XXXI – Le Travail

Préface : Cet article a été écrit dans une ambiance plutôt détendue, et tout comme l’article sur les Sites de Rencontre, il se peut qu’un certain humour, une certaine ironie (et un manque de sérieux) puisse apparaître au cours de votre lecture. Je ne peux que vous recommander de le prendre avec dérision ; faute de quoi, si vous vous sentez affectés, blessés, troublés, je suis désolé si cet humour ne vous plaît pas : Un spectacle de Kev Adams ou de Shirley et Dino sera alors plus approprié que la lecture de cet article.

« La dérision en toutes choses est l’ultime défi au malheur. » -Jean Baptiste Rossi

Le travail.

Avant d’aller plus loin, j’ai longtemps hésité pour ajouter de petits mots clés dessus. Passion, Absurde, Dédoublement Personnel…j’avais plein d’idées, mais ça donnait un titre trop lourd.

Alors je me suis restreint au mot « travail ». Ca traitera de ce que c’est, de la situation actuelle, des petits éléments qui peuvent être intéressants à soulever, de cas surprenants et d’exemples drôles.

Et comme c’est drôle de mettre des citations, je me plierai à l’exercice, toujours en rajoutant des petites images pour illustrer l’article.

 

Donc, le Travail. Au sens économique, qui est le plus usuel, il s’agit « de l’activité rémunérée qui permet la production de biens et services. » Chaque « employé » (qualifié ici comme personne qui travaille) est rémunéré pour son emploi à hauteur d’un salaire horaire calculé mensuellement selon l’activité effectuée, le poste occupé.

Chaque employé est soumis à une hiérarchie. Entre Dominants et Dominés. Je ne vais pas faire du Karl Marx, mais c’est la logique toute bête du Patron > Intermédiaire(s) > Employé(s). La hiérarchie peut avoir un nombre variable de niveaux, de subdivisions, selon l’emploi en question.

Maintenant, on remonte au latin. Tripallium, qui était un instrument de torture à trois poutres. Puis « Travail » à signifié en vieux Français « Tourment, Souffrance ». Et maintenant, c’est défini comme le Labeur, l’application à une tâche. De la torture, on est passé de l’application à un tâche. Masochisme ? Non. Mal nécessaire. Car voyez-vous, le travail « construit l’homme ». Même Tonton Karl disait que le travail effectué par l’homme « cultive et humanise la nature, et se cultive lui-même. »

 

L’Homme sort de sa nature, n’est plus primitif, et se construit. En d’autres termes, vu comme ça,

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« Le Travail rend libre. »

Une fois ce point Godwin réglé, parlons du travail actuellement. Car actuellement, le travail est une « denrée » qui s’acquiert. Avec des diplômes, des compétences. Plus souvent l’un que l’autre, selon les cas. Avec des concours, formations, stages…

Les méthodes sont multiples, les types de contrat également, tout est régulé par notre bon vieux Code du Travail, on à des juridictions spécialisées, des organismes de défense et de réflexion (Syndicats, Patronats…) ; L’éventail est large pour définir tout ce qui se rattache au travail, et j’aurai pas le temps de tout dire ici.

Malheureusement, on à beaucoup plus de personnes cherchant un emploi que d’emplois possibles. Déclassement social. Un vecteur de lutte aussi bien politique, sociologique…Un véritable nerf de la guerre. Un taux de chômage faible va généralement de pair avec une bonne économie (et/ou une bonne politique). Le contraire, hormis le fait que c’est le cas chez nous depuis plus de 20 Ans et qu’aucune promesse électorale semble faire avancer durablement et efficacement le problème (c’est pas facile aussi, privatiser tout serait pas mieux), l’emploi est devenu un objectif incontournable de toutes les luttes d’opinions, de beaucoup de sciences, et sans conteste de chaque pays existant sur le globe.

 

Donc. On commence tous, un jour, à vouloir trouver un emploi pour (sur)vivre. Un emploi qui nous plaît. Pour celui où l’on à une vocation, une passion, des intérêts. Pour éviter d’être parmi les « sans-dents » comme le disait un arriviste politique. Et l’emploi, pour en trouver un, c’est la croix et la bannière.

Alors, on vous fait écrire un CV. Vos compétences, vos diplômes, vos langues parlées, etc. Après, s’il faut mettre son cursus ou ses compétences en premier, cela dépend de l’humeur de la personne en charge du recrutement. Vous le ne saurez jamais, il n’y a pas de CV « type ». A vous de deviner quoi mettre en premier et ne pas décevoir.

