Réflexions Diverses : Le Travail Partie II : Désillusions et Abnégation

Avertissement : A un moment, l’article évoquera clairement quelques personnes peu recommandables.. Si elles se reconnaissent et se sentent outrées, sachez que j’en ai rien à faire. Vous avez déconné, vous avez déconné. C’est plus mon problème.

 

En 2014, quand mon ancien blog était encore vivant, j’écrivais beaucoup de réflexions sur ce que je pensais de notre monde. Mais au fil du temps, non seulement certaines opinions ont changé, mais surtout, j’ai appris -a mes dépends- qu’au final, on pourra se fatiguer, gigoter, trépigner, faire des galeries d’images de pleurnicheries ou d’humiliation, les gens ne changent pas, ou difficilement.

La souffrance, la peur, les fait changer : Après tout, l’humain est un « animal social ». Surtout un animal. Et comme un animal, on l’éduque avec ce qui faut faire, pas faire, et la peur de la sanction. Et la peur, desfois, ça guide les gens vers telle ou telle personne politique, telle ou telle promesse pour protéger notre zone de confort et pas perdre la face, enfin bref : je vois des gens qui veulent faire changer les choses ; Malheureusement, je suis pas très convaincu sur les résultats à court terme, sauf si justement on met les personnes ciblées en danger, ou dans une situation de peur pour les faire réagir.

 

Cette peur et cette zone de confort, elle a été détruite assez vite chez moi, surtout pour le monde du travail. Sorti d’un Master 1 de Droit Fiscal, après les déboires de mon premier article sur le travail avec une patronne très discutable, j’ai décidé de rempiler dans un second article, pour vous témoigner la continuité de ce parcours. Par pour du pathos, mais plus pour essayer de faire réagir, et même si des mouvements comme la Nuit Debout l’ont fait, je voulais apporter ma vision à l’édifice : Vous avez le droit de pas être d’accord, mais j’espère surtout que ce texte saura apporter, au plus curieux et indécis d’entre vous, quelques conseils.

 

Article précédent sur le Travail, datant de Septembre 2014 :

https://3615ptv.wordpress.com/2015/09/15/xxxi-le-travail/

 

Incompétence et querelle d’égo

 

Après l’emploi mentionné dans le premier article, J’ai été animateur auprès d’enfants dans la ville où je vis, après un entretien d’embauche où j’ai répondu clairement, et de manière logique. J’avais rien révisé : J’ai juste été dans ces centres de loisirs près d’un tiers de ma vie actuelle. Cela à duré deux ans.

Généralement en primaire, et sans diplôme, (sachez que le BAFA est pas très reconnu par l’Etat contrairement au BPJEPS, plus formateur et ouvrant des portes sur la direction), j’ai été animateur vacataire. Donc, non permanent, d’abord en Temps d’Accueil Educatif, puis en centre aéré durant les périodes estivales. Outre le fait que lors des TAE, la « coordinatrice » présente une fois sur six et passant son temps à discuter avec les permanentes de sa vie passionnante (cf.NRJ12) n’a jamais daigné se demander pourquoi je n’avais pas accès au livret d’incident, que la direction m’a enjoint de demander aux permanents, mais que j’ai pas obtenu ni eu accès en 8 mois. Aucun moyen de sanction pour les élèves, dont certains foutaient le bordel et les parents croyaient en leur innocence. Outre une permanente qui semblait sous perfusion de sirop pour la toux chaque jour, la direction centrale était assurée par deux femmes, une mutée depuis peu, l’autre n’ayant jamais été animatrice.

Si vous pensez qu’on pouvait chasser l’ironie, sachez également qu’elle revient au galop. Si j’ai eu des sessions de vacances très agréables avec une équipe plutôt cool et cohérente, sachez que cela est parfois aléatoire : Vous pouvez très bien être envoyé sur une école correcte ou avec un public difficile, et dirigée par un référent plus ou moins strict et compréhensif. Les miens étaient plutôt sympas et compétents, et le public, outre quelques-uns dont l’éducation est à revoir ou déjà perdue, était plutôt correct. Malgré tout je tenais, et même si des cafouillages illogiques survenaient (manque de matériel, animatrice expansive et ennuyeuse, locaux qui servent à accueillir trois centres et aucune aide en retour, réunir tous les centres aérés et coordinateurs de la ville pour des olympiades à un stade avec peu de zones d’ombre sous un mois d’Avril avec 32° quand les responsables se fâchent tout rouge si les enfants sont au soleil en sortie), ce fut plutôt cool pour le relationnel, étant pas forcément à l’aise depuis mon enfance.

