Test – Cave Story 3D

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En rangeant ma ludothèque, je retombe sur un jeu dont j’étais bloqué au boss final. Je le relance, je tente 3-4 fois sans succès, puis je décide de revenir dans les autres zones, fouiller la map, et je le retente, après avoir trouvé des améliorations de stats. Et après avoir fini le boss, je me rappelais alors de Cave Story, un des premiers (si ce n’est lui) jeux qu’on qualifie comme « indépendant », à la croisée entre le Metroidvania qui aurait eu un univers à la Ghibli. Explications.

Elle est bien, ma grotte.

Votre personnage se réveille dans une caverne, sans se souvenir ce qu’il fait ici. Il ne porte pas de nom (il est bien marqué PXL-001 sur l’écran du bas pour l’inventaire, et des fans le surnomment PIXEL), et il s’agit d’un petit robot désarmé. En trouvant son chemin, il rencontre le chemin des Mimiga, un petit peuple d’humanoïdes-lapins. Adorables, ces petits êtres semblent être sous la crainte de deux fauteurs de troubles, Misery et Balrog (Une sorcière et un robot) qui travaillent pour le Professeur. Ce professeur pourrait revenir dans leur monde, et se servir des pouvoirs de la Red Flower, une plante toxique pour les Mimiga, pour les asservir.

Je ne détaille pas plus le scénario, mais pour un jeu indépendant, il comprend son lot de personnages, de rebondissements, de lieux à découvrir, d’historique sur le monde qui vous entoure, c’est une très bonne surprise.

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Cave Story 3D est donc un remake de Dokuuretsu, alias Cave Story. Mais le gameplay n’a pas changé : C’est un Metroidvania, comprenez un jeu de plateforme-action en 2D dans un monde parcellé en zones, avec son lot de quêtes, aller-retours, armes et équipements à trouver.

Une touche de saut, une touche de tir, et les gâchettes pour changer d’arme : Les commandes sont plutôt simplistes, on s’habitue vite à l’inertie du perso.

Pour commencer, le jeu comprend déjà 7 armes qui se débloquent au fur et à mesure de la progression, ou qui vous demanderont parfois certaines conditions (échange d’arme, ne pas avoir déjà échangé ou obtenu une certaine arme).

Le fonctionnement des armes varie, et surtout, il est évolutif : Chaque ennemi lâche des cristaux jaunes qui, une fois récupérés, feront augmenter le niveau de votre arme équipée ; Chaque arme possède trois niveaux, avec de nouveaux effets et plus de dégâts. Mais si vous prenez des coups, le niveau de votre arme baisse. Malin.

Ensuite, de nombreux objets pourront être récupérés ; Qu’il s’agisse d’un jetpack, de médikits à usage unique ou d’objets de quête. Le jeu vous demandra de faire des allers-retours ou d’aller à un certain point ; D’ailleurs, il n’y a pas de carte complète, il faut se repérer soi-même, l’écran du bas affichant simplement le lieu actuel.

Il s’agit donc d’un jeu plutôt simple à prendre en main, mais qui dans son exécution sera plus complexe : Pas de sauvegarde auto, des zones vastes avec beaucoup d’ennemis, garder un œil sur ses armes ; Cave Story 3D pourra se révéler un peu difficile si vous n’êtes pas friand de Metroidvania.

Pixelvania

La version 3DS propose deux modes : Story ou Classic. Le story transforme tous les sprites des personnages, projectiles et ennemis en modèles « 3D »  ; Si vous optez pour le classic mode, tous les éléments cités passent en 2D comme le jeu d’origine ; Les décors, dans les deux cas, restent en 2,5D de très bonne facture.

Le jeu est très agréable, propose des zones et ambiances variées, même si ce n’est pas une révolution graphique, loin de là. Cela fait honneur à Cave Story.

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Les musiques et bruitages sont plutôt pêchus et correspondent bien à l’ambiance du jeu, mais ce n’est pas des musiques qui arrivent à nous marquer plus qu’autre chose. Cela remplit son office. A noter que les dialogues sont doublés par des bruits et non des voix. Ce qui aurait été drôle, dans le cas contraire.

Vous pouvez compter au moins 6 à 8h pour finir le jeu ; Notez qu’il s’agit d’un jeu indépendant crée par une seule personne de A à Z, ce qui force le respect. Le jeu comprend trois modes de difficulté et un mode Time Attack est à débloquer. Dommage, introduire le jeu original dans la cartouche aurait été drôle.

One Robot Army

Cave Story, un jeu qui ne paye pas de mine au premier abord, mais quand on sait que tout ce jeu à été crée par une personne, cela est impressionnant. Cela se ressent avec une cohérence dans la musique, le système de jeu, le level design : tout le jeu a été crée d’un seul bloc et chaque élément est utilisé non pas pour tenter de se démarquer de la concurrence, mais pour proposer une aventure unique avec son propre univers, avec un design des personnages très adorable (qu’on aurait pu mettre dans un film d’animation japonais, d’où ma référence au début), des boss parfois costauds.

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Certes, ça semble tellement se reposer sur les bases du Metroidvania que ça ne semble pas plus extraordinaire que ça. Hormis le système d’XP sur les armes, le jeu est assez classique et reprend les codes de cette catégorie de jeux. Cave Story ne mérite d’être joué que si vous voulez découvrir le travail d’un homme sur l’un des premiers jeux indépendants. Même si ça réinvente pas la roue, cela reste assez plaisant avec un petit challenge en prime.

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