Et puis, une lettre de motivation. En gros, vous utilisez votre discours le plus soutenu et le plus lèche-bottes pour dire que vous êtes intéressé par l’emploi. Si vous n’arrivez pas à vous figurer l’état d’esprit dans lequel on doit écrire cette lettre, imaginez simplement une lettre au Père Noël où l’on doit faire l’enfant sage et bien sous tous rapports.

 

Alors imaginez maintenant l’adolescent / jeune / (insérer propos à sous-entendu condescendant visant une personne de 18-25 ans) qui cherche un emploi.

Alors, quand il à trouvé son offre, tout plein d’entrain, il rédige les documents mentionnés ci-dessus et les remet à la personne en question.

Et ici, il existe plusieurs solutions :

  • Soit notre personne est chanceuse et tombe sur quelqu’un à l’accueil qui recevra le CV et qui le rappellera, et qui l’interrogera si, éventuellement, il est intéressé par un autre emploi connexe.
  • Soit notre personne tombe sur quelqu’un qui recevra le CV avec un magnifique sourire commercial et qui lui dira « On vous rappellera ». Je vous laisse juger de l’honnêteté de cette phrase.
  • Soit la personne verra le responsable plutôt qu’un sous-fifre qui mettra le CV à la poubelle (ne nous voilons pas la face), et ce dernier trouvera une excuse de merde ou un argument de merde pour justifier que non.

Par exemple, vous juger sur l’apparence en plein été (Sachez le, mettez un costume en Août même s’il fait minimum 30° dehors pour aller voir un responsable dans une grande surface pour remettre un CV. Remettre un CV, pas un entretien), alors que le responsable, tout bronzé, semble sortir de deux semaines de tourisme sexuel en Thaïlande.

 

Ou alors, vous pouvez passer par la case Pôle Emploi. Toujours en prenant le même exemple, notre personne va chercher un emploi. Il cherche alors les offres.

Et il trouve des offres alléchantes. Seulement voilà : « Expérience Conseillée / Exigée de X mois / années »

Alors, pour une personne qui sort de ses études et qui n’a pas fait toutes les formations possibles dans sa vie, c’est absurde. Ok, je veux bien que beaucoup d’offres sont pour des chômeurs courte/longue durée. Mais prenons la personne qui sort de ses études ou qui cherche un emploi ponctuel : Bon nombre d’offres lui sont par conséquent inaccessibles.

D’ailleurs, ils vous demandent de remplir un CV, et vous demandent en rendez-vous pour…vérifier vos informations et écrire un nouveau CV.

Utilité ? Et avec des hôtesses aussi réactives que Valéry Giscard d’Estaing ? Guère étonnant que la dernière solution est souvent privilégiée.

 

Et cette dernière solution, c’est le piston. En gros, on fait appel à Papa-Maman ou des contacts pour obtenir un emploi. Si en théorie, cette méthode paraît assez fourbe pour ceux qui postulent via Pôle Emploi et/ou qui passent du temps à écrire des CV et des lettres de Motivation, elle est en pratique « recommandée » pour obtenir ne serait-ce qu’un stage, ou encore un petit emploi dans certains services. L’exemple d’un témoignage d’une connaissance qui m’a avoué, en ce qui concerne les bureaux et les agences d’accueil d’un service public de transport, que le recrutement se faisait chez ceux ayant travaillé avant, ou dans les « proches » de ceux y travaillant ; que par ailleurs, déposer un CV directement à l’agence (avec l’hôtesse te disant « je transmets au responsable ») est inutile, car « ils ne sont pas censés les prendre ».

Donc, si vous ne connaissez pas un collatéral / ascendant dans certains milieux professionnels, vous pouvez toujours courir pour qu’on vous rappelle. C’est assez hypocrite quand on nous vend « l’égalité des chances » et la « méritocratie » comme valeurs des notre enfance.

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Et oui, le coup du CV dans la broyeuse sans l’avoir lu existe bien.

