Test – Darkest Dungeon

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Après avoir pris du recul, on peut l’affirmer sans peine : 2016 fut une année vraiment désastreuse. Un constat qu’on ne peut réfuter à cause des attentats et des célébrités qui nous ont quittés, mais dans tout ce désastre, une chose est sortie de son accès anticipé pour nous hanter sur les années à venir. Et ce nouveau cauchemar à un nom : Darkest Dungeon.

 

L’Horreur de Red Hook

 

Né du studio Red Hook, et comprenant un narrateur ayant fait des audiobooks des nouvelles d’Howard Philips Lovecraft (comme si l’hommage n’était pas évident), Darkest Dungeon nous place à la tête d’un hameau, après avoir reçu une lettre d’un de nos ancêtres. Ce dernier à entrepris, non loin de la demeure familiale, une expédition de la dernière chance pour redorer le blason de la famille. Mais cette expédition n’a pas fonctionné comme prévu : Ils s’attendaient à des richesses et du savoir, et tout ce qu’ils ont trouvé fut que désolation et folie.

C’est donc à vous, jeune héritier (ou héritière) que revient la tâche de gérer le hameau, qu’il s’agisse d’utiliser au mieux les bâtiments disponibles et surtout de créer une équipe d’aventuriers afin d’explorer le Donjon Ténébreux. C’est un scénario somme toute assez bref, et c’est pas réellement ici qu’est l’intérêt du jeu.

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Darkest Dungeon est un jeu que l’on peut ranger dans la catégorie du Rogue-Like avec quelques emprunts au Dungeon Crawler ; Il s’agit principalement d’un RPG au tour par tour en 2D où vous dirigez jusqu’à quatre aventuriers dans un donjon rempli de créatures, d’évènements aléatoires, et bien sûr de trésors (ou objectifs) qui motiveront votre exploration.

Vous 4 aventuriers se suivent en file indienne, et sont donc positionnés dans un ordre que vous réglez au début de l’exploration, ou pendant les périodes sans combats. Avec un panel de classes disponibles, qu’elles soient spécialisées dans le corps-à-corps, la distance, le soin, ou l’altération de statut, elles possèdent toutes un panel de compétences propres, qui seront utilisables suivant la position dans le groupe et qui pourront toucher selon la position de l’ennemi.

Rajoutez à cela que les personnages ont leurs préférences (préfèrent toucher des cibles au premiers ou derniers rangs), des caractéristiques aléatoires (résistances aux altérations d’état, esquive, force, etc…) et des traits de comportement qui s’obtiennent au fil de leur progression (bénéfiques ou handicapants), et vous obtenez un cocktail déjà complet de chiffres et de variables à prendre en compte pour constituer votre quatuor d’aventuriers. Et à cela, hommage à Lovecraft oblige, s’ajoute la « santé mentale », ou les points de stress.

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Car à côté des points de vie de vos personnages, qui seront affectés par les attaques ou les altérations de statut, se trouve une statistique allant de 0 à 200. Et plus vous augmentez, plus votre personnage commence à se sentir mal. Dépassez les 100 et votre personnage subira une affliction : Paranoïa, Masochisme, Egoïsme, Frayeur, Désespoir….mais aussi Vigueur, Courage ; Elles peuvent se révéler rarement utiles, et seront à prendre en compte lors de vos combats et de l’exploration. Un personnage égoïste récupèrera les trésors et les gardera pour lui, un masochisme s’infligera des dégâts au début de son tour, et j’en passe ; Ce qui semblait ressembler à des aventuriers courageux se muera peu à peu en humains désespérés et suicidaires.

Mais fort heureusement, quand l’exploration de donjons, les combats contre des ennemis repoussants, les décès par crise cardiaque (quand le stress atteint 200) n’auront pas eu raison de vos personnages, vous pouvez les soigner dans le hameau. Sorte de hub central, il possède des installations que vous débloquez très rapidement, et qui sont améliorables avec les legs que vous récoltez dans les donjons. Nouvelles compétences, amélioration d’un personnage, équipements, recrutement de nouveaux héros, mais aussi traitement des maladies, afflictions, et réduction du stress : Tout est là pour soigner votre équipe de bras cassés, tant que vous avez de quoi payer.

Sur son gameplay, Darkest Dungeon est une expérience complète, plutôt simple à appréhender en théorie mais qui se révèle vite exigeante et punitive. Le fait que chaque personnage est un agrégat de variables à prendre en compte, composer une équipe avec les avantages et défauts de chacun se révèle être parfois un calvaire. Et comme la mort permanente pèse au dessus de la tête de chaque personnage, tenter un donjon avec des persos à haut-niveau mais avoisinant les 150 de stress est souvent synonyme de décès.

 

Le Monstre sur le Seuil

 

Visuellement, Darkest Dungeon est irréprochable. Tout le rendu 2D dessiné et animé dans des teintes sombres et encrées renforce l’aspect sinistre et morbide du jeu. Vous aimez Dark Souls et Bloodborne ? Darkest Dungeon risque de vous plaire dans tout ce qu’il entreprend, avec une fluidité et des dessins au rendu unique. Et encore, je n’ai pas abordé le bestiaire, mais je vous en laisse la surprise.

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Pour la durée de vie, le temps de monter une équipe, passer les prouesses de progression que sont les boss, et surtout savoir gérer son équipe, le jeu se finit en pas moins de 80h. C’est une durée de vie énorme pour un jeu indépendant et pour un RPG, et même si les premières heures vous donneront pas l’impression d’avancer beaucoup, il faut s’accrocher ; D’ailleurs, Red Hook planche sur une mise à jour pour que l’expérience soit plus rapide à savourer, et ne pas forcément subir 80h de jeu, dans un mode optionnel.

Si j’ai laissé la bande-son à part, c’est qu’elle est tout simplement réussie. Elle colle à l’ambiance, est très sinistre, et donne tout autant de désespoir que nos personnages. Je vous laisse en lien la musique des combats, qui est sans conteste ma préférée du jeu.

Pour les DLC et le Multijoueur, Darkest Dungeon n’a pas de multijoueur, mais se verra ajouter prochainement un DLC solo, appelé The Crimson court, avec ce qu’on suppose être de nouveaux donjons, ennemis, et classes. A l’heure actuelle, peu d’infos ont fuité sur ce dernier.

 

Bienvenue à Arkham, Massachusetts

 

Darkest Dungeon veut votre mort. Ce jeu ne vous aime pas. Il possède un aspect aléatoire peu accueillant, et mettra à mal vos personnages. Dès le début, le jeu vous envoie un disclaimer vous rappelant que des morts auront lieu, des âmes seront brisées, et que votre réussite sera dûe aux nombres de cadavres alliés ou ennemis laissés derrière vous. Darkest Dungeon n’est pas un jeu recommandable aux nouveaux venus. Tout comme l’oeuvre de l’auteur dont Red Hook revendique clairement son hommage, ceux sont la psyché n’est pas rôdée au genre seront déboussolés, déçus, perdus, et laissés à leur sort. Pour les autres…le donjon vous attend.

 

 

 

 

 

 

 

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