Edito : Le Jeu Vidéo pourra t’il améliorer son image médiatique et générale ?

Bonjour et bienvenue dans cet édito consacré à un sujet…particulier. Je me doute bien que l’intitulé n’est pas super évocateur au premier abord, donc je m’en vais le préciser de suite en introduction. Comme ça, cela permettra de définir exactement de quoi il en retourne, car j’avais plusieurs idées de titres, mais pas assez pertinentes à mon goût.

Quand je parle d’image « médiatique » et « générale », je vise ici l’appréciation qui est faite du loisir vidéoludique par des non-joueurs. Cela comprend tout simplement des personnes ne pratiquant pas ces loisirs, mais également ceux qui doivent expliquer ce phénomène sans forcément être spécialisés sur la question. Cela inclut donc par exemple des parents, des personnes agées, des personnes qui ne s’intéressent pas à ce loisir, mais également certains journalistes, et personnalités possédant une tribune publique pour s’exprimer. Quelle image ont-ils de ce loisir ? Quels sont encore les soucis à corriger ? Que faire pour cela ? Ces trois questions correspondent aux trois temps de cet édito.

L’image qui est faite du Jeu Vidéo.

Si l’on interroge quelqu’un qui ne pratique pas du tout le jeu vidéo, c’est à dire, qui ne joue même pas au dernier free-to-play sur son iPhone ou quelconque application à micro-transactions sur son smartphone, il peut arriver que ce loisir soit décrit, parfois, selon un des arguments suivants.

Arguments qui, par moments, méritent que l’on s’y attarde un peu plus, non seulement car ils sont faciles, mais car également, ils témoignent de l’image de non-initiés sur ce média, et qu’il est bon d’avoir un avis neutre sur la question.

  • C’est idiot et ça ne développe pas l’individu.
  • Le Jeu Vidéo n’a rien d’un art, c’est juste un divertissement à la con.
  • Un loisir de beauf ou les femmes sont forcément des objets.
  • C’est que de la violence, pan pan boum boum.

Je vais prendre les deux premiers de cette liste.

Tout d’abord, il existe des jeux qui ne sont pas idiots. Il n’existe pas que des jeux vidéos dont le but est de s’amuser. Il existe également des jeux qui permettent d’apprendre, de créer.

Que l’on parle de :

  • La série Professeur Kawashima sur Nintendo DS qui a été un carton marketing pour des adultes souhaitant faire des exercices de stimulation mentale évolutifs (Et pour y avoir joué, ça ne rend pas plus intelligent ou quoi, mais les épreuves proposées permettent de faire fonctionner des réflexes et de la compréhension rapide, ce qui est plutôt agréable.
  • Plus vieux encore, les Adibou sur PC (et plus récemment, la Vsmile de Vtech et autres appareils de constructeurs à portée ludo-éducative) permettent aux plus jeunes de s’amuser et d’apprendre. C’est comme l’exemple ci-dessus, c’est parfois de la gymnastique mentale, parfois des quiz.
  • Des jeux de Stratégie et Gestion comme Europa Universalis qui, même si certains jeux à portée historique ne sont pas forcément exacts à la réalité, permettent d’avoir un minimum de renseignements sur une période donnée, ce qui est bon à prendre ;
  • Des jeux de réflexion, tels que Portal, ou encore Echochrome, qui font appel à une…réflexion du joueur pour sortir de puzzles et continuer la progression.

Un jeu n’est pas forcément idiot. Ce n’est pas parce que le loisir était pratiqué par de jeunes personnes qu’on doit être condescendant encore aujourd’hui. Les méthodes ont évolué, les genres aussi. On a aujourd’hui des histoires interactives, des jeux de réflexion, des jeux de stratégie et de gestion…Il est réducteur de réduire la globalité du jeu vidéo à un simple appui de boutons avec un objectif linéaire et prévisible. Les temps ont changé, l’offre aussi.

Deuxièmement, un jeu Vidéo n’a rien d’un art, c’est juste un divertissement à la con. D’accord.

Je pense qu’il est assez étrange, alors, que des musées et des expositions s’intéressent aux Jeux Vidéo et aux petites mains qui sont derrière. Au moment où j’écris cet article, une exposition à lieu à Paris sur les Jeux Vidéo Français avec des illustrations, storyboards, et de nombreux éléments utilisés lors de la confection de certains jeux.

Et outre ces expositions, il existe bon nombre d’artbooks, comprenez des carnets d’illustration, croquis, rendus de jeux vidéo, qui reviennent sur une licence, un artiste, ou un jeu en particulier. ET en ce qui concerne la musique, la composition musicale est de plus en plus reconnue, avec des concerts en Live parfois repris par des orchestres classiques, des reprises, de nombreux artistes qui s’en inspirent. C’est sûr, c’est pas la dernière émission de Cauet que l’on peut qualifier d’art alors que c’est aussi un divertissement, sauf si l’Artbook de Cauet correspond aux mensuels Playboy et la Bande Son correspond à la compilation NRJ Music Awards.

