Animes – Popee The Performer

 

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Je me souviens, que ce soit sur Pop Fixion ou ici, quand je voulais faire découvrir des œuvres pas très mainstream et un peu délirantes. J’y suis allé progressivement, tout en essayant d’affiner mon style au passage. Je me demandais jusqu’où cela irait. S’il était possible d’aller plus loin. Mais désormais, je pense que je peux répondre « Oui » à cette interrogation. Cette interrogation enfin parvenue à une conclusion, je vais commencer à jouer avec vous, chers lecteurs. N’ayez crainte, et venez voir ce spectacle que je vous propose.

La représentation d’aujourd’hui nous renvoie au début des années 2000. Avec de l’animation et des modèles en 3D dignes des débuts de la Playstation 2. Et des décors assez dépouillés, très peu de personnages, et aucun dialogue. Le tout prend place dans un cirque, pour des épisodes ne dépassant pas cinq minutes chacun. Autant dire que d’ici là, il y a eu des propositions plus alléchantes pour faire découvrir de l’animation.

Mais c’est justement dans cette bizarrerie, dans ces décors simplistes, dépouillés, servis par un rendu en 3D daté que Popee The Performer trouve son charme. Loin des canons de l’animation en 2D léchée, ou de la 3D aux rendus poussés pour des animes ou des films, on est ici dans une dimension tout autre, où l’on se demande bien à quel spectacle on est en train d’assister….

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Il existe un responsable de ce sujet curieux. Prénommé Ryuji Masuda, ce directeur de l’animation Japonais à commencé avec Popee The Performer en 2000, et a enchaîné plusieurs travaux destinés à de jeunes publics, notamment Mr.Stain, l’histoire d’une sorte d’adolescent qui vit des histoires grâce aux objets qu’il trouve dans la rue et également par l’apparition de personnages secondaires venant intervenir dans ses aventures.

Toujours dans ces visuels surréalistes, Ryuji Masuda fait dons des histoires avec peu ou pas de dialogues, dont toute la narration passe par les actions et les expressions de ses personnages, au design simple. C’est cette simplicité déroutante et l’aspect très « cheap » du rendu visuel qui attire également l’oeil du spectateur. Car ce que l’on regarde n’est pas qu’une simple démo d’un élève en première année de design 3D. C’est bel et bien un épisode d’une série tournée vers les plus (ou moins) jeunes, qui seront pour la plupart licenciés par Funimation, branche américaine de distribution de Sony Pictures pour tout ce qui concerne l’animation japonaise.

Popee the Performer, c’est l’histoire d’un jeune performer (pas dans le sens du porno, bien évidemment) doté de plein de talents. A chaque épisode, Popee va s’adonner à une nouvelle discipline dans le cirque pour lequel il travaille. Chaque épisode nous montre donc comment Popee révise ou apprend de nouveaux tours, avec son acolyte Kedamono, une sorte d’homme-loup portant constamment des masques montrant son expression.

L’univers de Popee comprend aussi d’autres petits personnages annexes : une grenouille, Papi le père de Popee (avec une tête ornée d’un soleil), un extraterrestre, et plein d’autres. Tous modélisés avec le même style, tous muets. Toute la narration passe par leurs expressions, leurs actions. Et c’est dans cette ambiance visuelle dépouillée et la musique lancinante que Popee the Performer s’apprécie, faisant l’effet d’une petite dose de LSD. 40 courts épisodes, pas liés entre eux, ne dépassant pas les 6 minutes chacun.

Car la résolution de chaque épisode n’a aucune logique. On ne s’y attend pas, cela part dans la surenchère, ou le plot twist improbable. Chaque épisode est prétexte à voir Popee ou Kedamono souffrir de manière incongrue ou absurde, sans que cela soit gore ou sordide comme Happy Tree Friends. C’est quelque chose d’inexplicable, qui a réussi à faire un petit cercle de fans, d’une manière qui m’échappe encore. Peut-être par l’aspect cartoonesque du truc, qui fait penser à une version hallucinée de Bip-Bip et Coyote, avec des situations et des visuels qui nous font décrocher des dessins en 2D ou de la belle 3D, pour quelque chose qui semblerait être fait pour un meme internet, ou par un jeune animateur qui fait n’importe quoi avec des modèles 3D.

Mais attention : Popee the Performer n’est pas quelque chose de bâclé, ou de forcément accessible. C’est quelque chose d’absurde, réalisé d’une certaine manière, à laquelle on peut ne pas accrocher. Le travail sonore assez étrange, les situations toutes plus folles, et nos personnages qui en prennent plein la tronche à chaque épisode font de Popee the Performer un OVNI, une curiosité figée dans le temps faisant presque l’effet d’un psychotrope.

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