Test – DOOM (2016)

oif2i0y

A l’E3 2015, Bethesda-Zenimax dévoilait la première vidéo de gameplay de Doom, FPS emblématique des années 90. Rapide, nerveux, brutal, ayant donné naissance au « Doom-Like » et caractérisé par un jeu simple à prendre en main faisant la part belle au talent et à la mobilité du joueur, la première vidéo donnait pas envie. Un personnage pas rapide, plus proche de Doom 3 que les vieux .wad d’époque ayant connu une seconde jeunesse avec le Mod Brutal Doom de Sergent_Mark_IV. Et puis ça a fait boum là dedans. Et aujourd’hui, voici que je reviens sur l’un des meilleurs FPS de l’année.

 

Doom, quand votre coeur fait Doom

 

L’histoire est très minimaliste comme à l’époque, il est encore question d’un futur où l’UAC, société militaire et scientifique, essaie de canaliser les forces de l’enfer sur Mars pour le bien de l’humanité. Mais canaliser des démons étant aussi improbable qu’élire Jacques Cheminade et son programme spatial, ça foire, et la station Argent est envahie de créatures inhumaines.

Votre personnage se réveille, enfile une armure de combat et va essayer d’améliorer la situation. Et je dis bien essayer, car si le scénario est convenu (« on doit empêcher ça », comme nous rabâche l’I.A de la station), le Doom Marine (vous) n’en a absolument rien à foutre du scénario. Probablement comme vous d’ailleurs. Et ça dès les 5 premières minutes du jeu, où il envoie valdinguer un écran de briefing.

Rallumer des dispositifs pour empêcher l’enfer de s’ouvrir ? Il a une meilleure idée : Détruire les dispositifs et aller amener l’enfer en Enfer. Et l’enfer se négocie avec un arsenal plus que fourni, du Shotgun au BFG, en passant par des petits nouveaux comme le fusil Gauss. Ca se prend pas la tête, et même si les développeurs ont voulu mettre un semblant de scénario, ce dernier est dispensable.

doom-2016-05

 

Ensuite, passons au coeur même du jeu : Le gameplay. Même si le jeu a été adapté à la manette avec une possibilité d’une roue de sélection d’armes, jouer sur PC procure une expérience proche de celle d’origine : Déplacement rapide et réactif, aucun rechargement pour la plupart des armes, avec quelques ajouts qui montrent que le jeu est fait par des mecs qui ont joué à Brutal Doom : Finish moves gores et jouissifs à souhait, armes à la puissance démentielle et avec un excellent feeling, des boyaux et des tripes qui giclent volontiers des ennemis.

Même si quelques ajouts sont plutôt bienvenus sans être invasifs (amélioration des stats de notre personnage, modules d’armes, défis optionnels donnant des runes à équiper), et d’autres discutables (grenades qui se rechargent avec une jauge, tronçonneuse à l’essence limitée…), le jeu est très fun à jouer. Il conserve toute l’essence des Doom originaux, avec des niveaux labyrinthiques où l’on fera la pêche aux clefs colorées et aux secrets cachés dans le niveau, des vagues d’ennemis bien décidés à vous exterminer, des barils explosifs, et même pas mal de verticalité qui offre des situations plutôt inédites.

doom_sp_pc_review_13
Un jeu sans prise de tête.

Niveau graphismes, le jeu est très joli à l’oeil, avec énormément de réglages graphiques possibles et une optimisation très bien réalisée. Même avec une carte graphiques datée de 2 ans (ce qui est mon cas), jouer avec l’échelle de résolution et les multiples options permettra d’obtenir un rendu satisfaisant, fluide, et mettant en beauté le moteur du jeu et ses environnements. La première virée en Enfer est mémorable. Bien sûr, jouer sur PC est un plus non négligeable.

Niveau durée de vie, tout dépend si vous aimez explorer le jeu. Il m’a fallu un peu moins de 15 heures pour le finir, mais ce fut 15 heures de montée en puissance exponentielle du personnage, de brutalité sans bornes, et de défouloir.

Bring It On !

 

Attaquons la partie sonore. Si l’habillage sonore est correct dans l’ensemble, je vais m’attarder sur la musique. Signée Mick Gordon qui avait déjà fait la soundtrack de Wolfenstein The New Order, la bande son de Doom avait une règle d’or selon lui « No Metal ». Le résultat : Autant de morceaux d’électronique-industrial, avec quelques riffs de guitare  pour couronner le tout. Ce qui en ressort est une soundtrack brutale, tout à fait pertinente, que je préfère à celle des Doom originaux, désormais. Combien de fois j’ai écouté ce morceau, n’empêche…

 

Passons également sur l’aspect multijoueur, et autant le dire de suite : Je suis absolument pas fan du chara design des marines UAC en multi. On dirait un rip-off des derniers Halo, et j’aime pas la voix de l’announcer en multijoueur, bien trop sage. Doom est censé être un jeu brutal où le skill fait la différence et non pas un bordel kikoolol avec des skins d’armes et une vitesse de déplacement normale.

 

20160517144432_1

Par contre, un énorme bravo pour l’outil de création de maps SnapMap, très fluide, simple à prendre en main, et puissant. Ayant déjà testé beaucoup d’éditeurs de contenu in-game (Trackmania 2, Forge d’Halo, Editeur de map de Far Cry 2 entre autres, LittleBig Planet), celui ci est très bien pensé et pourra donner vie à des créations complètement tarées, et la communauté est déjà très prolifique sur ce point.

 

BFG : Big Fu**ing Game

 

En bref ? Ce Doom ? Foncez. Ne vous fiez pas à la première vidéo de gameplay. Plus ça va, plus ça revient à un feeling d’époque, qui s’est adapté aux années 201X et aux FPS modernes, mais Doom est tel un vieux réac : Dans un milieu très souvent stéréotypé et très codé, il n’essaie de pas changer et ramène à l’époque où le FOV à plus de 110 était monnaie courante, le rocket jump une seconde nature, et les killing spree le mètre étalon du skill. Doom est donc un retour dans le passé, certes, mais avec un grand sourire, plein de sang sur l’écran, et des spasmes de strafing intensif. Et j’en veux encore, et sur PC.

 

 

 

 

Publicités

Laisser un commentaire ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s