Test / Rétrospective – Carmageddon

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Vous êtes à un feu rouge. Votre voiture est un roadster équipé de pieux sur le pare chocs et de brise-rotules sur les roues.
Un piéton traverse devant vous. Sur le passage piéton de l’autre côté, une femme enceinte traverse devant le mec qui a embouti votre caisse y’a 5 minutes.
Que faites-vous ?

A – J’attends que le feu passe au vert et je circule en prenant garde aux piétons

B – Je klaxonne le piéton et je l’insulte pour qu’elle se dépêche de traverser.

C – J’accélère, j’écrase le piéton et la femme enceinte au passage, je les empale sur l’avant du pare chocs de l’autre mec en face, de façon à repeindre sa voiture en rouge hémoglobine et placenta.
Si vous avez répondu C, vous êtes un joueur de Carmageddon.
Aujourd’hui, une rétrospective (Car oui, la licence innove peu, donc d’une pierre deux coups) s’impose sur une licence de course sanglante, censurée, amorale, mais divertissante. Oubliez la ceinture, passez la seconde. Ne vous souciez pas du futur machabée qui passe sur votre pare brise.

Hang On To Your Helmet….no, just kidding.

Le background n’a que peu d’importance : Tantôt c’est un monde post-apocalyptique ou des cinglés font des courses meurtrières dans des restes de villes hantées de zombies (la censure ayant remplacé les humains par des zombies ou des dinosaures), tantôt c’est un monde contemporain où une compétition sans foi ni loi, où des pilotes aussi fous et dérangés se tirent la bourre dans des villes peuplées. Anciens détenus, psychopathes, ou clichés : Tout y est.
Le principe est simple. Vous jouez un pilote (Max Damage ou Die Anna, (blague de mauvais goût au passage) pilotant la Eagle MK X (la version change selon les épisodes), qui concourt dans le championnat Carmageddon.

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On ne s’enquiquine pas de détails : Une voiture, une map, vous devez remporter la course.
Trois moyens de remporter une course :

-Soit vous accomplissez le nombre de tours demandés en passant dans l’ordre les checkpoints. Passez par le parc pour enfants ou le supermarché, qu’importe : Finissez le premier.

-Soit vous défoncez tous vos adversaires : Rentrez leurs dedans, utilisez le décor et les aides disséminées, soyez le dernier survivant. Tous les coups, même les plus sournois, sont permis.

-Soit, et là c’est drôle : Tuez tous les piétons. Ecrabouillez, brûlez, renversez. Par tous les moyens possibles. On touche à l’aspect polémique du jeu, notamment quand on rétribue en « points » le fait d’écraser un piéton (avec bonus si femme enceinte ou combo). Le jeu a notamment été interdit de vente ou censuré, cela allait du sang vert aux piétons remplacés par des morts-vivants.

Pour ce faire, vous disposez de voitures à l’adhérence, à la résistance, et à la vitesse variable. Choisissez ce qui vous plaît : Une muscle car équilibrée avec un pare buffles clouté à l’avant et à l’arrière ? Un buggy léger misant tout sur la vitesse ? Un Hummer lent mais dévastateur ? Vous avez le choix entre plus de 25 Modèles, tous upgradables avec de l’argent gagné avec vos courses.

Durant les courses, vous gagnerez de l’argent et du temps. Le temps vous permet de continuer à rouler ; L’argent vous permet, sur simple pression d’un bouton, de réparer instantanément votre voiture ou la replacer sur la piste moyennant finances. Très utile quand votre moteur fume et que vous sentez qu’on veut votre peau.
On ajoute à cela des items disséminés sur la course : Qu’il s’agisse de bonus (Zappeur à piétons, mines…), de malus (suspensions sautillantes, « boule de flipper ») ou d’évènements absurdes (gravité lunaire, piétons aveugles ou collés au sol, commandes inversées..), le jeu est à la fois absurde, délirant, mais foutrement jouissif.

