Test – Jet Set Radio

maxresdnefault

Bien content d’avoir trouvé un exemplaire à petit prix et fonctionnel de Jet Set Radio Future, je repensais, en démarrant ce « remake » qui réécrit l’histoire et le level design, à l’épisode principal qui vit le jour sur Dreamcast, Jet Set Radio (ou Jet Grind Radio en Amérique).

Et le moins qu’on puisse dire, c’est que l’un comme l’autre sont tous deux intéressants et méritent clairement une review, mais l’heure est à l’épisode par lequel tout à commencé, entre graffitis et street-art à base de tricks, rollers, et gros son.

Let’s Get Scratchin’

Tokyo-to, qui est une version alternative du Tokyo des années 90, est soumise à des lois liberticides de la Police, qui proscrit notamment, pour éviter toute dissension, les radios musicales et l’art. Ce postulat un brin dictatorial n’est pas du goût de plusieurs groupes de jeunes en roller qui se disputent la ville et du Professor K, le « gourou » de cette culture underground qui diffuse sur une radio pirate, « Jet Set Radio », quelques messages d’information sur ce qui se trame en ville entre deux bons morceaux de breakbeat bien éclectiques.

Le scénario est donc plutôt simple à se mettre en place et nous est raconté dans son évolution par Professor K entre chaque mission qui nous demande de tagger des emplacements sur le niveau, de mettre fin à un gang ennemi en taggant ses membres, tout en évitant parfois les forces de police mises en place pour stopper notre progression, et qui ne connaissent ABSOLUMENT PAS le principe de riposte graduée.

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Si l’on devait définir le gameplay de Jet Set Radio en quelques mots, il serait la fusion improbable entre un jeu de glisse comme Tony Hawk, et un jeu de plateforme. Les missions se composent de niveaux ouverts parfois divisés en plusieurs zones connectées qu’on parcourt en rollers, à la recherche de spots indiqués où tagger.

Pour cela, notre personnage devra récolter des bombes de peinture de niveau qui servent de « munitions », à utiliser sur les spots indiqués ; Les plus petits graffitis demandent une pression de la gâchette, les plus gros demandent un QTE à base de manipulations du stick analogique pour les effectuer, vous rendant immobile et vulnérable aux flics.

Le jeu, après, se manie vraiment comme un jeu de glisse : On se déplace, on saute, et les grinds sur les rampes et autres objets se font automatiquement sans gestion de l’équilibre. Le côté « figures » est là pour l’aspect scoring du jeu (chaque mission disposant de rangs à débloquer) et également pour conserver votre vitesse ; Même si le jeu est simple à prendre en main et que la touche d’accélération ne sert qu’a prendre de l’élan, il se révèle peu à peu technique à prendre en main pour enchaîner les figures et gagner du temps.

Malheureusement, parfois, les mouvements en l’air sont un peu flottants et demandent une certaine précision pour pas louper une rampe, ce qui est frustrant. Et quand la vitesse manque, les mouvements sont parfois « lunaires » et le jeu semble ralentir, ce qui est dommage dans un jeu de glisse.

Rajoutez à ça que la difficulté sera croissante, tout comme la taille des maps et le nombre de spots à peindre, et il faudra parfois s’y prendre à plusieurs reprises pour trouver le meilleur cheminement. Optimiser les spots où récupérer des bombes de peinture, enchaîner les spots de graffiti, parfois placés à des lieux demandant de prendre un certain chemin : Si vous chutez, ce seront des précieuses secondes perdues.

Et si les autres gangs ne sont finalement pas les plus dangereux dans l’histoire ainsi que la circulation et la physique des sauts, ce seront surtout les flics, qui iront des troufions aux hélicoptères de combat et troupes en jet-pack pour vous arrêter.

Humming the Bassline

Côté graphisme, on relève que Jet Set Radio est l’un des premiers jeux à avoir opté pour le rendu en Cel-Shading, non seulement très bien réalisé, mais qui donne un véritable cachet au jeu et une identité visuelle, à la fois un peu polygonale et cubique, donnant l’impression que tout le jeu est soit une sorte de manga animé, soit une représentation en graffiti moderne-futuriste d’une mégapôle soumise à des artistes venant changer le diktat des cols blancs au pouvoir. Et dans les deux cas, ça marche, et même aujourd’hui, c’est toujours cool.

Et vous pourrez même créer vos propres graffitis avec un outil intégré. Ce qui est génial !

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Gros point fort du jeu, également : La Musique.

Le genre de musique de rue, entre électronique, breakbeat, ou tout autre musique rythmée et faisant trembler les murs qu’on croiraient sortis d’un ghetto blaster. La bande son est majoritairement signée Hideki Naganuma, et l’on retrouve son influence dans Splatoon, entre autres. Quoi qu’il en soit, la bande son est rythmée, dansante, et se trouvera une place dans votre baladeur quand vous ne jouerez pas au jeu. Promis.

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Le jeu peut être complété en un peu plus d’une dizaine d’heures, sachant qu’il comprend une dizaine de personnages à débloquer, des missions annexes, des graffitis et logos cachés dans les niveaux. Y’a de quoi faire, surtout quand les dernières missions sont assez complexes.

(Don’t) Let Mom Sleep

Jet Set Radio est certainement une des licences SEGA les plus atypiques dans sa direction artistique, son style de jeu (par rapport au reste des licences de l’éditeur), et surtout, l’aura dont il dispose aujourd’hui : des fans existent encore, Hideki Naganuma est demandé officieusement pour composer pour Splatoon, et la bande-son résonne encore dans mes oreilles. Heureusement que je ne sais pas faire de roller, car j’aurais formé les GG pour repeindre ma ville. Preuve, s’il en est, que JSR demeure un jeu à tester.

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