Test – Wolfenstein The New Order

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Après l’épisode plutôt banal et moyen qu’était « Wolfenstein » en 2009, paru sur X360 / PS3, la licence s’est vue renaître grâce à MachineGames, qui a décidé de faire renaître un des premiers FPS console. Wolfenstein, qui est de base un univers WWII avec des Nazis, de l’occultisme, et une bonne dose de série B par moments, revient avec un épisode qui cette fois change le cours de l’histoire pour les Allemands. Est-ce que cela fait un bon jeu, servi par un moteur graphique sur mesure ?

March Of The Svastikka

  1. Les Allemands ont gagné la guerre. Avantage technologique et technique sur le reste du monde, et domination quasi hégémonique se profilent à l’horizon. Dans un dernier assaut des forces américaines, votre personnage, B.J Blazckovicz (Le héros canonique des Wolfenstein) est grièvement blessé suite à une opération échouée face au Colonel Strasse, surnommé « Deathhead » (Le Boucher, en VF).

S’ensuit un coma d’une dizaine d’années avec un Blazcko complètement vide, pendant que le monde autour de lui évolue : Les Allemands règnent en maître sur le monde grâce à des soldats mécaniques, une technologie avancée, et un contrôle dictatorial inimaginable. Face à un ennemi avant fait des ses rêves de grandeur une réalité, Blazcko va tenter de rejoindre la résistance et découvrir d’où vient l’avancée technologique nazie, mais également stopper le Colonel Strasse.

Alors oui, ça sent la série B, y’a des armes laser, y’a des mecha-nazis, des rott-weiler avec des plaques d’acier où autrefois, des sorciers du Reich et autres abominations existaient.
Ce Wolfenstein tranche radicalement avec l’approche de la série en proposant une alternative plus « futuriste » avec le régime Nazi poussé à son extrême. Ca marche pour peu que vous soyez fans des films et autres fictions de Série B dans le genre comme Iron Sky ou The 25th Reich, mais ça parlera moins à ceux habitués aux « FPS modernes » comme Call Of Duty, Battlefield et consorts.
Il s’agit par la suite d’un FPS linéaire, avec une trame principale qui n’ira pas casser trois pattes à un canard, mais qui vous fera certainement sourire dans l’exagération du monde « transformé » à l’image de la mégalomanie Nazie. Et même vos alliés, qui vous aideront, se révèleront assez stéréotypés et creux à vous laisser tout faire, en voyant en Blazcko une sorte de « messie », ce qui est assez hilarant à la longue.

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Le Gameplay est on ne peut plus classique : C’est un FPS bourrin où l’on autorise le double port d’arme (qu’il s’agisse d’un Shotgun, Fusil d’Assaut, Pistolet), avec un système de santé à l’ancienne avec les Medikits (même si la vie remonte doucement à 50% si vous êtes sous cette valeur et que vous prenez aucun coup).
Ca peut ressembler à une version de Call Of Duty qui aurait rencontré le Duke Nukem 3D, mais avec un moteur graphique actuel, pour faire court.
Y’a des QTE par moments, et parfois les objectifs sont signifiés par des petits symboles, pour le meilleur comme pour le pire. Et la construction des niveaux est somme toute assez classique avec son lot d’actions contextuelles, y compris pour récupérer munitions, objets, et autres éléments cachés.
Et même si des approches furtives sont possibles (notamment pour éviter que des officiers appellent des renforts), les gunfights sont parfois nerveux, et le retour de l’arme rend plutôt bien, avec notamment des démembrements à la clé et des effusions de sang. Et pour couronner le tout, des perks se débloquent selon votre façon de jouer, ce qui est utile si vous souhaitez faire un new game +.

Wolfenstein : The New Order se prend autant au sérieux qu’il paraît kitsch, et même si certains n’apprécieront pas la différence avec d’autres FPS, cela reste quand même plaisant.

Inglorious Bastard

Sur PC, poussé à fond, le jeu affiche de très beaux décors et environnements, sublimés par l’Id Tech 5, le moteur employé pour ce FPS Next Gen qui se joue presque comme un vieux FPS remis au goût du jour. Le souci du détail sur les environnements, tout comme certains plans (la Ville de Londres par exemple) sont magnifiques.

La bande son comprend des musiques d’action tout à fait standard, qui ne m’intéressaient guère. J’ai coupé le son pour mieux apprécier les sons d’arme et d’environnement, qui sont plutôt corrects.

En lui même, le jeu se révèle, et c’est une bonne surprise, plutôt « long » pour un FPS moderne. J’ai mis environ 15h pour le finir, ce qui est pas mal, avec 5 modes de difficulté possibles.

Les développeurs parlent de plus et de « deux approches », mais cela est à préciser : Outre le fait que certains passages peuvent être faits en furtif ou en bourrin, le début du jeu vous laisse un choix qui vous octroie par la suite une « compétence » qui vous servira pour ouvrir certains chemins, sans toutefois changer drastiquement le déroulement de jeu.

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Le jeu ne comprend aucun DLC, excepté The Old Blood, qui est un stand alone et une campagne précédant ce jeu, que je considère séparé de ce jeu. Toutefois, ce stand-alone est de très bonne qualité.
Y’a aussi un accès pour la Bêta de Doom, apparamment.

This is not a Blue Monday

J’étais assez circonspect du déroulement de ce jeu. Je me demandais si remplacer l’aspect occultisme et paranormal de Wolfenstein allait rendre ce jeu moins drôle et plus « serious business », ce qui n’est pas ce que j’attends de cette licence.
Je n’ai pas été déçu, entre les bâtiments ubuesques qui montrent la folie de nos opposants, les Panzerhunds (Chien mécaniques gigantesques), les SuperSoldats marchant à l’électricité, et l’arme laser permettent de découper certaines planches d’acier du décor (sans être révolutionnaire), le jeu s’est révélé plutôt plaisant. Et y’a même une explication logique au progrès Nazi, qui une fois révélée, vous fera certainement sourire par l’aspect capillotracté.

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Le feeling des armes est plutôt bon, la variété de décors n’est pas énormément présente (jeu linéaire) mais la difficulté est là, avec un univers plutôt cohérent, oscillant entre le pire chemin possible pour l’humanité et le ressenti d’un soldat se sentant aussi bien dépassé par les évènements qu’un étranger qu’on a déterré pour passer un coup de gomme 100% Américain.

C’est stéréotypé, c’est bourrin, ça peut plaire comme ne pas plaire, mais si l’on souhaite un FPS Solo avec une histoire sympathique (pas révolutionnaire) dans un jeu plutôt beau oscillant entre moderne et rétro, jetez y un oeil.
Ma note est certes un peu « élevée » pour certains car j’ai beaucoup apprécié le travail fait sur l’univers et l’uchronie post-WWII, mais au niveau du jeu, c’est pas la révolution, c’est pas un FPS narratif qui ira égaler Metro 2033, mais ça se laisse jouer, tout en étant pas dégueulasse en prime.

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