Test – Culdcept Revolt

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Par curiosité, on en vient parfois à s’intéresser à des jeux dont on est -au premier abord- dubitatif. Alors, je vous raconte pas quand une licence de jeux de cartes, après avoir joué aux adaptations de Yu-Gi-Oh, Duel Masters, et même Pokémon en format vidéoludique dans ma vie, se pointe sur 3DS. Mais il paraît que ça fait 20 ans que la licence existe, et le design est signé par Kinu Nishimura (The Nonary Games). J’me suis dit que ça me changerait de ma récente remise à Magic The Gathering…et j’ai pas été dépaysé.

 

C’est tout un Culdcept

 

Culdcept Revolt nous met dans la peau d’un héros amnésique, qui se trouve être un Cepter. Les Cepters sont des gens possédant le pouvoir de manier des cartes magiques pour invoquer des créatures et toutes sortes d’autres sortilèges, généralement sur une zone de combat. Hélas, ces gens sont traqués par le pouvoir en place et exécutés le plus rapidement possible pour le risque qu’ils constituent. C’est donc au sein d’une résistance, appelée les Free Bats, que notre héros va combattre le pouvoir en place et fuir la cité.

Très sincèrement, le scénario est débile. De simples cartes qui causent une « menace » pour le pouvoir, et le fait d’être un Cepter constitue un motif pour être exécuté. C’est tout à fait dans le style over-the-top des shônen type Beyblade ou Yu-Gi-Oh où le destin du monde se joue sur un jeu de société à collectionner. Après tout, décider du destin de l’humanité sur un jeu compétitif de cartes à collectionner, c’est bien plus de suspense qu’un combat à mains nues à côté du bouton rouge.

 

Cul de chouette : Révolte

 

Culdcept, c’est le mix improbable entre une partie de Monopoly et une partie de…Magic The Gathering. Sur un terrain constitué de cases colorées qui boucle (ou non) avec des points de passage, votre but sera de gagner un total de points fixé en début de partie. Pour atteindre ce but, il faut placer des créatures sur le champ de bataille, a raison d’une par tour, sur les cases vacantes du terrain. Comme au Monopoly, premier arrivé, premier servi : Placez vos créatures en main sur la case, faites un tour du plateau pour pouvoir booster le péage que paieront les autres joueurs qui tomberont sur vos cases, et n’hésitez pas à attaquer les créatures adverses quand vous tombez chez elles.

Notre personnage dispose d’un jeu customisable comprenant des créatures (4 couleurs, plus une incolore), des équipements (utilisés en cas d’attaque / défense de case), et des sorts (utilisables durant votre tour). Ces cartes se jouent avec des points que vous gagnez à chaque début de tour, en faisant le tour du plateau ou avec les péages, et le but sera de faire grossir votre total obtenu durant la partie jusqu’a atteindre l’objectif fixé, qui donnera la victoire si le personnage passe un point de passage avec le score requis.

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Vu comme ça c’est complexe, mais il n’en est rien. Le jeu comprend un tutoriel dans l’histoire principale pour expliquer le jeu, qui se résume à un Monopoly où les maisons laissent place à des créatures de Magic qui défendent (et fortifient le péage) de la zone. Tout est donc une question d’être capitaliste, de bien placer ses créatures sur des places fortes (et également faire marcher les synergies avec des créatures adjacentes et de la même couleur que la case), et de garder quelques coups pour attaquer l’adversaire au moment opportun, et prévoir une défense solide pour pas perdre ses places fortes. Car oui, une créature peut envahir une case adjacente (et laisser la sienne vacante), et quiconque détruit la créature sur un terrain en prend automatiquement possession, avec ses fortifications de péage en prime.

Chaque tour, c’est donc avant ou après le lancer de dé que la stratégie se met en place. Renforcer ses zones ? Jouer la masse de terrains ? Plein de stratégies sont possibles, le jeu comprenant plus de 200 cartes aux raretés variables, aux compétences spécifiques (Célérité, Toucher Mortel, les joueurs de Magic comprendront) qui permettront d’élaborer des stratégies fourbes. Et il y en a un bon paquet.

 

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Musicalement, les musiques ne sont pas folles. Par contre, visuellement, le jeu reste assez lisible malgré la pléthore d’informations à prendre en compte, et l’ergonomie du jeu est plutôt bien pensée. Il est possible de switcher avec les gâchettes les informations requises, et l’interface permet rapidement de savoir ce que fait notre carte.

Par contre, le design des créatures est assez générique et prend beaucoup à tous les poncifs d’heroic fantasy sans vraiment ajouter de folie, et le design des personnages, quand bien même il est signé par le dessinateur de 999 et Virtue Last Reward, est assez  incohérent. C’est vrai que dans une ville à l’apparence supposée médiévale, un antagoniste en cowboy, une guide habillée en bavaroise-shamane-hippie à gros seins, et un bourreau qui ressemble à un lutteur de lucha, y’a un peu de quoi hausser un sourcil. Mais passons.

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Quand Quattro Bajeena de Gundam ZZ se paye un skin alternatif

 

Au niveau de la durée de vie, le jeu est assez conséquent. La campagne se complète en plus de 15 heures, ce qui laisse encore plus de temps pour collecter plus de 200 cartes que l’on achète via des boosters, obtenus contre quelques GP obtenus lors de nos parties, qu’elles soient en mode histoire, hors-ligne, ou en ligne. Ce qui est plutôt correct pour ce genre de jeu.

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En parlant du mode multijoueur, le jeu propose du classé (ou pas) comme le ferait un Hearthstone ainsi que du multi local, avec des formats différents pour bannir certaines cartes. Le jeu comprend également des DLC purement cosmétiques (et non pay-to-win, ouf) qui sont là pour rajouter des missions supplémentaires, des illustrations de Deck Box (Book Cover) différentes, ainsi que des apparences pour notre avatar.

 

Ce n’était pas une carte piège, Yugi

 

Culdcept Revolt est étrangement…addictif. Bien sûr, mon ressenti en tant que joueur habitué aux jeux de plateau et aux jeux de cartes doit peser dans la balance, mais Culdcept Revolt propose sur 3DS un jeu mêlant stratégie et Deck Building, avec une I.A pas stupide pour un sou et qui fera tout pour vous pourrir la vie en jeu. Faussement ardu, le jeu vous poussera à expérimenter des stratégies et de nouveaux decks, et c’est une excellente idée que d’avoir permis une sortie européenne de ce jeu. Si vous êtes du genre à truster la Rue de la Paix à Monopoly tout en jouant un deck contrôle Bleu dans Magic, alors Culdcept risque bien de vous occuper.

 

 

 

 

 

 

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