Test – Etrian Mystery Dungeon

 

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Etrian Odyssey, la fameuse licence connue par les férus de dungeon crawling pour ses jeux exigeants mais très addictifs, s’accorde aujourd’hui un cross-over intéressant avec les Mystery Dungeon (Shiren The Wanderer), connus en France pour leur itération avec Pokémon. Mais que donne donc le mix des Donjons Mystères avec une licence phare des Dungeon Crawler ?

 

Etrian Wanderer

 

Etrian Mystery Dungeon nous envoie dans la ville d’Aslarga, qui est une petite bourgade connue pour sa proximité avec de nombreux donjons magiques dont la composition change à chaque visite. De nombreux villageois s’y sont essayés, beaucoup de guildes et d’aventuriers solitaires partent en expédition dans ces derniers.

A la tête d’une guilde fraîchement arrivée, vous allez former une troupe d’aventuriers locale, qui aidera autant au développement de la ville qu’a l’enquête sur les fameuses ambres qui se trouvent dans les donjons, et qui semblent avoir une influence sur la faune et la flore…

L’histoire n’est franchement pas le point fort du jeu, mais n’est que prétexte à l’exploration de donjons à la génération semi-aléatoire, à la quête de trésors, lorgnant presque vers le rogue-like d’un Rogue Legacy.

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Combiner Etrian Odyssey, qui est une licence connue du dungeon crawler à la difficulté ardue et aux mécanismes fourbes, avec les Donjons Mystère où l’exploration de donjons ainsi que la gestion de nos trésors fait partie intégrante du jeu est une très bonne idée. Sur le coup, Spike Chunsoft a emprunté le style de la licence d’Atlus et le mélange fait des étincelles. Sans être totalement inaccessible, Etrian Mystery Dungeon se révèle être plutôt intuitif, et comprend assez de mécanismes pour qu’un joueur en difficulté puisse essayer aisément une nouvelle approche.

Dans la ville, on pourra sauvegarder et stocker argent et biens à l’auberge ; La Forge sert à acheter et vendre armes, objets, armure et matériaux utiles aux objets en vente ; Le Hall de Guilde servira à recruter et gérer votre réserve d’aventuriers ; L’architecte vous fournira quêtes et des plans d’amélioration des quartiers de la ville (avec des avantages à la clé) ; Enfin, le quartier culinaire vous permettra de manger des repas améliorant votre prochaine expédition, et obtenir des quêtes secondaires.

Dans les donjons, notre équipe de 4 aventuriers se balade en file indienne ou se positionnera lors des combats, afin de terrasser les ennemis qui croiseront votre chemin. Outre une attaque de base, les personnages ont tous une jauge de « magie » leur permettant d’utiliser des compétences, qu’on peut attribuer à des raccourcis pour les envoyer plus aisément. De l’A-RPG qui passe au tour-par-tour quand les ennemis vous attaquent, et il est possible de gérer individuellement chaque personnage (en faisant grimper une jauge de « burst » qui sert a utiliser des compétences de groupe par la suite), auquel cas l’I.A gère les 3 autres persos de votre équipe.

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Les donjons comprennent plusieurs étages, des magasins itinérants, des pièges, des trésors, et une génération aléatoire qui pousse le joueur à construire des Forts, afin de fixer la disposition des donjons et permettre, après avoir progressé dans le jeu, de commencer directement l’exploration depuis un fort, scanner la zone, ou permettre une meilleure riposte face aux DOE.

Même si le jeu comprend plusieurs systèmes très intéressants, à savoir un système de faim à gérer dans les donjons, les Forts, les FOE de la licence Etrian Odyssey sous le nouveau nom de DOE qui sont des mini-boss, et que toute mort de votre équipe dans le donjon (ou si votre équipe de secours à échoué) entraîne la perte des objets et richesses accumulées par l’équipe, le jeu ne fait pas honneur à la difficulté des Etrian Odyssey.

Les DOE sont un peu plus gérables que dans Etrian Odyssey, les Skill Tree des 9 différentes classes peuvent donner des résultats hallucinants, et l’on arrive sans mal après quelques sessions de farm à accumuler suffisamment de richesses et de matériaux pour améliorer son équipe. Les Forts permettent de faire gagner de l’expérience aux personnages de votre guilde qui ne sont pas dans votre équipe (il suffit de les dispatcher à des forts construits dans des donjons), et les objets que l’on trouve dans les donjons sont assez utiles.

C’est, pour le coup, un peu moins frustrant que la série originale, mais ce spin-off a le mérite de proposer une autre formule, certes un peu plus répétitive, mais tout aussi plaisante à jouer.

 

Dungeon of Despair….Oh, wait.

 

Les graphismes sont comparables à la série des Etrian Odyssey, entre des personnages au look légèrement chibi, mais qui restent néanmoins tout aussi stylisés que l’environnement dans lequel ils évoluent. Le bestiaire est directement emprunté des épisodes d’Etrian Odyssey, ce qui ravira les fans de la licence.

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La durée de vie est potentiellement moins longue, mais se chiffre tout de même en un peu plus d’une trentaine d’heures. Le fait est que le jeu ne se veut pas frustrant malgré la perte d’équipement et les DOE, et il est tout à fait possible de gagner de l’expérience sans se lasser, tester les possibilités des compétences de chaque classe, et s’en sortir. Le jeu propose son lot de quêtes annexes qui récompensent assez utilement le joueur.

Les musiques sont des reprises des thèmes d’Etrian Odyssey par moments, mais restent dans le même ton. Elles sont toutefois légèrement trop courtes (boucles) et auraient gagné à avoir plus de longueur avant de boucler, ce qui se ressent et ennuie un peu quand on fouille un donjon depuis 10 minutes et que la musique à déjà bouclé 4 ou 5 fois.

A noter également que le jeu comprend des fonctions StreetPass pour partager ses données de guilde, et quelques DLC sous forme de missions additionnelles.

 

Critical Hit ?

 

Etrian Mystery Dungeon est un bon petit jeu, qui certes n’a pas la difficulté d’Etrian Odyssey, mais se révèle moins frustrant et assez différent de celui-ci pour pas passer inaperçu. Ne serait-ce que pour la direction artistique, les quelques challenges qu’il propose, ainsi que la jouabilité, il reste assez sympa. Ca peut être, toutefois, un bon moyen d’inciter les gens à Etrian Odyssey qui est très différent dans son gameplay. Le choc sera rude, mais c’est cela qu’on attend d’un Etrian Odyssey : Du défi, être plus malin que le jeu, pouvoir mourir sans s’en rendre compte. Hélas, Etrian Mystery Dungeon est bien trop sage sur cet aspect, mais mérite le coup d’oeil.

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