Pourquoi je suis parti ? Eh bien, il peut arriver que à un échelon plus bas que les autres mais avec le même boulot, vous fassiez tout aussi bien, voir mieux. Et que par volontariat, car vous travaillez « en équipe » et non pas en petits clans de gamines, vous débarrassez le matériel laissé ça et là par les autres. Et que plutôt que tout le monde prenne dans la gueule en réunion, un se dévoue en silence. Ce qui gêne par contre, c’est quand celui-ci évoque la vérité et à l’impression de faire la boniche. Mais comme on n’en a cure d’un échelon plus bas, on cause dans son dos, on essaie de l’évincer. On a pas les couilles ou les boobs de dire qu’on a merdé, on garde son petit statut de permanent dans un milieu où chacun se chie par derrière pour gravir quelques échelons, en oubliant qu’ils sont tout autant disposables que quiconque. Après tout, pourquoi s’embêter d’un CDD quand mon CDI me donne le passe droit d’être la patronne qui fait à moitié son taf ?

Et même si je crois moyen au contexte des attentats de cet été pour justifier le comportement de certaines personnes déjà très impulsives et discutables en temps normal, quand une de ces personnes est venue me cracher à la gueule devant les enfants toute l’hypocrisie de ses collègues/amies (et en gueulant comme une Nadine Morano ascendant Seine Saint-Denis), j’ai préféré partir. On pourra me sortir que X ou Y est mort mais le personnel reste en dehors du travail : Qu’elle se démerde à jouer les porte-étendards de la bien-pensance.

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Premier bilan : Dans un milieu professionnel, ne pas discuter, ni sympathiser. Surtout dans certains milieux où l’ambition rend les gens envieux, et que toucher à leur sacro-sainte évaluation est le pire des crimes. Ne jamais remettre en cause les pervers(es) narcissiques, des psychiatres (ou des asiles) seront bien plus adaptés que vous.

 

Perte de temps et supermarché humain

 

Entre temps, je me disais si je pouvais pas trouver dans mon secteur d’études. Après avoir échoué un concours de Catégorie A à 16 points (20 sélectionnés sur 3000) et une reprise d’études en IUT (en ayant fait une candidature irréprochable, fait 300 km en train à mes frais pour une journée porte ouvertes, ré-ouvert une procédure Admission Post-Bac, bien plus douloureuse que lire le Necronomicon), j’ai consulté l’APEC.

L’APEC, qu’est ce donc ? En gros, c’est « Pôle Emploi » pour les cadres. Alors que déjà,  j’ai visité Pôle Emploi et le seul boulot que je pouvais faire sans expérience était celui énoncé dans le premier article sur le Travail. Y’a aussi l’intérim, où mon dossier à donné « Je suis pas super optimiste. » Mais en plus d’avoir été humilié en cherchant de partout grâce au super conseil des parents « Faut pas faire le difficile », j’ai donc tenté l’APEC. Et j’ai eu une conseillère. Donc j’y suis allé, avec mon CV et un exemple de lettre de motivation.

La discussion commence, et plus elle avance, plus les conseils, la « motivation », à pris une tournure autre. Je veux bien comprendre que tomber face à une personne qui à fini par se reconvertir comme elle pouvait est assez défaitiste quand on demande 1 à 2 ans d’expérience pour des CDD de 6 mois payés au lance-pierre, avec des annonces aux profils juste absurdes.

Je veux bien. Par contre, utiliser un langage marketing 90% du temps, « savoir se vendre », avoir un CV en « tête de gondole », j’avais plus l’impression d’être un humain. En plus de me rappeler que, comme un produit en rayon, mon diplôme obtenu après 2 ans « perd de la valeur sur le monde du travail. ». J’avais une date de péremption, une valeur, et un nom. Et l’exemple censé me motiver / aider qu’on m’a présenté via son CV était celui d’un quidam de 30 ans sortant d’une école de Commerce à plus de 4 000 €/an. Le comble ? Si j’avais éventuellement des projets à faire, les deux conseils les plus utiles étaient de reprendre les études pour deux / trois ans en droit privé (regardez ceux qui le font pour être avocats) et faire quelque chose « car le marché du travail le demande et non car vous aimez le faire. »

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Alors, quand la conseillère m’a demandé « Quand est-ce que je vous revois », j’ai ri très fort dans ma tête, surtout que je recevais le message en passant devant une boîte BDSM. Quitte à me faire rabaisser alors que « Non, vous mettez de la bonne volonté, j’essaie de vous aider (sic) », j’aurais voulu déposer mon CV à la dite boîte : Pour une fois, c’est moi qui aurais dominé la situation, avec du cuir et des fouets en prime.

