Test – Super Time Force Ultra

STFU

Crée par le studio Capybara à qui l’on soit Sword and Sorcery EP, un jeu d’aventure musical avec un direction artistique en pixel art reconnaissable et très jolie, Super Time Force Ultra est leur création suivante, qui consiste en un Run and Gun qui joue avec le temps. Et, accessoirement, d’un humour débile et assumé.

TARDIS are for dummies

 

198X. Alors qu’un inventeur arrive à créer la première machine à remonter dans le temps, il rencontre son lui du futur, le Commandant de la Super Time Force, qui sont un groupe de mercenaires remontant le temps pour empêcher les catastrophes d’arriver, et accessoirement réecrire l’histoire. Mais le monde est menacé par les Blounbots du Dr.Infinity, qui veut empêcher la STF de modifier l’histoire. S’ensuit une quête à travers le temps pour la STF qui désire réécrire l’histoire, avec tout autant d’ennemis que de situations délirantes.

Le jeu possède un scénario complètement absurde et un humour qui l’est tout autant : Blagues, jeux de mots, personnages hauts en couleur (y compris dans votre roster de persos) et briefings de missions complètement alambiqués qui justifient, par exemple, la vente du Saint Graal pour renflouer une chaîne de restaurants médiévaux. Vous allez rire, c’est volontairement débile, en référence à beaucoup de films des années 80-90, et vous continuerez dans ce délire.

 

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Le gameplay est très intéressant dans son concept de maîtrise du temps. C’est d’ailleurs le plus important.

Si l’aspect run et gun est très simple à comprendre avec un personnage pouvant tirer dans 8 directions avec possibilité de rester immobile ou verrouiller son orientation, disposant d’un tir normal et d’un tir chargé aux propriétés variables, c’est vraiment l’aspect temporel qui fait le seul du jeu.

Au début de votre mission, vous choisirez un des persos de votre équipe. Beaucoup sont à débloquer et sont tous aussi débiles les uns que les autres : Du dinosaure en skate à l’étron armé d’un Magnum, la sélection est tout aussi variée que les compétences de chaque perso. Mais, si en mission, vous venez à mourir pour une quelconque raison (une balle suffit), vous avez la possibilité de remonter le temps jusqu’au début du niveau et de reprendre la partie avec un nouveau personnage (et pas forcément le même) et de jouer à nouveau, avec l’ensemble de vos précédentes incarnations à l’écran.

Une fois ceci pris en compte, si vous sauvez la vie d’un précédente incarnation, elle pourra se joindre à vous, vous octroyant une « vie » pour l’incarnation en cours, et rajoute son tir « chargé » au tir chargé de votre personnage en cours. Sauvez la sniper avec votre fusilier, et le tir chargé fera le coup du fusilier er celui du sniper en même temps.

Maintenant, les niveaux regorgent d’objets pour vous aider, comme des rembobinages supplémentaires (qui sont limités par niveau), du temps en plus (chaque niveau doit être bouclé en moins de 90 Secondes) et des artefacts pour débloquer des persos. Généralement, un niveau commence par quelques personnages tués, réincarnés, défouraillant les adversaires pendant que le personnage que vous jouez fonce vers le final…Et 4 minutes après, c’est une force armée (de toutes vos tentatives) qui défouraille le niveau à vos côtés, toutes vos « morts » vous aidant à infliger plus de dégâts en un temps record aux ennemis. C’est bordélique, fun, et le retour dans le temps est parfois stratégique.

 

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Aussi beau que Sword and Sorcery, STFU se paie une direction en pixel art regorgeant de détails, de références, et d’animations plutôt drôles. Et les environnements sont plutôt variés, et les effets visuels bien réalisés, même quand ça pétarade avec 20 de vos persos à l’écran.

 

Back to the (not so far) future

 

Le jeu comprend 4 mondes composés de 3 ou 4 niveaux (boss compris), et un mode Helladeck où vous pourrez accomplir des défis plus dans la veine d’un mode Co-Op de Portal 2, où le but est de jouer sur la coopération entre vos personnages pour résoudre des énigmes. On ne s’ennuie jamais, d’autant plus que le jeu nous incite à collectionner les objets disséminés dans les niveaux pour débloquer les personnages secrets. Les versions Sony et Steam ont d’ailleurs des persos exclusifs bien drôles.

 

La bande son est de la chiptune bien réalisée, composée par 6955 qui va de pair avec l’aspect pixel art et film d’action complètement débile du jeu. Pour ma part, je n’ai pas trouvé ça transcendant, tellement concentré par l’action et le WTF permanent à l’écran.

 

Time Wars

 

Même sans multijoueur (de la Co-Op aurait été drôle, on a qu’un leaderboard…), STFU peut être résumé à « Je dois sauver le monde mais j’ai pas le temps. » Sauver les Dinosaures, vendre le Saint Graal sur eBay, re-découvrir l’Atlantide…Oubliez la logique et STFU.

Drôle, addictif par son système de rembobinage qui n’est jamais frustrant (au pire, on se dit que le prochain personnage joué sauvera le précédent), Super Time Fun est un run and gun honnête, divertissant, mais dont l’histoire aurait mérité d’être plus longue. On fait le tour de la campagne assez vite, et bon nombre de références possibles auraient tellement mérité leur place. Même si cela me laisse un peu sur ma faim, Super Time Force Ultra reste à essayer, ne serait-ce que pour pouvoir jouer avec le temps pour faire n’importe quoi.

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