Test – Super Meat Boy

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Super Meat Boy, dont l’acronyme SMB renvoyant à un platformer mythique (et à des propos graveleux, aussi), donne la couleur d’entrée de jeu : Vous allez faire de la plateforme, vous allez potentiellement crever, encore et encore.

Mais ce serait réducteur de ne pas s’y pencher davantage. Car derrière le clin d’oeil et cet aspect exigeant se cache un pur Die and Retry qui vous fera rager à chaque décès…et provoquera une libération de joie à chaque niveau réussi. Et c’est ça qui fait tout son charme.

Le PETA ne va pas aimer, c’est sûr.

Le scénario est on ne peut plus simple : Meat Boy, un petit carré de viande rouge, vit heureux avec Bandage Girl, une sorte de…chamallow rose.
Hélas, le méchant, Dr Foetus (un fœtus placé dans une cuve placée sur un corps bipède habillé avec un chapeau et un monocle) va capturer Bandage Girl tout en fracassant Meat Boy au passage. Mais notre héros d’hémoglobine va tout entreprendre pour retrouver sa dulcinée, et va traverser plusieurs mondes pour le retrouver, tout en évitant les obstacles que Foetus mettra sur son chemin : Missiles, scies rotatives, Monstres…)

Rien de bien original, le scénario se moque allègrement de son homologue d’acronyme, mais qu’importe : Le plaisir est bien là. Et entre deux cut-scenes poilantes, de l’humour trash, des personnages attachants et des situations cocasses, on en redemande.

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Le jeu est très simple à prendre en main : Il se joue avec des touches pour se déplacer, une touche de saut, et une touche permettant de sprinter.
A première vue, comme du Super Mario. Hélas, le gameplay est plus profond, et comprend une dimension technique : Rebonds Muraux, Inertie et Vitesse dans les sauts…
On a donc en face de nous un platformer au gameplay plutôt simple avec des mécanismes faciles à prendre en main.

En face ? Des pièges sadiques, missiles téléguidés, niveaux à la difficulté croissante, et surtout, aucun checkpoint dans les niveaux. Autant cela passe bien dans les premiers levels…mais dans ceux plus avancés, quand il s’agit de récupérer une clef et qu’ensuite, la fin se trouve au début et que l’on doit se retaper tout le chemin, en évitant les pièges… Le sang coulera, votre personnage mourra encore et encore, jusqu’à ce que vous pigez les subtilités du niveau.

Et histoire d’enfoncer le clou, le replay final d’après niveau montrera toutes vos tentatives. Vous verrez alors 20 Meat boy tenter le niveau…Et tous les voir mourir un par un, pour vous faire comprendre votre échec.
Gameplay rétro, difficulté d’époque, mais pas injuste, Super Meat Bot ne souffre d’aucune carence sur ce point.

WARPZOOOOOOOOOOOONE !

Le jeu en lui même est très agréable à l’oeil. Il mélange des décors en 2D de très bonne facture au rendu unique. Les cut-scènes sont dans un style cartoonesque et possèdent un humour parfois trash (après le Boss 1 par exemple) ou des clins d’oeil bien pensés (Megaman, Pokémon pour ne citer qu’eux)

On dénombre aussi les « Warp Zones » avec un rendu digne de la Game Boy (mais oui, vous savez, le bloc batterie blanc à 4 piles en écran monochrome), et les « Warp Zones » des personnages déblocables, qui s’inspirent de leurs styles respectifs (CommanderVideo, The Guy, par exemple), tous tirés de jeux indépendants.
Le rendu est agréable, une vraie ode au rétro-gaming tout en étant moderne. Et c’est avec plaisir que l’on savoure le jeu, en étant dépaysé graphiquement à chaque univers.

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A noter aussi, une très bonne bande son. Des musiques aux sonorités tantôt chiptune et 8-bit (Warp Zones), tantôt Electroniques, Rock ou carrément Drum And Bass.
La aussi, c’est carrément du très bon à tous les points. L’ambiance est parfaite, que ce soit pour le thème de l’enfer (le préféré de votre rédacteur) ou du Final Boss (Epicness garanti), vos oreilles seront aux anges.

F*CK YOU GLITCH

Niveau contenu, on dénombre 5 mondes qui possèdent chacun 19 Niveaux x 2 (Car si un niveau a été fini dans un certain temps, vous débloquez sa variante « dark » plus « dure »). A ce calcul s’ajoute deux Warp Zones de 3 levels chacun (une débloquant un perso, une autre pour le challenge) ou vous n’aurez que 3 vies / level pour compléter la zone. Perdez vos trois vies sur un niveau et vous recommencez la warp zone du début.

Enfin, ajoutez un boss par monde. Cela vous fait 45 niveaux par monde, qui sont au nombre de 5 (Le monde 5 est toutefois très court), avec un sixième chapitre déblocable post-fin.
Parlons également des glitchs levels, au nombre de 3 par monde (comme une Warp Zone)
Ajoutez à cela 100 bandages à récupérer, et vous avez une durée de vie conséquente qui vous tiendra en haleine longtemps pour débloquer la (vraie) fin, ainsi que les personnages supplémentaires, qui sont un peu plus de dix, chacun avec leur capacités (Double saut, planer en l’air, ou encore creuser le sol)

Vous l’aurez compris, il y a à boire et à manger. Pour peu que vous n’ayez pas peur de mourir indéfiniment, 30 fois par niveau au bout de quelques mondes, pour passer un level. Cela ne doit pas vous rebuter néanmoins : La courbe de progression est bien pensée, et vos talents s’aiguiseront ainsi que vos réflexes.

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Il n’y a aucun DLC pour le jeu. Toutefois, on remarque qu’un monde spécial, « The Internet Levels », dispo sur console et 360, permet de jouer les niveaux d’autres utilisateurs.
Je n’ai hélas pas pu les tester, mais le jeu est déjà assez riche en lui-même.

CHAPTER COMPLETE !

Ce jeu, on était avec deux amis à fond dessus sur une année d’études. Addictif, toujours cette soif de tout débloquer, faire mieux que l’autre, comparer sa progression, et scander le « SUPEEEER MEAT BOOOY ! » du speaker à chaque fois qu’on se voyait.
C’est simple. Si vous aimez la plateforme, que vous chercher un défi à relever avec un jeu à la fois simple d’accès mais au niveau conséquent, vous avez frappé à la bonne porte.

Ne demandant que 1 Go de Ram minimum, avec un pad 360 et des bonnes enceintes, ce jeu vous tiendra en haleine pendant de longues heures.
Je l’ai fini en environ 25h, en étant mort plus de 8000 fois.
J’ai passé 3h sur la Warp Zone de I Wanna Be The Guy.

Et même après ça, j’en redemanderais encore. Masochisme vidéoludique consenti ou hommage à un challenge aujourd’hui majoritairement absent, Super Meat Boy est un must-have. Et si vous en l’avez pas fait, je me demande ce que vous attendez.

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