Test – Persona 2 Innocent Sin

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Remake de Persona 2 Innocent Sin (Tsumi) paru sur PS1 en 1999, cette version PSP au titre éponyme nous met à nouveau dans la peau de lycéens faisant face à des évènements paranormaux.
Alors qu’actuellement, beaucoup ne connaissent Persona qu’a travers son troisième et quatrième épisode, peu s’intéressent au second épisode. Et il est vrai que l’ambiance n’est pas la même tout comme le design Old-School d’un Tokyo des années 90-2000. Mais il n’en reste pas moins un jeu intéressant, et très particulier.

Joker.

L’aventure se déroule dans une grande ville japonaise des années 90 / 2000. On suit l’histoire de Tatsuya, lycéen à la Seven Sisters High School, qui sera mis aux prises avec des faits étranges : Alors que des étudiants apparaissent le visage bandé suite à une « malédiction » frappant l’école et altérant la peau de ceux touchés, un jeu « mystérieux » sous forme de rituel se fait entendre dans son école, le « Joker Game ». Quiconque appelle son propre numéro en accomplissant des faits et gestes précis voit apparaître un être lui révélant son être désiré.
Tatsuya, épaulé de deux étudiants, vont l’éxécuter et invoquer le Joker, qui va les maudire en rendant toutes les rumeurs réelles.

Il s’agira par la suite d’un crâne de cristal accomplissant une prophétie, un lourd secret entre les protagonistes, une secte volant les idéaux de leurs membres, et même des nazis sur fond de mythes Lovecraftiens. Oui, Persona 2 part dans tous les sens, perd son joueur, fait fi de la cohérence, et même si la censure à sévi sur les Nazis présents dans le jeu, ce scénario à mi-chemin entre la Série B et le fantastique nous met dans beaucoup de situations différentes.

Alors que vous chercherez parfois la cohérence (et y’en a une, je vous l’assure), les différentes sous-intrigues vous plairont. Que l’on rencontre des cultistes, une cosplayeuse un peu weeaboo sur les bords, des yakusas, un girls band, la variété ne manquera pas !

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Vous qui connaissez Persona 3 et 4, oubliez les social links. Ils sont absents, tout comme le découpage du jeu en jours / mois. Le jeu suit une trame linéaire, avec une world map nous emmenant dans différents quartiers où l’on trouvera les magasins, les zones ou l’intrigue continue, et la Velvet Room.

En ce qui concerne les combats, la aussi, tout change : Les persos choisissent leurs actions l’un après l’autre puis le combat débute. Le tour se déroule selon une frise ou l’ordre des persos et ennemis est spécifié, histoire de mieux faire votre stratégie. Des attaques à plusieurs sont possibles en combinant certains sorts.
Egalement, hérité directement de la licence SMT, vous pourrez converser avec les démons histoire de leur soutirer de l’argent, divers avantages, ou encore des cartes d’arcane vides.

Tout en restant sur ces cartes d’arcane, la Velvet Room à un fonctionnement différent des épisodes qui suivront. Plus aucun Social Link ni de fusion. Pour obtenir les Personas, il vous faudra récolter un certain nombre lié à une arcane pour créer une certaine Persona. Ne vous inquiétez pas si vous faites la majeure partie du jeu avec votre Persona de base. On peut noter que d’ailleurs, tous les personnages peuvent changer de Persona.
C’est plus oldschool et proche des SMT, mais ce système pose parfois le problème des sessions de farming pour obtenir certaines invocations.

Tout comme les donjons, qui sont certes moins « grands », mais qui sont très diversifiés et liés à la trame scénaristique. Le jeu reste dirigiste, ce qui pourra déplaire aux amateurs de Persona 3 et 4.

For the Last Battalion !

Les graphismes sont directement issus de la version 1999, et même si l’on a un nouvel opening qui garde cette patte rétro, le pixel art n’est pas non plus atroce mais garde indéniablement son côté d’époque, comme les sprites. Les changements sont certes présents si l’on compare directement au rendu de 1999, mais c’est loin d’être un remake qui remet complètement au gout du jour. Tout comme la censure, qui est désormais présente.

Même s’il nous est laissé le choix de la bande-son d’époque ou remastérisée, les musiques gardent ce côté d’époque, tout comme les sons. Mais cela reste acceptable, si l’on est conscient que c’est un remake.

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Malgré le côté dirigiste, comptez environ 60h pour le finir. Une seule fin, mais le challenge et éventuellement les séances de farming seront présentes. Ajoutez-y le Climax Theater, ajout de cette version qui permet de faire des quêtes secondaires inédites.

Lay down in front of the Crawling Chaos

C’est rétro, c’est dirigiste, y’a moins de Personas, on vit une histoire sans aucun Social link ou quoi.
Mais à l’époque où Persona tendait à se démarquer de Shin Megami Tensei, on voit que la différence n’est pas encore très marquée, même si elle commence à se faire sentir.

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Négociation avec les démons, monde moderne, adulte, et potentiellement emprunt de beaucoup d’éléments et de mythes qu’on retrouve pas forcément dans les épisodes qui ont suivi, cet épisode ne vaut le coup d’oeil pas seulement car on aime la licence Persona, mais également pour constater une évolution du genre du J-RPG d’époque.

Car il faut bien l’admettre, certains mécanismes de ce jeu sont austères ou se sont retrouvés ailleurs. Et devant tant des choses réunies en un seul jeu, ce serait dommage de passer à côté. Mais seulement si le rétro vous rebute pas.

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