Second bilan : Même si des conseils pour les CV et les Lettres de Motivation sont les bienvenues car il y a plusieurs manières d’aborder la chose, ne laissez pas certaines choses vous décourager. Même si l’on vous dit que vous n’avez « plus de valeur » ou autre, ne doutez pas de vous. Vous êtes un putain d’être humain, et non pas une denrée périssable.

 

Mal-Etre et Incohérences

 

Sorti de tout ça, je cherchais un emploi. Et je suis tombé sur un dispositif d’Etat génial, ça s’appelle le Service Civique. Payé 570€ au mois, à temps partiel ou plein (le salaire est le même), le Service Civique « est un engagement volontaire au service de l’intérêt général, ouvert à tous les jeunes de 16 à 25 ans, sans condition de diplôme ; seuls comptent les savoirs-être et la motivation » comme l’énonce si bien le site d’Etat.

Alors j’ai postulé à une annonce d’une association étudiante. Ceux qui me connaissent depuis l’ancien blog doivent se demander par quel masochisme j’ai pu accepter ça compte tenu de mon ressenti face à la génération adolescente et ses lieux communs. Eh bah écoutez, j’ai été trompé par de la poudre aux yeux. Sans déconner, ils avaient l’air sérieux, avec leur 50 000 jeunes, leurs 14 000 likes sur Facebook et leur 9 000 membres, et tout leurs sacro-saints partenaires.

Il avait l’air sérieux, le Président sorti de GEA et d’un Master 2, vivant seul. Sérieusement, avec tous ses contacts à la Ville de Nice qu’il a du aussi illusionner avec ses tours de passe-passe à base de chiffres et de bonnes volontés. Sans déconner, 6 ans d’existence sans un Google Agenda ni un Drive pour synchroniser avec tous les membres les rendez-vous importants ou les projets. Mais que voulez vous : Partenaires, et surtout des likes. VAS-Y LIKE LA PAGE, SOUS MES YEUX. VAS-Y, DISTRIBUE DES FLYERS, MONTRE QU’ON EXISTE. MEME SI LES GENS SONT EN TRAIN DE BAISER INCITE LES A NOUS SUIVRE. Après tout, quand on a un partenariat avec des sex-shops pour avoir des jouets sexuels lors de soirées à thème…

A côté de l’aspect carabin assez malaisant, et de la guéguerre d’égo avec les autres associations étudiantes de la Ville, dont il montre lors de la formation leur position vis-à-vis d’eux avec l’évolution de l’homme jusqu’à la pendaison pour dire qu’on « les aura à l’usure« , c’était très drôle (ou dérangeant, au choix). Mais je viens de me souvenir, on doit dire « jeunes » et non « étudiants » car on cible même ceux qui n’étudient plus, ou pas encore à la Fac. Pourtant ça fait des soirées comme eux et le staff est composé majoritairement de ça. Et leurs rivaux font comme eux, et sans prête-nom pour assumer directement des soirées plus beauf que Bigard.

Et les Service Civique ? On les a engagés sur un des 10 pôles d’actions qu’ils doivent savoir par coeur ainsi que d’autres trucs (avec même une interrogation écrite ! Quelle conscience professionnelle !), on les répartit en fait de partout, et pas forcément sur ce pour quoi ils ont postulé. Sans compétences ni formation pour contacter les gens. Et ne parlons pas de celels dont après deux semaines, ils ont pas signé le contrat, et qu’ils voulaient faire travailler plus de 10h / jour, y compris de nuit. Pour 577€ mensuels, et en plus l’association perçoit des subventions à chaque service civique embauché.

Vous aussi, faites partie d’une association responsable, luttant contre le sexisme et les comportements discriminatoires, tournée vers le caritatif (Photos issues de la Page Facebook officielle.)

Encore que je m’en sortais bien et que je me suis retrouvé à gérer 9 pôles sur 10, faire les entretiens pour les autres service civique, participer aux réunions avec des partenaires et à la Préfecture auprès des groupes de lutte contre le Sexisme (quand à côté la soirée Projet X à été un succès, notamment les poupées gonflables mises en place par votre serviteur avec ordre de les emboîter à raison de 2 hommes par femme), non franchement tout allait « bien. » D’après le Président « je ferais des remarques quand je serai Président », pourtant personne semblait diriger le navire.

