Test – Undertale

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Petit jeu indépendant sorti de nulle part, Undertale est la création de Toby Fox, après un financement participatif réussi et une promesse d’un RPG à l’ancienne inspiré par Earthbound (le personnage étant connu de la communauté du dit jeu grâce à des Rom Hacks, entre autres). Toutefois, le jeu à connu un franc succès critique, qu’en est t’il donc ?

 

Let’s Be Friends

 

Undertale nous raconte l’histoire d’un monde divisé entre humains et monstres. A la suite d’une terrible guerre entre ces deux mondes qui a mis fin à une paix (a priori) durable, les monstres ont été envoyés dans « L’Underworld », loin de l’humanité, dans un lieu inconnu où aucun humain n’a mis pied jusqu’à présent.

Vous vous réveillez dans ce monde sous les traits d’un petit enfant au nom laissé à votre discrétion. Et s’ensuit une épopée dans un monde très particulier…

Si Undertale s’est autant illustré chez beaucoup comme étant un jeu fantastique, c’est très certainement à cause de son histoire. Alors, sans spoiler, sachez que Toby Fox à prévu plusieurs fins ainsi que beaucoup de mécanismes qui brisent le quatrième mur : Le jeu se souvient de vos précédentes parties (et tous les choix liés), de votre choix de laisser en vie (ou non) des ennemis, de vos choix de dialogue, et se permet de casser les codes du RPG avec de nombreuses répliques absurdes, de blagues à l’humour variable, et des mécanismes de gameplay que je vais détailler ci-dessous. Mais gardez à l’esprit que chaque action, le jeu s’en souviendra, sans que le jeu se prétend être méta ou une réflexion. C’est juste drôle, inattendu, et très What The Fuck.

 

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Le jeu se joue comme un vieux J-RPG : Avec notre personnage aux sprites simplistes, on explore un monde regorgeant d’éléments interactifs, avec en sus une gestion très « minimaliste » de l’inventaire : Un peu plus d’une dizaine d’emplacements, utiliser un objet l’équipe ou le consomme.

Et n’essayez même pas de vendre vos objets inutiles, les vendeurs vous enverront balader en disant que leur échoppe n’est pas une boutique de prêteurs sur gages.

Et je parlais de l’interactivité dans ce jeu : N’hésitez pas à faire « chier » ce jeu. Faites ce que bon vous semble, pas ce qui vous est indiqué. Parfois, ça peut être intéressant.

En ce qui concerne les combats, l’attaque se passe sur une barre à arrêter au bon moment sur une jauge (et votre arme équipée peut changer le mécanisme), sans nul besoin de faiblesses ou résistances typiques des RPG au tour par tour. Outre également la possibilité de fuir ou épargner le monstre au fil du combat, vous pourrez discuter avec lui et parfois changer le cours du combat : Il pourra être pacifique à votre égard, ressentir des sentiments, et plein d’autres réactions inattendues ; Undertale est un jeu où vous pouvez expérimenter, finir le jeu sans tuer personne, et essayer, si le cœur vous en dit, de caresser la tête d’un chien qui vous attaque pour voir jusqu’à quel point il apprécie ça. Par exemple.

Et je ne vous parle pas encore des attaques ennemies : Pour esquiver, vous devrez déplacer un cœur, représentant votre âme, dans un carré blanc. Et chaque ennemi possède son modèle d’attaque à esquiver comme dans un shoot’em’up. Et parfois même, votre cœur peut avoir son comportement altéré par l’ennemi. Autant dire que vous allez voir des combats assez délirants.

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Le jeu en lui même reprend des graphismes dignes d’une Super Nintendo. Ce n’est pas la course aux graphismes qui prime ici, mais c’est très agréable si l’on aime le retro-gaming, sans être la chose la plus efficace que l’on puisse voir en pixel-art, loin de là. L’intérêt d’Undertale n’est absolument pas dans les graphismes, et ne voyez ici pas plus loin qu’un hommage de Toby Fox à Earthbound.

 

Feeling….Bonely ?

 

Pour la durée de vie, il est tout à fait possible de finir Undertale en moins de 6 heures. C’est très court, mais le jeu comprend une sacrée replay value ne serait-ce que pour tenter les multiples fins, et recommencer le jeu avec les ennemis vous disant par exemple « Hé mais attends, tu ne m’avais pas déjà tué ? C’est quoi le délire ? »

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Undertale comprend également 101 morceaux, pour chaque instant du jeu, et PNJ important. Et parmi tout cela, il y a des merveilles. Je vous déconseille d’écouter la bande son avant d’avoir fait le jeu (risque de spoilers), mais sachez que certains thèmes sont très bons, entre chiptune et électronique énervée, épique, et très motivante.

 

Use your d e t e r m i n a t i o n.

Je serais moins exstatique que beaucoup de critiques qui voient en Undertale la 8è merveille du monde. Mais toutefois, force est de reconnaître que Undertale est un jeu assez atypique, avec beaucoup de mécanismes rappelant qu’un bon jeu doit divertir, surprendre, et même parfois questionner le joueur. Le scénario, qui parle beaucoup d’amitié, de sentiments et de rapport à l’autre est en ce sens bourré de bonnes intentions.

En ce qui concerne l’humour absurde, il reste en deçà de mon mètre étalon (Jazzpunk, couillon à souhait), mais possède pour lui un système de combat à la fois simpliste et permissif sur ce qu’il est possible de faire avec les ennemis. Et tous ces bons points, pour un jeu indépendant, sont un beau pied de nez aux jeux AAA génériques et linéaires parus fin 2015. Undertale ne méritait pas l’anonymat, et le public à su lui donner raison.

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