Mais j’ai occulté deux points. Les deux derniers cités plus haut. Je l’ai fait par logique : Ces deux points sont, par exemple, des freins à l’acceptation par beaucoup du jeu vidéo non pas comme un divertissement mais un art. Et quand bien même j’ai donné des exemples démontrant que le Jeu Vidéo, sur le fond, possède des qualités qui peuvent en faire un art, il est hélas freiné par certains messages véhiculés qui nuisent encore à sa réputation ; Cette réputation constitue la réelle question de cet édito, mais je voulais adopter une démarche plus globale.

Mais qu’est ce qui gêne ?

La violence et l’aspect beauf. Et par aspect beauf, je parle de la propension à voir les femmes comme soit des potiches qui sont des poitrines sur pattes, des personnages de charme juste pour appâter le chaland, ou simplement des personnages tellement clichés qu’ils n’avancent pas de nouveaux archétypes de personnage. Si j’ai fait le parallèle avec Cauet, ce n’était pas fortuit, et c’était bien pour faire une illustration un peu exagérée.

Mais traitons d’abord de la violence et laissons les frivolités pour la suite. La violence dans le jeu vidéo peut prendre plusieurs formes, qu’elles soit visuelle, verbale, ou psychologique. Comme en vrai, les personnages d’un jeu vidéo peuvent être instigateurs et / ou victimes de la violence dans toutes ses formes. J’ai publié la review y’a quelques temps de Hatred et Ethnic Cleansing : Même si ce dernier est clairement un étron de racisme nauséabond, Hatred à fait parler pour sa violence, alors que les JT diffusent les faits divers et faits d’actualité quotidiens pour faire vendre du titre : Viols, Morts, Attentats, Conflits de toute nature et j’en passe, pas étonnant que la Madame Michu de Bourg-En-Palette s’inquiète quand Pujadas lui dit que les jeux rendent violent, et que les licences qui se vendent le plus chaque année comprennent souvent de la violence, Call Of Duty en tête.

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Je tire peut-être sur l’ambulance, mais récemment, Call Of Duty a entrepris une campagne de communication sur Twitter, où le compte s’est mué en un vrai-faux live d’actualités relayant une fausse attaque terroriste en Thaïlande. Même si la démarche à fait parler d’elle et est une réussite de communication, c’est sur le plan de la méthode que c’est discutable. En quoi relayer une fausse attaque terroriste est quelque chose qui est censé donner une meilleure image du Jeu Vidéo ?

C’est génial, d’autant plus que Call Of Duty est, au bas mot, une des licences les plus vendeuses chaque année, le jeu de tir « militaire » hollywoodien où les scénarios sont autant d’excuses pour justifier les missions du jeu, et autant d’idées pour mettre en œuvre les derniers délires d’armement et de mise en scène avec des scripts.

Un vidéaste ayant beaucoup oeuvré dans le Jeu Vidéo, Usul, avait fait un épisode dans son émission « 3615 Usul » (Le 3615 de mon blog étant un clin d’oeil) parlant de la « guerre », sublimée dans le jeu vidéo, mais lourdement atroce dans la vie réelle. Il serait, pour le coup, peut-être temps que la violence ne soit plus qu’un effet spécial gratuit et sans portée dans une œuvre, ce qu’elle est malheureusement trop souvent.

L’autre point concerne l’aspect beauf. Et par aspect beauf, ça va parler de seins, de fesses, et d’image de la femme qui en prend un sale coup.

Que l’on commence avec les protagonistes féminins du type « Princesse Peach » qui se fait constamment enlever car elle est un être « fragile » et « faible » incapable de se défendre, les personnages dont le chara design est fait pour appâter le jeune « mâle cisgenre hétéro » comme on le lit sur Tumblr, et que l’on aille à l’aspect purement fan-service en jouant de ces atours avec des plans de caméra racoleurs, des situations grotesques, il est peut-être temps de changer de disque.

Je ne dis pas que tout doit être fait de filles au physique « disgrâcieux » et aux petites poitrines en réaction extrême aux spécimens que l’on croirait sortis de certains rêves humides de réalisateurs de films d’animation, mais que si la démarche est accomplie pour casser ce stéréotype, soit elle doit poursuivre un objectif bien précis (dérision, humour), mais également poursuivre un propos et une image d’un personnage défini et au possible loin des carcans habituels : Une certaine parité et un égal des hommes est souhaitable.