Bien sûr, si ça allait pas bien, soit t’as le couple de bénévoles qui desfois tourne dans le quartier voir si tout va bien, soit t’as le sacro-saint Président, nommé attaché parlementaire pour une proche de Sarkozy (Et c’est pas une blague), qui n’aime pas trop qu’on remette en cause son titre qu’il n’exerce plus officiellement, et dont toute petite vérité est retoquée à coup de « on verra avec l’avocat de l’association », même si la Service Civique à 18 ans et qu’elle s’inquiète de bosser de nuit après les 8h de travail habituel.

Troisième bilan : Dans une telle situation, devant un président dont l’égo et la réussite personnelle cache une situation anxiogène pour ses « employés » et « bénévoles » mais très profitable financièrement pour lui, qui ne semble pas galérer avec ses partenariats et ses pistons, fuyez. Ne vous tuez pas votre santé physique et mentale face à de tels personnages. Comme vous avez pu le lire, ce n’est que des apparences. Et croyez moi, j’ai passé sous silence d’autres casseroles démontrant que l’engagement se fait pas que dans un sens, et que tolérer trop d’incohérences peut être mauvais pour soi.

 

Ambition et Projection

 

Après cette expérience très…particulière que j’ai signalé avec des mails et de nombreuses pièces jointes à l’appui, j’ai retrouvé un autre service civique.

Contrairement à l’association précédente qui, forte de ses « prix » et de ses attaches politiques officieusement bien marquées, est en train de ressembler à un Radeau de la Méduse, j’ai trouvé un organisme bien plus détendu et autonome ; Même si les moyens semblent au premier abord plus « faibles », l’organisation est irréprochable, et si les missions sont pas les mêmes, elles sont bien plus civiques que le cas précédent où les missions « publiques » étaient suivies d’opérations en totale incohérence avec le message « responsable et « mature » crié à qui veut l’entendre. Comme dit au début, on ne change pas les gens, et les associations étudiantes non plus.

Du coup, durant mon nouvel emploi, on aura des journées de formation, dont notamment comment se faire des contacts. Chose que j’ai trouvé très paradoxale avec le principe du Service Civique.

Relisez plus haut : Chacun peut être engagé, que sur sa motivation, sans aucune condition autre. De ce fait, on peut parler d’égalité des chances, notion ayant été mis en avant y’a quelques années pour les politiques pour rassurer les milieux défavorisés : A profil égal, quelqu’un venant d’un milieu aisé aura, en théorie, autant de chances d’être pris que quelqu’un d’un milieu plus modeste, ou en difficulté.

Première chose : Se faire des contacts est pour moi une immense contradiction avec les valeurs que veut promouvoir le Service Civique, en aidant les jeunes sans aucune disctinction. Les contacts, c’est connaître des gens, faire des recommandations, ce qu’on appelle couramment « le piston ». Ajoutez à ça ce qu’on appelle la « reproduction sociale », où le fait que les parents aiment bien que leurs descendants fassent la même profession, ou travaillent dans le même secteur. Ils vont bien sûr tout faire pour assurer un avenir à leur enfant, quitte à payer des écoles privées et des prépas payantes dont les coûts annuels excluent certaines classes de la population, et recommander ça à leur entourage. Mon prof d’SES parlait des « rallyes » qui avaient lieu dans les classes bourgeoises où les familles entretenaient un cercle fermé pour leurs enfants afin qu’ils progressent de manière uniforme et leurs succèdent, quitte à se marier entre familles et assurer une pérennité. C’est, au final, se rabaisser à la même pratique.

Seconde chose : Agir d’une telle manière, à savoir faire des contacts, est un aveu d’échec. C’est l’échec d’une proposition d’offrir aux jeunes un plan d’avenir durable, et même si vous pouvez leur faire miroiter des promesses, dans les faits, en plus du copinage, l’avenir s’achète, ou s’obtient donc par copinage. Je suis sûr que vous avez tous eu des proches qui ont fait des écoles payantes grâce à leurs parents (tant mieux si c’est payé par eux-mêmes) et qui vomissent leur réussite en prenant un petit air hautain pour ceux qui n’ont pas eu cette chance. Appréciez leurs photos de week-ends d’intégration quand vous verrez que ces personnes, dénudées et/ou dans un état d’alcoolémie prononcé, seront les futurs cadres de demain, ou ceux qui auront à leur tour à recruter des jeunes sur leurs compétences, transmettre le goût du travail et de l’ambition, et inculquer le mérite et l’école de la vie chère à Léa Seydoux dans notre société. De tels écoles, prisées des « chasseurs de têtes » du secteur privé qui recrutent leurs prochains employés, et qui sont toutes classées par côte et j’en passe. Une compétition à grande échelle, une lutte d’égo et de cerveaux où l’argent peut rivaliser avec le talent, où au final l’humain n’est qu’un gigantesque produit en rayon qui cherche à s’affiner, s’imposer, se rendre utile, pratique, docile. Et on en revient à l’APEC, du coup.

