Test – Persona 4 Golden

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Remake agrémenté d’un nouveau personnage et d’une trame scénaristique supplémentaire liée, Persona 4 Golden est la version ultime du RPG d’ATLUS sorti en 2008, déjà hautement acclamé par la critique. Et cette version VITA ultime ? Crier au must-have est un euphémisme.

Time To Make History

Les scénarios des Persona sont généralement construits de la même forme, à savoir un thème récurrent durant le jeu ; Alors que Persona 3 évoquait souvent la mort, Persona 4 évoque la vérité, et l’acceptation de soi, quoi que l’on soit et que l’on ait à cacher.

Nous suivons les aventures d’un étudiant transféré à Inaba, petite ville de campagne japonaise à priori sans histoires. Toutefois, une légende urbaine commence à émerger sur la « Midnight Channel », qui apparaît à la télé tous les soirs de pluie, à minuit pile. Cette chaîne montrerait au spectateur son « être désiré ». Mais la légende sera occultée par une série de meurtres sordides, où les cadavres retrouvés pendus aux antennes sont parfois des personnes apparaissant lors de cette programmation mystérieuse. Par un concours de circonstances, notre héros et ses comparses découvriront un monde dans la Télé, qui serait le terrain de jeu de cette chaîne mystérieuse et de ses meurtres sordides. Une course contre la montre commence alors pour trouver le tueur.

Le scénario, s’il nous fait toujours affronter les ennemis grâce aux « Persona » des invocations tirées du bestiaire des Shin Megami Tensei, est pris dans une dualité Macabre / Joyeuse, le second aspect étant présent lors des phases de vie étudiante reprises du 3, même si l’ambiance globale de ce 4è volet est plus heureuse que le 3.
Rebondissements, moments drôles, épiques, et parfois même romantiques si vous arrivez à avoir une copine, tout est réuni pour vous faire passer un très bon moment.

Le gameplay n’a ABSOLUMENT pas changé par rapport au 3. Invocations à collectionner, combat au tour par tour, système de faiblesses, attaques groupées / social sim où notre héros vit sa vie, dresse des liens sociaux avec des PNJ et les membres de son équipe, permettant d’accroître la puissance de ses invocations. Rien de bien surprenant aussi, et l’écriture n’a pas perdu de sa superbe.

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Le moteur de P4 sur PS2 a été lissé au maximum pour le rendre agréable sur VIta, et le résultat s’en ressent. Pas un pet de performances, aucune concession, le jeu est toujours aussi bon et très bien fini. Et les cinématiques (anciennes comme nouvelles) sont toujours aussi agréables.

Pursuing Your True Self

Signés Shoji Meguro, les thèmes de cet épisode oscillent entre le joyeux, et l’oppressant des donjons, quitte à tourner au WTF (donjon en pixel, musique qui va avec). Toujours de très bonne facture, tout comme celle de P3, en un poil mieux, cela dit.

Pour la durée de vie, la version Golden comprend un nouveau personnage, Marie, ainsi que son histoire liée et quelques mois supplémentaires dans l’intrigue et une nouvelle fin remaniée ; Pour finir le jeu, collectionner le max de Personas possibles en un run, comptez plus de 70h. Je suis à peu près dans ces eaux-là pour ma partie, finie au Lvl 95 environ (sur 100).

Le New Game + répond toujours présent, et le jeu possède (pour les plus fous) une difficulté hardcore avec auto-effacement de save si vous mourez. Aucun continue.
A noter aussi que le jeu comprend un « Golden Theater » ou se débloquent l’OST du jeu, des bandes annonces pour le Persona Music Live et compagnie, des résumés de l’histoire, des artworks. Le fan-Service pur, qui est ici bienvenu.

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Le jeu s’est vu ajouter une fonction « d’aide » ou les amis et les joueurs « Near » peuvent aider leurs camarades bloqués dans un donjon en envoyant un démon, à la manière d’un Bravely Default. Et c’est tout.

Reach Out For The Truth

Persona 4 à certes une ambiance qui tranche avec le 3 qui était très macabre, mais possède son propre charme skysophrène entre la vie étudiante d’Inaba et quelques sous entendus de Teddie, et les donjons emplis de démons qui sont tout autant d’obstacles à la vérité sur ces meurtres sordides.
La Version Golden dépoussière P4 en lui ajoutant un nouveau personnage plutôt attachant, un donjon sympathique au boss un peu complexe (je vous passe les détails), tout en conservant ce qui fait la force des Persona.

true_self

Et même si cette licence est ancrée dans les SMT, il s’agit d’un très bon spin-Off, et pour clore « ‘L’arc P3-P4 » visible avec les spin-offs Arena et Persona Q, cela ne présage que du bon pour le futur P5. Et vu le niveau qu’a placé la Team Persona avec ce volet, P5 à intérêt à envoyer du lourd.

Et si vous avez une Vita, faites-le. Vous en aurez pour votre argent.

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