Test – Metal Gear Rising Revengeance

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Faire un spin-off n’est jamais facile à faire. Encore plus quand il s’agit d’une licence connue du jeu vidéo.
Quand les fans de MGS ont appris un épisode centré sur Raiden, sous sa forme ninja, ils ont commencé à hausser les sourcils. A la base, le jeu devait être un jeu d’infiltration jouable au katana, en reprenant le concept de fin d’MGS 2. Raiden est moins apprécie que Snake certes, mais il reste très intéressant. Comment un enfant soldat, forcé de tuer, formé en réalité Virtuelle, est passé pêle mêle de soldat manipulé au rôle de vengeur solitaire.

Or, dès que le projet à changé d’approche, devenant un beat’em’all par les créateurs de Bayonetta, la fanbase a poussé un « What The Fuck ?! » général. Un Raiden survolté, se déplaçant très vite, avec un katana qu’on peut diriger librement et qui tranche tout, de simples soldats à un Metal Gear Ray. Irréaliste, Over The Top, capillo-tracté…Les critiques fusent, mais pourtant, MGR s’en est très bien sorti auprès des critiques. Est-ce que cette approche en antithèse avec les MGS est digne d’intéret ? La réponse ici.

Lighting Bolt Action

4 ans après MGS 4, qui nous laissait dans un futur où augmentations cybernétiques, nanomachines, I.A et Sociétés Militaires Privées existent dans un monde toujours aussi instable, