Plaisir Coupable – Ridge Racer Type 4

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Bonjour et bienvenue dans un nouveau article sur un plaisir coupable. D’un certain côté, ce n’en est pas un car ce jeu est beaucoup apprécié, mais ça reste un plaisir coupable car la licence en elle-même est….particulière. C’est l’heure d’aborder Ridge Racer Type 4, et de parler au passage de cette licence qui comprend bon nombre de jeux.

Ridge Racer, c’est la définition même de la course arcade. 3 Tours, des voitures qui peuvent déraper plus facilement qu’une Trueno après une pression de frein et un bon coup de volant, des hommages aux licences Namco de partout, et pas de dégâts ; Hormis le chrono, vos adversaires partent avec une certaine avance : Tout le défi est de savoir prendre les virages, contrôler son véhicule et finir en tête le plus vite possible.

Depuis 1993 en borne d’arcade, la licence s’est d’abord développée sur des bornes d’arcade Namco avant de se retrouver sur PlayStation, puis Playstation 2, puis sur les consoles portables et sur Xbox 360 et Playstation 3. La licence à beaucoup changé au fil des années : Le côté pétant des couleurs et les designs des voitures ont beaucoup évolué, pour s’inspirer des championnats de tourisme japonais, des supercars du monde entier, quitte à emprunter des designs futuristes. Peu à peu, la nitro à fait son apparition, l’aspect « championnat automobile » est devenu plus marqué, mais la base est rester la même : Aller vite, déraper à des vitesses irréalistes et surtout, se coltiner une bande son qui est devenue….très éclectique.

Voici quelques liens de soundtrack : On est passées de sonorités très arcade et années 90 à de la techno survoltée. Pour ça, Ridge Racer peut laisser de marbre…ou séduire. Et pour l’anecdote, j’ai découvert la série avec Ridge Racer Revolution. Depuis le V, un gros changement à lieu, et on est passés à des morceaux très différents de ceux des années 90.

Motor Species

Alors…Pourquoi Ridge Racer 4 ? Car c’est l’épisode qui à amorcé le tournant plus « réaliste » (entre GROS guillemets hein) de la série. On passe vraiment à des courses qui ont lieu dans un championnat, dans des villes qui font moins arcade où hop, après un passage dans un tunnel de montagne, la ville laisse place à une station balnéaire en bord de mer. Ici, c’est des environnements urbains, ruraux, mais jamais mixés : L’univers reste cohérent, et même si les couleurs en course sont pas aussi vives, on dispose d’une jouabilité moins flottante et plus précise, et surtout de voitures marquées.

En effet, on choisit au début du jeu un fabricant automobile, plus une écurie. Chacune dispose de ses avantages, ce qui donne 4 constructeurs x 4 écuries pour un total de 16 possibilités. Sachant que le jeu propose exactement 321 voitures à débloquer, certaines avec des looks assez particuliers, vous n’aurez pas le temps de vous ennuyer. Et ce grain de folie peu omniprésent ici (les voitures restent avec des designs assez normaux sauf certains prototypes qui sont minoritaires) se retrouvera au fur et à mesure de la série. S’inspirant beaucoup des concept-cars de constructeurs mondiaux et d’un grain de folie, la série à gardé des looks pour ses automobiles assez fous, quand les voitures de fin du jeu ne sont pas des gros délires assumés ; C’est d’ailleurs dans Ridge Racer Type 4 que Pac-Man dispose pour la première fois de sa propre voiture. Et c’est quelque chose qui deviendra récurrent au fil de la série, avec parfois d’autres invités (New-Rally X, Dig Dug, Galaga…)

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C’est le seul épisode de la série à ne pas avoir de mini-jeu Namco au démarrage, mais celui dans lequel Reiko Nagase est véritablement apparue comme l’idol vedette de la série, même si sa première apparition date d’avant ce jeu.

Tantôt en jeune femme, tantôt en hôtesse de course, tantôt en pilote : Elle n’a pas changé d’un poil et fait partie intégrante de la série. Et les années n’ont pas eu raison de sa passion pour la course : En plus d’être une mascotte pour Namco, elle à une soeur cadette dans un Ace Combat, et toute tentative pour remplacer cette dernière s’est soldée par une montée au créneau des fans (notamment quand Ai Fukami était pressentie pour la remplacer.)

Ridge Racer 4 est donc un jeu incontournable dans la série, car il marque vraiment le tournant qu’a pris la série. Le jeu sort de son héritage arcade et passe à quelque chose qui ressemble plus à un jeu de « course » avec un mode championnat, des équipes, une limite de temps qui devient peu à peu accessoire et surtout : Des musiques électro très agréables avant que cela ne migre vers des délires aux portes du Nightcore, des designs de voiture qui commencent à se démarquer du passé avec des équipes et des prototypes, des circuits qui reviendront maintes fois dans la série, et une ambiance nous ramenant aux années 90, quand les après midi sur Playstation avec mon cousin et sous perfusion de Coca étaient inoubliables ; On s’en foutait des pixels ou de perdre, on savourait chaque virage, le challenge, et on se sentait comme des pilotes urbains driftant sur le périphérique de Tokyo alors qu’on était dans un appart en Auvergne.

Qu’est ce qu’est devenu Ridge Racer par la suite ? Une bande-son qui est partie en tête à queue, de la nitro pour aider à remonter le peloton (mais les adversaires en ont aussi, ce qui donne un aspect stratégique mais qui réduit l’écart hérité de l’arcade entre les pilotes), des nouveau circuits qui font encore équipe avec les retours d’anciens tracés, des épisodes portables en mode best-of des versions consoles, un spin-off assez anecdotique (Ridge Racer Unbounded, avec un peu de Burnout, une maniabilité lourde et du Skrillex dans la B.O), des versions mobiles free-to-play à gerber. Aucun jeu de la licence n’est arrivé pour le moment à reproduire ce changement qu’a instauré Ridge Racer Type 4. Et c’est beaucoup mieux ainsi.

Alors chopez le en CD ou en émulation, mettez même de l’eurobeat en fond, et retournez le temps d’un championnat dans les années 90. Cette époque bénie où l’on savourait un jeu sans être aidé, où les graphismes n’étaient pas un défaut pour s’amuser. Et même maintenant, Ridge Racer Type 4 garde sa place de choix dans mes jeux de course préférés, et c’est certainement le genre de jeu que j’ai testé le plus dans ma vie. Allez, j’y retourne.

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