Ensuite, son emploi qu’on cherche, il faut le choisir. Trouver le bon secteur, des perspectives d’emploi stable et « enrichissant » où l’on essaie de ne pas être le vulgaire pion d’un supérieur ayant une haute estime de soi-même et dont l’humilité diminue au fil des échelons. Il peut parfois arriver que ce soit le cas, que vous acceptez un boulot ingrat et/ou en dehors de vos qualifications pour raisons financières, car vous n’arrivez pas à trouver selon vos compétences, que le marché du travail est obstrué par le piston, etc…

 

Mais par chance, supposons que vous trouvez un contrat de travail ! O joie !

Il vous faudra donc passer par un exercice de style qu’on appelle l’entretien d’embauche.

Le principe est simple, il s’agit d’un rendez-vous où vous avez le « responsable » (votre supérieur, généralement) qui demande votre CV, vous pose des questions diverses sur vous, vos motivations…

Pour ma part, les entretiens étaient assez bateau. Mais mon tout premier était hilarant au possible. Avec une responsable qui vous coupe, vous rattrape, ne vous laisse pas parler, et accompagnée d’une assistante dont le seul « rôle » était d’approuver la parole de son maître et d’hocher la tête.

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Ca donnait envie, surtout quand on promet de te rappeler (les promesses n’engagent que ceux qui y croient) et que le « rappel » n’était pas la semaine suivante comme promis, mais la semaine d’après, et pas par mail (j’avais donné un CV avec adresse mail et le numéro de téléphone) mais par téléphone. Appelé une fois, en numéro inconnu, avec une voix monocorde digne d’un démarchage téléphonique. S’il y avait autant de sérieux dans ce service qu’il le laisse entendre, si le téléphone marche pas, on envoie un mail. Je ne suis pas de ceux pendus à leur smartphone pour faire leur selfie égocentrique du jour ou qui consultent les likes sur leurs photos Snapchat. Désolé.

Mais qu’importe, une fois à votre emploi, vous voici mélangé à des personnes d’âge, de sexe, d’importance différente dans votre milieu professionnel, et soumis par conséquent à la hiérarchie, qui peut-être plus ou moins présente durant l’exercice de vos fonctions, plus ou moins oppressante dans votre travail, et plus ou moins respectueuse de votre travail accompli.

Cela dépend bien sûr du poste que vous allez occuper, et de votre âge et / ou de votre formation. Ca pourra varier entre de la bienveillance, de l’entraide, des bonnes conditions de travail, ou bien de la méfiance, de la condescendance, du mépris, des comportements hautains, quand l’on ne dérive pas dans la personne qui à une telle estime de soi qu’elle trouve nécessaire d’étaler quotidiennement sa connaissance et son « savoir » recraché avec autant d’aisance qu’une adolescente candide après trois Vodkas et deux tequila. Ca repeint, ça tartine, mais ça commence à être nauséabond et lourd au fil du temps.

 

Par exemple, vous pouvez accepter un emploi par pur intérêt financier. Vous n’avez aucune réelle motivation à rester dans l’entreprise, et vous acceptez le job pour une durée déterminée, même si vous n’êtes pas qualifié. C’est un emploi à pur but alimentaire mais qu’importe : Vous vous attelez à la tâche de tout votre sérieux et votre motivation. C’est ce pour quoi vous êtes payés, non ?

Et ainsi, vous connaîtrez la hiérarchie. Cette chose fantastique où l’on répartit les humains sur une échelle sociale, qui en ferait retourner Marx dans sa tombe. Les humains « tous égaux » dans l’unité qu’est l’humanité, sont répartis en fonction de leur importance et de leurs compétences dans le milieu du travail. Mais ils restent humains avant tout ? Cela se répercute aussi sur le style de vie, où l’on peut très bien savoir qui fait quoi. On imagine mal un professeur des écoles rouler en Porsche Panamera acheté qu’avec sa paye, par exemple.

Alors, autant certains supérieurs peuvent être humainement et professionnellement remarquables, autant certains sont comparables à des tableaux contrefaits. Une fois le vernis et la peinture grattée, il reste qu’un vulgaire ersatz faussement agréable. Je m’explique.

 

Un exemple pris au hasard : Vous êtes recruté pour bosser 1 mois dans un établissement comme technicien de surface. Vous n’avez pas de qualification dessus et aucune qualification n’était demandée. Vous faites ça à des fins alimentaires, et pas par motivation personnelle. Ca peut arriver.

Et ainsi, vous vous attelez au labeur malgré tout, tentant de bien faire dans un établissement qui, supposons, est laissé poussiéreux et avec peu de matériel après des travaux. Qu’importe, malgré le temps établi et le fait que vous soyez seul, vous le faites.

