Test – Steins;Gate

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Adaptation d’un visual novel sorti sur PC avant 2010, Steins;Gate est aujourd’hui disponible sur les Consoles Sony, par le biais d’une sortie boîte / numérique sur PsVita, PS4 et PS3.

Qu’en est t’il alors de ce visual novel, qui est reconnu par beaucoup comme un mètre étalon de l’écriture dans ce type de jeu ?

 

Welcome to Future Gagdet Lab

L’histoire nous balance dans un Akibabara de 2010, dans la peau d’Okabe, un scientifique tout aussi intriguant que lourdingue : Ce dernier s’imagine être un agent à la solde d’une pseudo-organisation secrète, luttant contre une sorte de société secrète attentant à sa vie : c’est pourquoi il s’est inventé un faux nom / prénom, ainsi que ses proches camarades un peu moins perchés que lui : Mayuri, qui travaille dans un Neko Maid Café et conceptrice de tenues de cosplay, bien qu’un peu simple d’esprit ; Daru, le stéréotype du geek aux quotes un peu perverses sur les bords, hacker talentueux et féru de demoiselles en 2D.

Tout ce beau monde va être entraîné dans une histoire sordide : Okabe va être témoin du décès d’une personne (Makise Kurisu) qu’il reverra ensuite sans aucun souvenir de cela ; Des textos envoyés y’a 15 minutes seront datés d’une semaine auparavant ; Et, par dessus tout, leur dernière « invention » qui est un micro-ondes activable par téléphone va produire une téléportation de son contenant, ainsi qu’une faille temporelle. Mais ce micro-ondes va se révéler être bien plus que cela, et cette machine temporelle improvisée va entraîner de nombreuses conséquences…

L’histoire est très complexe a résumer, est saupoudrée de science (voyages dans le temps), de références à la culture otaku et d’internet (@channel qui est ni plus ni moins que 4chan, des titres de jeux savamment remaniés, Akibahara et ses maid cafés, mode de vie…), et pour cela, le jeu à très bien saisi son époque et son contexte, en livrant des références loin d’être gratuites et fan service.

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Abordons le gameplay. Peut t-on réellement parler de gameplay avec Steins;Gate ? C’est une très bonne question, car le jeu se limite à enchaîner des lignes de dialogues, sans aucun mini-jeu. Certes, le jeu propose plusieurs fins, un mode skip, une sauvegarde (rapide ou non) à n’importe quel moment, mais on se coltine généralement que du texte à lire, en anglais. Même si certains moments cassent un peu le rythme, c’est globalement bien fichu.

Egalement, on pourra dégainer son téléphone pour répondre (ou non) a des messages qui auront une influence sur le scénario. A vous également de choisir le mot-clé qui influencera votre réponse. Par contre, une fois le « mot-clé – réponse », impossible de revenir en arrière pour choisir une autre possibilité, le message est envoyé directement. Dommage.

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Sur les graphismes, le chara design ainsi que toute la partie graphique est réussie. Le monde otaku-scientifique est retranscrit avec une patte graphique très colorée, et des personnages aux traits fins, aux couleurs agréables avec beaucoup de dégradés. J’ai l’impression de parler de peinture, mais globalement, la partie graphique s’en sort avec les (grands) honneurs, et réussit à imposer un style plutôt unique. Vous reconnaîtrez aisément Makise Kurisu (et les autres protagonistes) de très loin parmi tout ce qui est crée en personnages de jeux vidéo japonais, car Steins;Gate à un rendu particulier.

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Steins;Gate dépendra grandement, sur sa partie longévité, de votre rapidité à lire en temps normal un livre et votre résistance à la routine quand vous en lisez un. Je suis généralement quelqu’un qui à du mal à enchaîner un certain nombre de lignes de dialogues sans aucun à-côté (mini-jeu, rebondissements, etc), et quand on parle de livres réels, j’ai du mal à enchaîner plus de deux chapitres (ou un certain quota de pages) sans ressentir un certaine fatigue.

Quoi qu’il en soit, Steins;Gate vous laisse avec plusieurs fins disponibles, et selon votre rythme, vous progresserez plus ou moins rapidement dans l’intrigue.

Personnellement, il m’est arrivé de faire un chapitre sur une ou deux semaines, car j’avais du mal à enchaîner tout ce texte sans à-côté, avec parfois des baisses de rythme et des moments que j’ai trouvés dispensables (les moments maid-café par exemple).

Mais au final, après 30 heures, j’en ai vu le bout, et mon cerveau à fondu. Très complexe, avec beaucoup de rebondissements qui vous perdront. A côté, les épisodes de Doctor Who avec Steven Moffat sont plus aisés à comprendre.

Les musiques d’ambiance sont tout aussi discrètes qu’elles mettent en place une ambiance sonore peu invasive, mais participant à la lecture de ce jeu. Cela remplit son rôle, mais n’est pas vraiment inoubliable.

 

El. Psy. Kongroo.

J’avais entendu beaucoup de bien de Steins;Gate avant de le faire, et j’ai décidé de sauter le pas en achetant la version PsVita.

Je n’ai nullement été déçu. Hormis quelques personnages et passages qui cassent le rythme de cette quête scientifique du voyage dans le temps, le jeu comprend son lot de personnages importants, de questions, de variables qui vous perdront. Je ne vous spoile pas bien sûr pour ne pas gâcher la surprise, mais vous allez littéralement avoir des maux de tête avec tout ce que le personnage principal entreprend avec le voyage dans le temps.

C’est très bien écrit, ça mérite parfois un peu de dégraissage (c’est pas droit au but comme un Danganronpa, ça tergiverse un peu), mais c’est une pure merveille.

Et n’oubliez pas : El. Psy. Kongroo.

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