Test – No Man’s Sky

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Développé par le Studio Hello Games à qui l’on doit Joe Danger 1 et 2, No Man’s Sky fut présenté y’a de cela 2 ans lors de l’E3 2014. Il devait s’agir d’un jeu très ambitieux, où l’exploration de planètes générées de manière procédurale était l’un des points forts. Depuis, beaucoup d’interrogations ont entouré le jeu : Minecraft dans l’espace ? Exploration, Combat, Crafting ?

Quel est vraiment le but de No Man’s Sky ? Comment l’aborder ? N’est ce qu’un simulateur de promenade, un open world connecté avec des interactions, ou encore autre chose ? Aujourd’hui, on est sortis de la nébuleuse, et l’on sait vraiment ce qu’on est venu faire dans cette galaxie.

 

Space Oddity

 

Le jeu vous fait démarrer sur une planète abandonnée, votre vaisseau en piteux état et avec un Pistolet multi-fonctions comme seule arme. Votre but : survivre en récupérant des matériaux, voguer de planète en planète, et atteindre le centre de l’univers.

Pour cela, plusieurs voies s’offriront à vous, et déboucheront toutes sur une fin différente. Mais le jeu en lui-même n’est pas lié qu’a cette histoire, et c’est surtout l’exploration de cette galaxie qui sera le plus important. Enfin, jusque-là, je pensais que cela me comblerait amplement.

 

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Maintenant, prenez les premières vidéos de No Man’s Sky. A quoi s’attendre d’après vous ?

  • Un Minecraft de l’espace ?
  • Un jeu d’aventure dans l’espace ?

Eh bien…revoyez vos ardeurs à la baisse. Finalement, l’histoire est assez accessoire, et l’exploration sera l’unique intérêt du jeu. Mais que doit-on faire entre temps, pour avancer ? Je vous le donne en mille : Faire le mineur.

Depuis le début de votre aventure, No Man’s Sky vous demandera de glaner des ressources. Généralement des Minéraux ou des Isotopes, ces derniers serviront à alimenter le réacteur de votre vaisseau, et également à recharger votre multi-outil et vos systèmes de survie. Du coup, le jeu se résume à cette boucle :

Arriver sur une planète > Si c’est le cas, activer le point de contrôle, chercher la pierre de connaissance planquée > récupérer matériaux et isotopes > Crafter dans l’inventaire si c’est le cas de quoi alimenter le saut spatial > Sortir de la planète > Aller sur une autre planète / Système Solaire

Et vous recommencez. En boucle. Jusqu’à atteindre le centre de la galaxie.

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Alors certes, y’a de bonnes idées. Comme par exemple les races extraterrestres avec qui vous pourrez interagir, avec leur langage propre. Cela vous demandera de parler avec eux, trouver des pierres de connaissance, pour apprendre les mots de leur langue ; En effet, rien n’est traduit au début !

Egalement, les vaisseaux extraterrestres se posant dans les stations spatiales seront autant de camarades d’échange pour obtenir et vendre vos récoltes, et accessoirement obtenir un nouveau vaisseau (et un stockage amélioré).

En parlant de l’inventaire (et de l’ergonomie en général), on se dirige dans les menus grâce à un curseur peu pratique (et même si l’on joue à la manette), le crafting est lourd, et on arrive très vite à remplir son inventaire. Certes, on peut transférer du vaisseau à sa combinaison très facilement, mais on arrive très vite à jeter ce qu’on trouve pour préférer de quoi alimenter notre vaisseau.

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En ce qui concerne les planètes, l’aléatoire fera beaucoup dans votre expérience de jeu. Qu’il s’agisse de la faune et la flore qu’on penserait sortie d’un remake HD de Spore, de l’atmosphère parfois toxique, brûlante, ou glaciale à laquelle s’adapter, sans parler de la colorimérie des planètes, vous pourrez très bien tomber sur une planète magnifique et agréable, comme un caillou aux teintes mauves et rouges qui semble constamment dans l’obscurité.

Pour résumer, No Man’s Sky aurait tellement pu avoir un gameplay plus profond et beaucoup plus d’idées sur la base de son univers. Ce qui me fait tiquer c’est que le jeu, malgré son moteur procédural, ne pèse que 3 Gigaoctets. J’ai mal pour les joueurs consoles qui ont payé un blu-ray 60€ rempli que de 3 Gigaoctets, mais où est passé le reste du jeu ? Les gunfights contre les sentinelles (drones scannant la planète pour voir si vous mettez pas le bazar) sont mous, les combats spatiaux manquent de pêche, le jeu entre rapidement dans une routine de minage peu passionnante pour peu que l’on se lasse pas de l’exploration de planètes pouvant osciller entre le splendide et le médiocre.

Star Hustler

 

Je vais revenir sur les graphismes en détail, après avoir évacué la question de la colorimétrie des planètes et de la faune qui dépendra de la génération procédurale, et qui pourra changer votre expérience avec celle d’autres joueurs. Je ne peux donner d’appréciation exacte sur l’aléatoire, tout comme sur celles des planètes, car même après avoir fini le jeu en ligne droite, je n’ai pas tout vu, même si j’ai vu des biomes et des morceaux de créature se répéter.

Le jeu peut donc osciller entre l’agréable et l’inégal : toujours est-il que je trouve le vaisseau du joueur manquant cruellement de détails, tout comme l’ensemble du jeu. Cela est peut-être un parti pris, mais en se rappelant que le jeu pèse que 3 Go sur PC, y’a tellement à rajouter.

 

Outre la musique composée par 65daysofstatic et les sons plutôt réussis, mon exploration spatiale fut malheureusement ternie par le gameplay. Et quitte à avoir de la musique un peu plus rythmée, j’ai essayé de mettre à côté du Lazerhawk, Miami Nights’84, Mitch Murder pour avoir quelques musiques d’ambiance spatiale. Mais la monotonie du jeu m’empêchait de les apprécier à leur juste valeur. Donc, j’aurais tellement aimé cette musique à la place.

Potentiellement infinie, la durée de vie dépendra de votre résistance à la monotonie et à la routine du jeu, quand l’exploration vous aura lassé.

Outre un petit bonus de précommande, l’aspect multijoueur du titre vient dans le fait de renommer les planètes et les découvertes que l’on fait ; Un seul serveur regroupe toutes ces découvertes, visibles donc par les autres joueurs, sans que ces derniers puissent se croiser. Dommage.

 

« Work, Mexican, Work »

 

No Man’s Sky, jeu pour lequel les premières vidéos et le pari d’un univers gigantesque m’ont tellement ambiance, est une cruelle déception. Actuellement, le peu de gameplay réellement présent, ce dernier étant assez routinier, m’a refroidi assez violemment.

Tellement de choses auraient pu être rajoutées. Même si c’est une petite équipe derrière ce jeu, qu’il s’agisse de l’ergonomie, des interactions possibles, du crafting, de la construction (ce qui serait super génial), No Man’s Sky pourrait tellement offrir plus que son générateur de planètes procédural. Hélas, il n’en est rien, et j’ai l’impression d’être face à une coquille vide. Et puis sur PC et PS4, y’a encore de l’optimisation à faire. Mais à ce niveau là, c’est qu’un détail dans le vide spatial des choses manquant à ce jeu.

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