Comment être optimiste dans ce bazar ? Vous n’avez pas de contacts ? Vous faites l’université ou autre chose. Et vu mon expérience, si vous n’avez pas les contacts, préférez les formations mélangeant théorie et pratique. Quand, dans mon collège et Lycée, on encensait les classes Prépa et qu’on évoquait l’université comme continuité en occultant les écoles privées, et qu’on disait « Y’a les filières générales….et les autres » comme si les filières professionnelles étaient faites pour des « idiots » ou les « débiles »…C’est peut-être au final l’option la plus professionnalisante, et même si l’emploi sera peut-être pas de la même envergure qu’une école de commerce ou au sortir d’une université, ce sera déjà un plus grand pas en avant dans le monde du travail.

Bien sûr, cela inclut de savoir ce qu’on va faire. Et les projets professionnels, à savoir lister ses compétences et ses désirs, c’est certes une bonne chose, mais c’est toujours un bilan de compétences couché sur un papier, qu’éventuellement on rédige soit avec un conseiller d’orientation, ou un conseiller Pôle Emploi plus compétent et moins endormi que les autres.

C’est pas du concret, c’est pas forcément réalisable. Alors certains tentent de partir à l’étranger. Que ce soit en Angleterre (Paye ton Brexit), dans un pays européen ou plus loin encore, c’est une belle chose de vouloir découvrir à l’étranger, si seulement cela peut déboucher sur quelque chose de concret plus tard, si cette expérience peut être utilisée. Là aussi, il faut savoir ce que l’on veut, et se demander si sacrifier du temps, de l’argent, et parfois ses sentiments pour un objectif professionnel pas forcément acquis est rentable. Il ne faudrait pas s’étouffer avec son ambition et se bercer d’illusions non plus ; A l’exception du Canada qui est très enclin à recruter, les autres pays sont plus ou moins dans le même cas que nous.

 

 

Et je conclurai cet article par un bilan de la dernière partie : Savoir ce que l’on veut faire est une chose, savoir si elle est réalisable en est une autre. Malheureusement pour moi, j’ai une vision des choses où le travail n’est pas ce qui me définit, mais ce que je suis en dehors de celui-ci. Je ne vis pas POUR mon travail, mais mon travail me permet de vivre. Je préfère user mon temps libre à me développer, découvrir, et ne pas devenir une coquille vide bonne à être mise en rayon dans le supermarché de l’emploi.

Bien sûr, ne jamais quiconque discuter nos choix de carrière : Même moi qui avais des a-priori sur des emplois, chaque emploi est au final complémentaire et utile, ce qui importe davantage est la personne occupant la fonction, ce qu’elle est en dehors de son travail. Car si l’on meurt demain, on retiendra pas forcément vos 25 ans de carrière chez Pimkie, mais peut être ce que vous avez accompli en dehors. Et quand viendra votre retraite, il sera peut-être trop tard pour (re)-découvrir le monde. L’ambition n’est pas forcément une course, tout comme quitter le domicile familial et avoir des enfants.

On est humains. On est censés cohabiter, et montrer mieux que des guéguerres d’égo ou abuser sur la base d’une hiérarchie. Le respect s’applique de partout. Et à toi, chère lectrice ou lecteur qui à lu cet article et qui appréhende ou qui galère à trouver un emploi, j’ai des amis avec des bac +5 et quelques qui ont dû se reconvertir aussi et abandonner des rêves, tout comme d’autres dont des cafouillages administratifs les empêchent de s’installer à leur compte et vivre de leur passion. Dans cet illogisme qui dépasse allègrement le monde du travail, ne perds pas espoir. Même si certains se rendront compte trop tard de leurs erreurs, il est temps pour toi d’éviter de sombrer dans les mêmes écueils.

 

-Une personne qui a guéri d’une dépression et qui à repensé sa vie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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