Les maps, quant à elles, sont assez variées : Environnement urbains, industriels, fantastiques…le jeu est varié, et se veut absurde malgré sa violence. Les tracés regorgent de piétons, de tremplins, de sauts, de virages et d’emplacements vastes pouvant tourner au Destruction Derby.
En ce qui concerne la jouabilité, elle demande un temps d’adaptation. La conduite peut paraître rigide, la physique délirante : C’est voulu. Mais, je dois le reconnaître, hors programme émulant une manette, le jeu se joue qu’au clavier, possède une maniabilité rigide et une physique parfois un peu déroutante.

On est dans un jeu qui se prend pas au sérieux, qui joue la carte de l’humour trash, tout en étant fun et divertissant.

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Pour les graphismes, ca varie selon l’épisode, autant je suis pas fan du rendu 3D du 2, autant TDR et Reincarnation ont un rendu sympathique. Ca casse pas trois pattes à un canard, mais on s’en fout. Le fun avant tout.

Sur le plan sonore : Metal, Metal, Metal (industriel) la plupart du temps. A l’image de la tôle froissée qui sera légion, vous serez accompagné musicalement par des musiques brutales, lourdes, faisant la part belle aux guitares et à la batterie. Je vous mettrai ma préférée en bonus d’article.

Cela rend plutôt bien et accompagne parfaitement le massacre motorisé que vous allez accomplir.
Toutefois, cela paraître redondant, étant donné que la soundtrack du jeu dispose, du moins pour Carmageddon 1, de 6 morceaux différents. Vous en aurez vite fait le tour. Après, pourquoi de l’electro un peu dubstep est venu rejoindre Fear Factory dans la BO de Carmageddon Reincarnation, c’est une autre histoire.

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Quelque soit le jeu, on dispose d’un contenu conséquent, et ce quelque soit le jeu. Voitures à débloquer, nouveaux tracés, difficulté croissante : On ne s’ennuie jamais.

Pour le contenu additionnel, ça n’existait pas encore sous ce terme, même si le « Blood Pack » et le « Max Pack » étaient théoriquement des DLC payants vendus en boîte pour le premier Carmageddon. Maintenant, ils sont fournis avec les distros GOG.

Extermination Derby

Côté multijoueur, Carmageddon ne dispose pas de splitté. Il dispose toutefois d’un mode LAN, et d’un mode Internet. A vous les courses entre amis, dans le sang, le labeur, et les larmes. Vous disposez d’un mode carrière, ou d’un mode course simple. Histoire de vous entraîner, ou d’expurger votre envie d’écraser votre belle-mère sur le pare-chocs de votre Ferrari F666.

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Alors, pourquoi une rétrospective sur ce jeu ? Car il possède un fun indéniable, un plaisir, bien que réservé à un public averti, des sensations qui manquent.
Il me semble que les deux premiers sont en abandonware (donc libre de droit, mais munissez vous de DosBox ou quoi, il existe des tutos), et sont également dispo sur GoG.com
Vous avez également le remake de Carmageddon 1, de bonne qualité, sur les smartphones.

Enfin, sachez qu’il existe une pléthore de nouvelles maps et véhicules faits par des passionnés qui décuplent le plaisir et le délire du jeu : Conduire une coccinelle avec une foreuse sur le pare-chocs, ou la voiture de Shérif Fais moi Peur, par exemple. Vous en rêviez, vous allez pouvoir organiser un carnage motorisé avec la voiture de vos rêves.

En définitive, Carmageddon est une série d’oldies à tester. Ne serait-ce que pour le concept, cette sorte de Mario-Kart sur une map ouverte, tolérant toutes vos conneries automobiles et vos pulsions meurtrières à la fois.
Avec des bonus absurdes, une violence grotesque et des décors variés, soutenus par des pilotes tous aussi fêlés et saupoudré de riffs brutaux et nerveux, ce jeu est à tester.
Que ce soit en abandonware ou en support portable, le jeu se laisse jouer, n’est pas difficile et se veut plutôt défoulant. Hélas, ce jeu est resté assez « méconnu » du grand public, et ne jouit pas de la même notoriété que d’autres jeux de la même génération.

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P.S : Je vous recommande la version iPad / Android (ci contre), même si j’aimerais le voir sur Vita.

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