Test – FURI

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Desfois, un jeu peut sortir de presque nulle part, et faire sensation. Et histoire de bien faire les choses, ce jeu peut posséder des atouts indéniables : Un gameplay qui mélange les genres dans un hommage loin d’être uniquement racoleur, un character design signé par un artiste à qui l’on doit un manga culte, et une bande-son qui invite de très bons musiciens qui ont leur propre patte et style. Et aujourd’hui, on est chanceux : FURI mélange tout ça.

 

Kill Bill Them

Furi, c’est l’histoire d’un homme, muet et sans nom, emprisonné dans un monde mystérieux. On ne sait rien de lui ni où nous sommes ; Par chance, un homme avec un masque de lapin va nous libérer, et nous tapera la causette (et de ce fait fera avancer l’intrigue) entre chaque affrontement.

Furi est une quête de vengeance d’un homme, dans un gigantesque boss rush qui ne se cache pas de ses multiples influences. En dehors de chaque combat, les discussions de notre allié seront illustrées par la marche incessante de notre héros jusqu’à son prochain adversaire, qui ont tous comme point commun de l’avoir enfermé dans la prison dont il vient de s’évader. Et entre chaque duel, des décors très réussis viendront sublimer cette vengeance.

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Et dans ce magnifique écrin, Furi possède une qualité indéniable : Son gameplay. Le jeu ne ralentit jamais, et encore heureux : Certains ennemis demanderont des réactions à la frame, ce qui n’est pas étonnant pour un beat-em-all…qui comprend des phases de Shoot-em-up façon Danmaku. Vous avez bien lu, ce jeu alterne entre du combat au corps à corps et du shoot. C’est fou, mais ça marche très bien.

Notre héros possède un pistolet qui peut charger ses coups, une épée qui peut charger une attaque et bloquer, et une esquive qui peut être chargée pour aller plus loin. C’est simple sur le papier, assez rapide à prendre en main. Et puis le premier boss arrive. Et là, il va falloir apprendre ses coups. Attendre le bon moment pour taper. Foncer tête baissée dans Furi vous mènera à votre perte ; Comprendre l’ennemi est crucial.

La progression du combat est dictée par une barre de vie et des « manches » pour vous et le boss ; Evidemment, le boss est mieux loti avec minimum 4 manches. En remporter une (en lui vidant sa barre de vie) vous en redonne une, et perdre vos 3 manches vous donne le droit de tout recommencer. Si vous pigez pas ce que je viens de dire, remplacez « manches » par « vies. »

Et quitte à avoir le chara designer d’Afro Samurai et une volonté affichée par The Game Bakers de rendre hommage au jeu vidéo japonais et à des personnes comme Kojima, le jeu affiche malgré lui un foutu esprit shônen. Le « foutu » est pas très péjoratif ici, car les boss vous demanderont d’apprendre , d’échouer, de recommencer. Dark Souls est passé par là, avis à vous si vous n’êtes pas chaud pour recommencer 10 fois les 5/6 phases d’un boss avant de réussir.

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Niveau réalisation, le jeu est beau, mais sur un plan visuel, assez science-fiction et étrange. Après, on note du clipping sur les cheveux du héros, et quelques petits bugs sur les versions consoles. Heureusement, les soucis sont très légers et n’interviennent pas en combat. C’est fluide, rapide, et très fluo.

Maintenant, la bande son. Alors, si je dis Lorn, The Toxic Avenger, Waveshapper, Carpenter Brut, Scattle dans la bande-son, cela va donner des étoiles dans les yeux de beaucoup de mélomanes stalkant SoundCloud. Quant à mon petit favori dans le tas, Carpenter Brut (<3), il signe quelques morceaux me faisant légitimement demander : « A quand le prochain EP ? »….. Outre le quart d’heure fanboy, ça tue musicalement. Tout le temps. Point.

Estimer la durée de vie de FURI est variable, selon le mode de difficulté choisi (3 en tout) et le nombre d’essais. Et y’a même un mode speedrun. Je l’ai fini en un peu plus de 15 heures car certains boss m’ont vraiment envie de jeter ma manette et le PC avec. Mais jamais le jeu est injuste.

 

Faste et Furieux

Furi est le genre de jeu indépendant qui, à première vue, te fait demander : « Mais ça a l’air trop cool ! Je veux essayer ! »

Puis ensuite, on essaie. Avec la musique, le gameplay rapide et grisant, et les ennemis qui ont tous la classe.

Et puis on meurt, on recommence. Et comme dans tout shônen, on y retourne après avoir échoué. Encore et encore. Quitte à faire une petite pause.

Et puis, une fois fini, on sent qu’on a accompli quelque chose.Qu’on a évolué, que l’on a montré au jeu qui est le patron. Que l’élève à dépassé le maître.

Et si vous hésitez à le prendre, il est dispo tout Juillet sur le Playstation Plus. Quant à moi, j’ai trouvé mon nouveau péché mignon. Je ne sais quoi dire de plus. Jouez-y.

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