul morceau. Puis dans les années 2000, sa suite spirituelle nommée FlatOut est sortie, développée par Bugbear. Après 2 suites correctes, la licence est tombée chez d’autres pour avoir au final des jeux médiocres (FlatOut 3) ou juste moyens (FlatOut 4)….jusqu’a ce jeu, qui après 4 ans d’accès anticipé sort enfin sur PC et consoles. La suite spirituelle tant attendue ?

Note : le jeu a été testé durant l’Early Access, et acheté à la sortie en version définitive.

 

« Une moissonneuse, une vendangeuse, qu’on me taxe plus d’conduite dangereuse »

 

Trêve de scénario, Wreckfest est un jeu de course arcade (mais pas trop) où il est question de tôle froissée, de crashs, et de perte systématique de son bonus assurance. Ce sont jusqu’à 24 voitures qui pourront s’élancer en même temps sur des tracés variés (foret, ville, désert) ou des arènes de destruction. C’est simple, sans prise de tête, et ça se prend très vite en main.

Au début, votre première voiture ne sera pas très clinquante ; Toutefois, un petit tour dans le magasin permettra de lui refaire une peinture, d’améliorer ses performances, et surtout de renforcer la carrosserie ou de customiser celle-ci. Mettre des appendices esthétiques et aérodynamiques ou faire une voiture sortie de Fury Road : Tout est possible, mais cela aura un coût sur le poids et les caractéristiques du véhicule. D’ailleurs, l’interface du magasin fait très Forza Motorsport, et c’est assez ergonomique.

Les courses vous permettront d’engranger des crédits et de l’expérience pour débloquer de nouveaux éléments à l’achat, nous laissant donc le soin de créer nos engins de mort personnels. Et toujours dans ce délire de suite spirituelle, il n’est pas rare de voir des véhicules loufoques : Voiture avec deux châssis empilés, une tondeuse, un bus scolaire, ou même une moissonneuse.

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Le championnat se fait parfois en plusieurs manches sur un même tracé, où le but est de finir en première position. Bien sûr, rien n’interdit de jouer des coudes mais attention : détruisez votre voiture et c’est la fin. Et le jeu permet des aides à la conduite ainsi qu’un mode « réaliste » sur les dégâts avec une localisation. Mais attention : contrairement à FlatOut, il n’y a aucun boost. C’est vraiment du pilotage, sans stands, avec votre épave face à 23 autres.

Musicalement, le jeu va piocher dans du rock-electro assez bateau et sans grande personnalité, et certains bruits de moteur auraient besoin d’un peu plus de nuances. Par contre, le jeu déchire visuellement, et la déformation des véhicules est très réussie. Hormis certains dégâts qui rendent la voiture parfois absurde (volant et pilote tordus comme de la tôle), les tracés sont simples mais efficaces pour assouvir nos envies de destruction, avec énormément d’éléments destructibles. Toutefois, il y aurait encore besoin d’optimisation sur le jeu.

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Au niveau de la durée de vie, le jeu comprend une carrière en 6 catégories comprenant chacun leurs championnats : Comptez environ 15 heures de jeu pour en voir le bout, sans compter bien sûr sur le Online, qui agrandit drastiquement la durée de vie.

Et en parlant de multijoueur, celui-ci permet de faire l’ensemble des courses comme en solo, avec des lobby pouvant accueillir 24 pilotes. Pas de DLC ont été annoncés, mais le jeu est ouvert sur PC au modding, grâce au Steam Workshop. Des contenus en référence aux deux premiers Destruction Derby sont déjà dispos, mais l’on peut s’attendre à de nouveaux véhicules très bien tôt !

 

« Mec qu’est ce que tu vas faire quand j’conduirai un tank de guerre »

 

Wreckfest est fun. C’est le meilleur moyen de le résumer, ce vrai FlatOut 4 qui ne pourra jamais porter ce nom. Simple d’accès, jouissif, permettant de se faire des engins de mort avec le support du modding qui pourra rendre ça encore meilleur, le nouveau né de Bugbear reprend la formule d’époque et, sans la travestir, réduit la déconne au profit d’un certain réalisme et d’une accessibilité pour les nouveaux cinglés en manque de crashs. C’est con et ça fait son taf, ça mériterait encore quelques coups de polish par des mises à jour, mais c’est déjà convaincant.

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