Toutefois, je parle de « dérision », et « d’humour » : Par exemple, le Japon crée des jeux où les proportions féminines ne sont pas soumises à la gravité et à des métabolismes humains, et il y a une autre culture, qui repose surtout sur l’aspect « humoristique » et « imaginaire » de ce qui est représenté. En fait, ce qui est imaginaire chez eux est propice à tous les délires parfois de mauvais goût, alors que ce qui est réel (Exemple du porno) est censuré, et fait preuve d’une grande timidité à cet égard. Je ne doute pas que certains trucs sortis du Japon sont parfois crées pour faire « rire » (chacun appréciera cet humour), mais si on le regarde avec un œil Occidental, on n’en a pas la même appréciation, et c’est parfois ellipsé par certains discours. L’exception culturelle n’est certes pas une excuse, mais le processus créatif n’est pas le même entre eux et nous.

Cet aspect « beauf », pour en revenir à lui, tend à beaucoup faire des persos féminins des canons de « beauté » ou des personnages qu’on affine pour les rendre racoleurs. Quiet de Metal Gear Solid V a fait parler d’elle, ainsi que sa figurine à la poitrine « molle » qu’on peut serrer / desserrer, et les exemples sont nombreux, ainsi que certaines remarques de journaleux, de membres de forums, et de joueurs. Ce qui est fort dommageable, car c’est l’ensemble des utilisateurs de ce média qui en prend pour son grade.

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Non, pas tout le monde acquiesce sans broncher des personnages au design volontairement faits pour attirer et ce, sans véritable message derrière (Catherine doit en être l’exception), tout comme certains rôles et stéréotypes un peu faciles.

Comment on pourrait changer cela ?

Déjà, prenons l’aspect violent. Peut être que donner un réel message derrière la violence, faire peser son poids, ne pas la rendre gratuite et sublimée de manière automatique serait un bon moyen. Egalement, adapter le public et l’informer peut être un bon moyen. Les consommateurs sont un peu responsables, du moins je l’espère ; Si ma phrase est peut-être candide, c’est que je crois que certains sont pas trop cons pour différencier réel et virtuel, contrairement aux médias qui pensent qu’un joueur applique à la vraie vie ce qu’il voit dans un jeu vidéo. Ce qui, si c’était le cas, me vaudrait une descente de la DGSE illico presto dans mon appartement.

Cela devrait passer aussi par la communication, même si là encore, des moyens colossaux sont faits pour vendre, peu importe le public visé.

Pour l’aspect beauf, je pense qu’une certaine part des choses doit être faite. Non seulement de la part de certains éditeurs qui ne devraient pas faire dans un racolage gratuit. Comme au cinéma, dans la mode ou dans la peinture, un design est fait pour véhiculer un message, il y a une idée derrière. Si l’on met une poitrine plus « généreuse » à un protagoniste féminin, c’est pas seulement pour alimenter les fanfics et fanarts licencieux, en plus d’obtenir une pluie de commentaires graveleux. Cela doit avoir un sens. Et si cela est gratuit et simplement à but commercial, il est plus sage de s’abstenir.

Après, je pense également, et ce sera l’ouverture de mon édito sur une question plus large, c’est la communication sur le Jeu Vidéo. Le public visé a été « analysé » dans sa « majorité » bruyante et malheureusement, quand on souhaite attirer le chaland et lui offrir ce qui l’intéresse, on appelle aux bas instincts.

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Morandini l’a compris, les Vidéastes YouTube en quête de clics l’ont assimilé, tout comme d’autres entreprises : Ce qui surprend, choque, attire le regard et l’attention, chez les jeunes mâles, c’est les seins et les fesses. Allez, on joue dessus !

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Et quand vous voyez ironiser certains personnages alors qu’ils ont recours à ce type de stratagème racoleur pour appâter, on se demande réellement qui est le plus beauf / « pute à clics » / graveleux. Si l’on arrêtait de faire ce genre de rapprochement entre le gloubiboulga assimilé de travers érotisme-pornographie (Carole Quintaine qui à fait une télé-réalité et posée nue, aujourd’hui chroniqueuse, Katsuni dans Le Visiteur du Futur), la femme-objet (Les cosplayeuses jouant de leur physique connaissent étrangement un certain succès), et cette utilisation volontaire de ces codes pour produire du contenu, on risque pas d’améliorer la chose.

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On pourrait arrêter d’être juste vulgaire, et commencer à se demander si repenser la communication, plus que l’utilisateur du média, n’est pas ce qui permettrait de redorer l’image du Jeu Vidéo.

