Test – Mario + Lapins Crétins Kingdom Battle

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Mario et les Lapins Crétins. Probablement l’idée de cross-over vidéoludique grand public qui aura fait couler beaucoup d’encre, et crée la surprise. A la simple annonce comme une rumeur, le jeu était déjà moqué. On pensait s’être débarrassé des Minions du jeu vidéo, mais ils ont pourtant su revenir dans un genre de jeu surprenant qui pour une fois ne demande pas forcément d’être dans une catégorie d’âge pour l’apprécier pleinement. Mais la plus grande surprise vient surtout d’un détail majeur, et c’est son gameplay.

 

Nintendo Cosplay Parade

 

Avant d’aborder le gros morceau de ce test, expliquons comment ce cross-over entre la firme des Guillemot et celle de Kyoto se justifie. Dans les faits, le jeu nous fait incarner brièvement une jeune inventrice lors de l’intro, où l’on suit ses déboires pour créer un nouvel objet révolutionnaire. Hélas, son casque « fusionnateur », qui permet de réunir deux objets verrouillés par le casque est encore instable. Même si son petit robot de compagnie Beep-O essaie de la réconforter, la jeune femme n’y arrive pas et s’absente quelques instants de sa chambre, bardée de merchandising Nintendo et plus précisément Mario.

C’est à ce moment que les Lapins crétins débarquent dans une machine temporelle à laver, et mettent à sac la chambre, tout en s’emparant du prototype de casque. Hélas, un lapin trop curieux va le porter et l’activer, tout en activant une sorte de faille spatio-temporelle avec le casque et la chambre. « Mettez tout dans le mixeur et secouez » : Voilà comment pourrait s’expliquer ce crossover.

Mario, qui vivait une journée paisible au royaume Champignon, se voit donc confronté à cette faille qui va mettre sans dessus-dessous son monde, qui va se retrouver relooké et dégradé à la sauce Lapins Crétins. Le but sera donc de retrouver le lapin avec le casque, remettre tout en ordre grâce à Beep-O, et mettre une raclée à tous les ennemis sur le chemin.

 

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Mario + Lapins Crétins se joue non pas comme un jeu de plateforme, non pas comme un party-game, mais comme un genre de jeu que l’on aurait absolument pas imaginé de prime d’abord : Un tactical RPG balistique, dans la plus pure veine des XCOM de Firaxis dont le jeu s’inspire allègrement avec son système de couverture et d’actions. Si la licence ne vous dit rien, je vous propose ces tests pour vous faire une idée de la base de jeu.

https://3615ptv.wordpress.com/2016/02/22/test-xcom-enemy-unknown/

https://3615ptv.wordpress.com/2016/02/22/test-xcom-2/

Sur un total de 8 personnages jouables en tout (Mario / Luigi / Peach / Yoshi, et leurs équivalents Lapins déguisés…de manière relative) disposant tous de leurs atouts et d’un arbre de compétences propres, seuls 3 pourront à chaque fois être envoyés en mission. Les buts des affrontements sont une élimination de toutes les menaces, atteindre une zone, ou remplir un objectif précis (mettre K.O un boss, escorter un Toad…)

Comme dit au dessus, chaque personnage dispose donc de ses armes (une principale et une secondaire déblocable à usage limité) avec des munitions infinies et caractéristiques propres, d’un maximum de deux compétences à usage limité, et d’un déplacement qui permet au passage d’attaquer l’ennemi au corps à corps, et de se servir d’un allié pour se propulser sur la tête d’un ennemi, ou plus loin.

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Même si le système est simplifié au possible pour permettre au jeu d’être accessible à tous (Pourcentage de réussite, couverture…), le jeu dispose d’une composante essentielle qui le démarque d’XCOM, c’est la mobilité. Le jeu encourage la mobilité ne serait-ce que par la possibilité de tacler les ennemis en se déplaçant sur eux ou par un allié servant de trampoline ; le level design à priori simpliste met aussi en avant la chose grâce à des tuyaux qui font office de téléporteurs, ce qui est souvent pratique pour prendre les ennemis à revers. Et toutes les altérations de statut ainsi que les évènements aléatoires des niveaux jouent également sur cette composante.

Avec la possibilité de se déplacer, tirer, et activer une compétence pour chaque personnage à chaque tour, le jeu fait certes le pari d’une équipe limitée à 3 personnages, mais propose des compétences améliorables, un armement qui l’est tout autant en dépensant des pièces glanées dans les niveaux et au combat. C’est donc simple sur le papier, mais en s’y penchant un peu, le jeu permet des synergies intéressantes et de s’adapter comme il faut à chaque type d’ennemi, dont la combinaison sur certaines arènes poussera parfois à privilégier certains types d’armes, ou de personnages.

Le reste du jeu se résume à se déplacer dans des niveaux géants segmentés en chapitres, où chacun propose un nombre donné d’arènes, et quelques énigmes et objets à ramasser sur le chemin. C’est donc une logique exploration > arène > exploration qui se met en boucle, et même si les niveaux sont plutôt dirigistes et pas vraiment ouverts, ce sentiment d’enchaîner les arènes est somme toute atténué par cette exploration un poil simpliste, mais agréable. Ne serait-ce que pour admirer la beauté de l’art des lagomorphes crétins.

 

XCON : Enemy within

 

Tournant sur un moteur modifié de The Division pour la Switch, Mario + Lapins Crétins est très agréable à l’œil, que ce soit en mode nomade ou fixe. Le jeu subit rarement des ralentissements, et le design cartoonesque et coloré en fait un jeu très agréable à jouer, en courtes ou longues sessions. Mention spéciale aux armes aux looks débiles, et aux descriptions qui le sont tout autant.

La bande son reprend des mélodies propres à l’univers de Nintendo, en légèrement remaniées. Pas de quoi sauter au plafond, surtout qu’elles sont assez anecdotiques. Elles font leur travail, sans pour autant être surprenantes.

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Pour la durée de vie, le jeu se finit aisément en un peu plus de 20 heures, et propose même une option « Mode Facile » pour les joueurs qui seraient en difficulté. C’est une durée de vie plutôt honnête, en sachant qu’un mode multijoueur à deux joueurs  permet à chaque joueur muni d’un Joy-Con de contrôler un binôme de deux personnages dans des missions spécifiques, en plus de la campagne principale.

A noter aussi que le jeu comprend un season pass avec des armes supplémentaires à thème, ainsi qu’un DLC un peu plus fourni dont les informations sont inconnues à l’heure du test.

 

Mario + Rabbids : War of Fan-Service

 

Bref. Je ne m’attendais pas à y jouer un jour, et je m’attendais encore moins à apprécier ce cross-over improbable. La proposition de faire un XCOM made in Ubisoft-Nintendo avait tout pour être une bonne blague si l’on en parlait y’a un ou deux ans, mais le résultat est là : Il s’agit d’un jeu plutôt honnête, grand public, drôle et divertissant. Même si les férus de stratégie pourront rigoler devant la simplicité de certaines situations, il n’en demeure pas moins que Mario + Lapins Crétins est un OVNI à essayer ne serait-ce qu’une fois, ne serait-ce que pour être témoins d’un premier projet commun réussi mais encore un peu limité, qui ne demanderait qu’à être concrétisé à nouveau.

 

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