Mais, qu’importe tout le mal que vous vous donnez, vous n’y arrivez pas, et on vous dit que vous êtes nul. On vous compare à l’ancien employé qui était « fort », en faisant référence au fait que vous n’arrivez pas à porter 25 tables d’un mètre 80 de longueur minimum et de 7 kg chacune sur un étage (escaliers) sans qu’on vous ait donné de matériel adéquat (diable, etc) pour éviter de vous blesser.

On vous dit que c’est pas nettoyé alors que vous avez passé 2 fois le chiffon sur une vitre avec des chiffons poussiéreux, sans qu’on vous ait procuré une raclette et/ou une éponge pour le pollen et les trucs des arbres dehors. Vous avez fait de votre mieux mais le personnel interne semble mieux se démerder. Passons.

Par ailleurs, y’a quelque chose qui est génial avec la hiérarchie, c’est les supérieurs de vos supérieurs. Plus haut, c’est le s…(blague censurée par peur d’accusations de collaboration avec Dieudonné)

Vous savez, ceux qui peuvent se ramener comme des inspecteurs des travaux finis, et quand ils voient le plus petit échelon travailler (dans l’exemple, ce serait vous) ils peuvent très bien être méprisants, hautains, condescendants, écrasants.

Comme précisé précédemment, certains existent, sont sympas, vous parlent plus gentiment, vous disent bonjour, d’autres non. Ils évitent de vous considérer comme un bête outil de travail, mais comme un être humain.

Et bien sûr, que serait l’autorité sans sa logique psychorigide qui l’accompagne parfois : Devant une personne de ce genre, vous ne pouvez rien dire, ni remettre en cause la situation, comme à l’armée. Vous aurez droit à toutes les foudres du monde même si la situation est absurde.

Le moindre mot mal placé peut jouer en votre défaveur. Pire que le Scrabble.

Vouloir faire un trait d’esprit avec des individus fermés d’esprit est assez dommageable aujourd’hui, et certains communautarismes nous le prouvent chaque jour.

Et donc, devant tant de « logique » , vous vous taisez, vous vous faites marcher dessus. Le Travail, pour rappel, est du labeur, sort l’Homme de son état de nature, le rend libre.

« Je puis tout pardonner aux hommes, excepté l’injustice, l’ingratitude et l’inhumanité. »*

Alors si vous avez eu le malheur de faire un trait d’esprit (ou avoir dit une quelconque phrase) sans grossièreté ou terme déplaisant, et que votre ironie n’a pas plu à la personne debout devant vous qui conserve un manche à balai dans des recoins personnels, on va vous disputer.

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Pourquoi ? Car vous n’avez pas plu à la personne. Comme à la cour dans d’archaîques Monarchies, le sujet n’était pas divertissant ou efficace. Donc, on l’évince, sans espoir de défense, par la dictature de la hiérarchie.

Bon ok, je reconnais que mon exemple ici employé est fort. Le licenciement arrive quand une faute Grave, Sérieuse, et « mettant en péril l’activité de l’entreprise » intervient. Je me doute qu’un tel exemple passe sérieusement devant une juridiction des Prud’Hommes, à moins que les responsables en question soient aussi absurdes que leur décision. Ce sont des choses qui arrivent.

« Quand on ne veut pas être faible, il faut souvent être ingrat. »*

Alors, supposons que dans notre exemple, ce soit le cas. La personne est convoquée un jour pour que la sous-fifre (responsable en dessous de responsable) lui crache toutes les remarques qu’elle a pris pour son choix d’employé, avec des petites attaques Ad Hominem digne d’une bavaroise en pleine Oktoberfest commandant sa dixième pinte. (car oui, il existe des patronnes, des responsables « femmes »).

Car oui, ça laisse une super image d’une entreprise, pour notre employé, de se faire gueuler dessus car y’en a une qui n’a pas aimé qu’on la remette à sa place. Car oui, le travail, c’est pas toujours des humains qui contrôlent des machines. C’est parfois des humains qui contrôlent des humains.

Et ça, faut pas l’oublier. On est l’un comme l’autre de la même espèce, et voir son subordonné comme un bête exécutant dont on se fiche pas mal (il pourrait crever, on le remplace par un autre, c’est pas ce qui manque), c’est se poser de sérieuses questions sur notre rapport à l’humain en général.