J’espère que cet édito vous aura fait réfléchir. Même si, dans mon précédent blog, j’avais évoqué le cas du Cosplay et du féminisme actuel, tout comme le cas de la violence, cet édito avait pour but final d’amener une piste de réflexion, et se demander si la publicité d’un média peut, à elle seule, faire ou défaire la réputation de celui-ci, et l’appliquer au jeu vidéo.

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Je vous laisse seuls juges à la sortie de cet édito, qui est probablement un peu gratuit, enfonce probablement des portes grandes ouvertes, ou sera peut-être sexiste, rétrograde, écrit par un coincé en manque selon certains, mais il est bon de faire naître une prise de conscience. Je suis convaincu qu’on peut effectuer une part des choses sans sombrer dans des extrêmes de puritanisme ou de gratuité lubrique, il suffit juste de trouver un équilibre valable à l’ensemble du Jeu Vidéo et de ses acteurs, joueurs comme communicants.

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Un commentaire sur « Edito : Le Jeu Vidéo pourra t’il améliorer son image médiatique et générale ? »

  1. Tu as bien résumé ce que le grand public pense du jeu vidéo. Mais j’avais vu une étude où même les gens qui jouent qu’à des petites applications et truc du genre ne se considérés pas comme des joueurs jouant à des jeux vidéo, donc bon, même eux pensent parfois que les jeux vidéo sont qu’un truc à la con.

    Bon, je vais parler du côté beauf.

    Il y a vraiment un gros souci dans la représentation des femmes dans le jeu vidéo. Entre les clichés hyper typés comme la fille récompense, l’innocente et pure femme sans défense, les nanas avec des anatomies irréalisables, les personnages satellite qui n’existent juste par rapport à un personnage masculin…

    Le souci, c’est qu’on ne traite pas les personnages masculins et féminins pareil. Par exemple, un personnage féminin va forcément avoir en costume bonus / DLC un truc sexy ou au moins fan service, un personnage masculin, ça va être très rare, il va plutôt avoir un truc classe.

    Puis il y a dans le gameplay aussi, les filles sont souvent des magiciennes, des soigneuses ou un truc à distance quand il y a plusieurs classes. Dans un jeu de baston, elles font être souples et lever leurs jambes bien haut. Alors attention, tout ça n’est pas mal en soi, le souci c’est que c’est souvent la seule option pour le personnage féminin. Je ne demande pas à ce qu’il n’y est plus de magicienne et on n’ait que des guerrières au corps à corps, mais juste que ça soit plus varié.

    Ensuite, on a la façon dont les joueuses sont traitées. On a le cliché comme quoi la gameuse est pas douée, pas cultivée, et qu’elle ne joue à des jeux hyper connus sans vraiment aimer le jeu vidéo, et le cliché comme quoi elle ne fait ça que pour montrer ses nichons et recevoir des compliments comme quoi elle est trop bonne. Alors attention, il y a sûrement des gens comme ça, comme il y a bien des kikoulols à la con, mais ce n’est pas la plus grosse partie, il y a plein de joueuses qui ne sont pas comme ça et sont fatiguées de ne pas pouvoir ouvrir leur gueule sans des préjugés comme quoi « elle a même pas fait le jeu », comme quoi « on peut jamais rire avec ses féminazis ».

    Il faudrait juste traiter les joueuses comme des joueurs. Si quelqu’un fait une remarque, il faudrait qu’on est la meilleure réaction que ça soit un gars ou une fille. Si la personne est inintéressante, on devrait l’ignorer que ça soit un gars ou une fille. Si la personne est bien, on devrait l’encourager mais sans la mettre sur un piédestal comme quoi c’est le St Graal, que ça soit un gars ou une fille.

    Il faudrait aussi arrêter de ne penser qu’au physique. Pour un gars, peu importe son physique, ça ne jouera que très peu sur comment il va être perçu par les gens. Pour une fille, on aura toujours des commentaires, soit elle est trop bonne, elle a forcément couché ou montrer son corps pour réussir, soit qu’elle a une sale gueule, une trop petite poitrine, des rondeurs… Il faut dire ce qu’il est, à l’heure actuelle, c’est difficile pour une fille « lamba » (pas canon de beauté quoi) de percer dans le domaine pour ce qu’elle dit / ses compétences. Malheureusement ce cliché est encore véhiculé…

    Il suffit de voir niveau cosplay comme tu l’as illustré. Je pense encore à certains vidéos qui regroupaient babes et cosplayeuses. Merde, le cosplay ne se résumé pas qu’au sexy. Je trouve ça insultant également pour les cosplayeurs hommes.

    Bref, il est tard, je pars un peu dans tous les sens, j’ai probablement dit des bêtises mais c’est compliqué d’organiser sa pensée sur un sujet si large.

    Le jeu vidéo a encore beaucoup de chemin à faire.

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