Test – The Walking Dead Saison 1

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The Walking Dead, à la base un comics, adapté par AMC en une série à grand succès, s’est vu porté également en jeu épisodique par Telltale Games, à qui l’on doit Sam and Max, Tales From Borderlands, The Wolf Among Us…
Ouvrant réellement la porte du jeu épisodique par son succès, qu’en est t’il de cette licence ? Comment le monde ravagé par les zombies a t’il donné lieu à un jeu déjà culte ? La réponse dans les lignes ci-dessous.

Zombie Walk

Ici, ni de Rick Grimes ou de Daryl Dixon, on suit les pérégrinations d’autres survivants.
Tout commence avec Lee, un homme afro-américain en cours de transfert après son jugement dans une histoire d’adultère qui a mal fini. D’ailleurs, l’introduction est surréaliste quand on regarde le décor avec tous les flics fonçant à toute allure vers Atlanta.

Un zombie percuté, la voiture finit dans un ravin, Lee s’en sort et approche d’une bourgade où il trouve une fille laissée par ses parents dans une cabane. Prénommée Clementine, et visiblement pas au fait que des zombies semblent envahir la région, Lee va tout faire pour lui faire retrouver sa famille.
Ils vont rencontrer des personnage hauts en couleurs, chacun avec leur personnalité, leur vécu, leurs histoires, et leurs points de vue. Durant ce long périple, Lee et Clementine ressortiront plus forts, changés, aussi bien dans l’appréciation de leur propre existence que de celle d’autrui. Confiance, choix difficiles, conséquences…Rien ne leur sera épargné.

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C’est très clairement le GROS (oui, j’insiste) point fort du jeu. Au fil des épisodes, on suit les aventures d’un duo attachant et très bien écrit, comme tout le reste du jeu. Des choix difficiles, des personnages pour lesquels l’empathie ou le mépris prendront le dessus quand vous aurez à choisir. Car au final, même si les zombies sont le risque omniprésent pour nos survivants, eux-aussi sont une menace pour eux-mêmes, quand tous les instincts et mauvais côtés de l’homme ressortent : Egoisme, Vengeance…

Au final, attendez vous à vivre une histoire où il ne sera pas rare qu’une vie s’arrête parfois sans prévenir. Que les évènements ne se déroulent pas comme prévu. Même si les choix sont, comme dans tout jeu Telltale, assez illusoires sur le « squelette » de l’histoire qui demeure inchangé, ils auront parfois une importance relative dans le déroulement de celui-ci. Et c’est clairement cette interactivité couplée à une écriture sans faute et un duo inoubliable qui fait le statut culte de ce jeu.

Until death tear us apart

Le gameplay est un point and click avec parfois des QTE. Des choix seront également mis à disposition du joueur dans les dialogues, influençant parfois le déroulement des évènements. C’est plus un gros « film interactif » certes, mais force est de constater que cela marche plutôt bien. C’est pas nerveux, bourrin ou quoi. C’est du dialogue, trouver tel objet pour telle situation, et ça sert très bien l’interactivité.

Dans un style graphique en cel-shadé très spécial rappelant Borderlands et l’aspect « comics », Walking Dead est plutôt sympathique graphiquement. C’est loin d’être une claque graphique ou d’être parfait sur la technique, mais les teintes de couleurs ocres et crades rendent bien la ruine de ce monde où erre notre duo.

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Les musiques d’ambiance, bien qu’un peu passe partout, sont plutôt sympa et se mélangeant bien à l’action. Pas grand chose a redire là-dessus.

La Saison 1 comporte en tout 5 épisodes (je mets de côté The 400 Days qui se rapproche plus de la Saison 2) que vous pouvez finir à raison de 2h à 3h par épisode. Ca vous laisse une idée de la durée de vie, même si la rejouabilité se fait par les choix (qu’on compare ensuite au reste des joueurs). Ce n’est pas un problème et le format de jeu s’y prête bien, comme une série.

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Le jeu est lui même distribué en modèle épisodique, ou vous pouvez acheter les épisodes à l’unité ou la saison entière. Aucun DLC, du coup. Mais si vous prévoyez de les faire, achetez l’ensemble, non ?

Hell on Earth

Au final ? C’est bien écrit, c’est réellement un de mes premiers « point and click » et c’est plutôt bon.
J’ai apprécié, de bout en bout, et pour peu que vous vous imaginez dans ce jeu, c’est parfait. Quitte à potentiellement agir comme un connard inhumain. Et en parlant d’humanité, le fait d’axer beaucoup d’éléments d’intrigues sur les relations humaines change des histoires de zombies qu’on connait.

Car s’il est légion de défourailler de l’infecté par dizaines, ici, c’est la psychologie des survivants qui est mise à l’épreuve, tout comme la série / comic. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’un cerveau actif est bien plus dangereux qu’un marcheur décérebré. Tout en étant réussi de A à Z. C’est dur de pas en parler sans spoiler, mais ce jeu mérite clairement un peu de votre temps.

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