Test – Neurovoider

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Si le jeu vidéo AAA connaît souvent des modes passagères pour le type ou thème de jeux (Zombies, Hero Shooter, Battle Royale…), le jeu indépendant fait revivre depuis quelques années un style de jeu particulier misant sur l’aléatoire et le challenge face à l’adaptation : Le rogue-like. Représenté dans le passé par quelques grands noms, le genre est en pleine expansion, et Neurovoider est de ceux là. Mais ses qualités ne sont pas générées aléatoirement.

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Neurovoider ne s’embête pas d’une histoire très compliquée, où vous devrez défourailler des robots présents à une fête dont vous n’êtes pas convié. Ca tombe bien, vous êtes un cerveau humain foutu dans un robot qui va aller mettre le bazar. Mais cette histoire est bien futile.

Le jeu vous propulse vite fait dans un robot, entre trois classes différentes, du plus léger et rapide au lourd et lent. Chaque classe possède un pouvoir spécial (bouclier, berserk, ou dash), auquel vont se greffer une puce de pouvoir dont la variété du choix permet des parties intéressantes. Que ce soit du soin, nettoyer l’écran des balles ou se téleporter, on peut déjà commencer à planifier son style de jeu.

Ensuite, chaque robot est composé de cinq pièces : Un générateur, une tête, un châssis, et une arme gauche et droite. Si les armes sont affectées à deux gâchettes différente, le reste du corps permettra d’influer sur le total de points de vie et d’énergie du robot. Et bien sûr, le pouvoir de classe ainsi que chaque arme consomme votre énergie de manière différente. A vous de choisir des armes efficaces qui ne vous vident pas cette jauge (rechargeable, mais pas de manière folle) trop vite.

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Enfin, le jeu vous met face à l’ensemble des niveaux à traverser pour finir le jeu : Une carte parsemée de 25 carrés (niveaux) environ, dont 5 plus gros indiquent les boss. Et à chaque nouveau niveau, trois chemins vous sont offerts, avec un quota d’ennemis d’élite, d’objets, et de taille de niveau variable. Quelque soit le niveau, le but sera d’éclater les réacteurs dissimulés dans la zone (et tous les ennemis sur le chemin) avant d’évacuer celui-ci par téléportation. Certains niveaux permettent aussi de gagner des jetons pour sauter un niveau, même s’il est également possible de payer quelques deniers pour que le jeu en propose 3 autres.

Chaque entracte entre deux niveaux  sera l’occasion d’améliorer son robot : Changez ses pièces, revendez celles obtenues pour en forger aléatoirement de nouvelles, ou améliorez celles existantes. Et ainsi de suite.

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Neurovoider part donc sur la base d’un rogue like avec deux armes simultanées, un pouvoir et un pouvoir de classe, mais possède cette capacité importante laissée au joueur de contrôler entièrement sa partie. Choisir son robot, l’améliorer à l’envie, et arriver à créer un robot viable en revendant / forgeant de nouvelles pièces : C’est ce qui permet à Neurovoider d’être plutôt plaisant à jouer, même si les environnements ne sont pas super variés, et que le bestiaire se compose de robots que l’on peut soi-même construire, mais qui restent assez génériques par niveau.

Daemon ex-Machina

Visuellement, le jeu adopte un style pixel art plutôt sympa et détaillé, dont les robots font penser à des prototypes de robots Meccano du futur avec un petit côté Wall-E. Bref, le petit robot qui ferait les tâches ingrates et pas du tout des robots de combat. Cela donne des designs assez rigolos, mais pas très mirobolants. Le jeu aurait gagné à oser un peu plus sur le design de ses niveaux et de ses robots, mais le résultat est convenable comme ça.

Musicalement, Neurovoider à l’immense surprise de comprendre comme bande son un album d’un artiste dont j’ai eu du mal à apprécier le travail jusqu’a cet album. Heureuse coïncidence ou pas, c’est de la synthwave bien nerveuse comme j’aime, et Dan Terminus nous sert un excellent album dans ce style, et j’ai hâte d’écouter ses futurs travaux dans son prochain album, Automated Refrains. Avec bien sûr ma petite préférence pour « Death by Distorsion » comme thème de boss.

Pour finir Neurovoider, sachez qu’une run peut se finir facilement en un peu moins de 2 heures. Le jeu comprend 3 modes de difficulté et un mode coopératif : C’est donc de longues heures qu’il faut compter, tant que le jeu vous motivera à relancer une partie.

Sans DLC, le jeu comprend toutefois un mode coopération assez bien foutu, où le loot n’est pas partagé, mais dont la progression à plusieurs peut rendre le jeu encore plus sympa. Sur Switch, le jeu est possible avec un Joy-Con par joueur jusqu’a quatre, mais le jeu vise automatiquement l’ennemi le plus proche.

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Wrath of Code

Neurovoider pourra sembler un poil répétitif, avec des ennemis peu variés, mais il sait rester fun. Mieux encore, il comprend une bande-son très cool et une jouabilité simple et efficace, mais c’est surtout le contrôle laissé au joueur sur sa partie qui fait sa force. Même si cela donne l’impression de tuer le challenge, le jeu nous rappelle qu’il est encore le maître à bord. Et c’est là que le challenge de Neurovoider commence : S’optimiser continuellement, ne faire aucun cadeau. De toute façon, les sentiments glisseront sur le châssis froid de vos ennemis.

2 commentaires sur « Test – Neurovoider »

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