Et quand on sait pas discuter en gueulant sur la personne en lui coupant la parole et en lui sortant des multiples exemples sur son incompétence, je rappelle qu’un licenciement ne peut avoir lieu pour faute grave si la personne est effectivement « incompétente ». C’est au responsable de prendre la responsabilité de son embauche. Si en même temps elle n’était pas qualifiée, pourquoi donc l’embaucher ? C’est aussi crédible que d’embaucher un poissonnier comme astrophysicien, et il est temps de parfois reconnaître son incompétence personnelle, dumbass.

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Et même, si la personne se sent éclairée par quelconque grande penseur (je pensais pas à BHL, non non), elle peut être de ceux qui vous étalent la connaissance et qui ne vous laisseront pas répondre, condescendance et estime de soi aidant. Et quand elle feint de se soucier de vous, telle une personne vous tendant la main pour mieux vous planter, elle vous sort des phrases absurdes et complètement hors-propos pour justifier toute la haine qu’elle cache. Alors, ça peut être des phrases du genre :

« Vous parlez comme si vous n’arrivez pas à séparer vie professionnelle et vie personnelle ». « Pour vous, la vie est un jeu de masques. »

Ce à quoi je réponds qu’il est très judicieux de mélanger les deux sur Facebook et d’autres sites comme Copains d’Avant et LinkedIn.

C’est très judicieux de rendre des renseignements accessibles à un plus grand nombre que quelques individus au travail.

C’est aussi judicieux de parler aux mêmes individus de son passé, quand on reproche cela aux autres. Car oui, y’a aussi l’identité en ligne, et il est très simple d’avoir des renseignements sur des personnes. Pseudonyme, un nom, un poste, un milieu fréquenté : Vous aussi, tout comme l’Etat Français, créez votre propre fichier STIC.

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En ce qui concerne le jeu de masques, je laisserai une citation résumer ce que j’en pense. Ce sera clair, concis, et ça donnera à réfléchir.

« La vie serait une comédie bien agréable, si l’on n’y jouait pas un rôle. »*

Enfin bref. Le travail, qui était censé être la libération des individus, être un moyen de se développer, de grandir personnellement, de se construire, est tout aussi bien vérolé qu’autre chose, et se couvre d’une large hypocrisie (je fais ici référence à l’égalité des chances).

On pourrait aussi parler des nombreuses affaires de racisme à l’embauche, du fait qu’on demande de « travailler plus » sans forcément payer plus avec la carte« inflation ».

Retour en case refléxion, où l’on se demande vraiment si l’homme est réellement libre. Je conçois que certains aiment et ont une vocation pour leur travail (tant mieux pour eux), mais qu’il faut nuancer le tableau : Bien sûr que cela est une contrainte, quand elle n’est pas motivée par tous les coûts à payer pour assurer notre (sur)vie.

S’il faut en plus que l’humain « alpha » considère ses « inférieurs » comme une simple marchandise ou une machine, autant tout robotiser. Ca évitera de se considérer comme quelque chose de remplaçable, commun, dans une grosse mêlée Darwiniste où chacun fait des pieds et des mains, essayant de se démarquer et de se justifier par tous les moyens. Et comment parler d’unité, de « société », « d’entente » quand notre survie et notre réussite, malgré tout, à consisté à écraser certains de nos semblables…

 

C’est drôle quand on y pense. Pas que je me range du côte des chômeurs (je n’y suis pas), mais quand on voit ce que certains sont prêts à faire pour avoir un boulot, on se demande s’il leur reste une part d’humanité. Ou s’ils sont encore humains. Ou de simples prostituées.

Et même si l’on peut parler de « bon emploi », de « vocation », je me demande vraiment si cela fait d’eux des gens meilleurs. Car ça, ce n’est certainement pas le milieu du travail qui le fera. Mais eux-mêmes. Car il ne faut pas l’oublier, l’être humain est indéniablement au centre de tout, et il ne faudrait pas le négliger.

 

 

*P.S : Les citations en italique sans nom d’auteur mentionné sont toutes de Denis Diderot, écrivain avec D’Alembert de la première Encyclopédie. Deux hommes qui ont lancé « Les Lumières » dans une période de déraison et d’obscurantisme. Triste ironie quand les vrais philosophes (et pas les « nouveaux philosophes ») sont aujourd’hui dans l’obscurité.

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