Test – THUMPER

maxresdefault

Aujourd’hui, à jeu spécial, article spécial. Et malgré tout ce qu’on a pu dire sur le jeu vidéo, je dois y reconnaître une  critique qui est très pertinente pour le jeu que je vais tester aujourd’hui, à savoir l’addiction. THUMPER m’a déjà conquis par ses premiers trailers, nous vendant un jeu « basé sur l’agression musicale et visuelle. » Un jeu de rythme fondé par le studio DROOL, comportant d’anciens membres de chez Harmonix. Et j’approche du final, et chaque fois que je quitte l’ordi, le jeu continue à martyriser ma psyché, le rythme reste en tête, et cette folie visuelle me poursuit.

 

1,2,3, Feel The Beat

 

THUMPER est sous son aspect d’OVNI un jeu de rythme, avec toute les composantes scoring et d’exécution parfaite qui sont généralement demandées. Vous jouez une sorte de scarabée propulsé à toute vitesse sur un tracé psychédélique se distordant et se métamorphosant au fil du jeu, et vous serez confrontés à des ennemis peu variés, notamment une tête squelettique et horrifique qui vous balancera des obstacles en plein visage. Y’a aucun scénario et on s’en fout. THUMPER n’est pas là pour raconter une histoire, mais pour les sensations qu’il procure.

 

Niveau gameplay, tout est fait pour vous mettre mal à l’aise. La vitesse d’affichage, les flashs lumineux, les sons, et la brutalité des coups que vous aurez à porter. Une touche pour taper sur les cases lumineuses, que l’on peut maintenir enfoncée pour se protéger des pics sur la route. On peut également combiner la touche avec une direction pour tourner, survoler la piste, ou faire un écrasement. Votre scarabée peut encaisser un coup selon votre réussite sur le tracé ; même si l’interface est minimale, le jeu reste entièrement compréhensible, grâce à un code couleur qu’on a pas tout le temps de regarder, tellement on est happés par le jeu.

Et à partir de là, le jeu commence. Les 8 longs niveaux sont autant de combats contre le jeu, qui n’en a absolument rien à faire de vous. Dès le premier niveau censé servir de tutorial, on apprend la grosse partie des mouvements du jeu, et le tutorial se complète dans les deux niveaux à venir. Petit à petit, des segments vous demanderont d’assimiler l’exécution parfaite de séquences pour avancer. Et c’est ainsi que l’enfer l’expérience commence, où la partition est un chargeur, et votre scarabée une arme. Et chaque note, chaque touche tapée sont autant de coups de feu que le jeu reçoit, et dont vous sentez le retour.

863327-thumper-windows-screenshot-clearing-a-barrier

Visuellement, c’est déconseillé aux épileptiques. Ca va vite. Très vite. Mais que c’est grisant. De vraies sensations, les visuels sont carrément psychédéliques et mettront votre santé visuelle et mentale à mal, en vous demandant par moments ce que vous regardez, quelle est la signification de tout ça. Un insecte, affrontant une tête robotique squelettique dans un vide visuel aux couleurs et artefacts étranges, c’est à vous retourner la tête. Mais vous aurez pas le temps de réfléchir, croyez-moi.

Et musicalement ? Chaque note, virage, élément du jeu produit un son, et c’est un véritable combat sonore sont vous serez à la fois spectateur et acteur. Si vous aimez le noise et la musique électronique, ça devrait le faire, même si la soundtrack du jeu est assez particulière.

thumper-2

 

Niveau durée de vie, le jeu peut se finir assez vite, en moins de 6 heures si vous faites le jeu d’une traite. Les premiers niveaux sont de l’apprentissage à la dure, et les derniers segments du jeu deviennent horribles. Car ils vous mettront à mal, vous demandent de l’exécution parfaite, et n’auront rien à faire de vos faiblesses.

Le jeu comprend un tableau des scores, pour l’aspect multijoueur. Aucun DLC n’est prévu, mais on en redemande volontiers.

 

Ce jeu m’a THUMPER

THUMPER, c’est une drogue. THUMPER, c’est un truc improbable qui, depuis le premier trailer, m’a hypé. Et manette en main, c’est de la folie furieuse. Si le test est court, c’est que je me suis limité à expliquer brièvement le gameplay, et ne pas vous parler des niveaux séparés souvent en plus d’une dizaine de segments (séparés par des checkpoints).

Le jeu mérite clairement d’être découvert. C’est ne pas rendre honneur au travail de DROOL de regarder quelqu’un y jouer. C’est clairement une expérience visuelle, sonore, et ludique qui vous poussera à bout, vous fera pester contre sa difficulté par moments, mais qui vous fera ressortir changé. Car une fois balancé à toute vitesse sur un tracé musical qui massacre votre zone de confort sans aucune sommation, c’est un véritable duel à mort que vous accomplissez contre le jeu, et ces sensations retranscrites visuellement et de manière sonore sont hallucinantes. Et si vous êtes assez fous pour vouloir y jouer avec un casque de Réalité Virtuelle, je ne peux que vous enjoindre à oublier vos préjugés sur les jeux de rythme : THUMPER est à faire, absolument, rien qu’une fois.

 

 

 

 

 

 

 

Publicités

Laisser un commentaire ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s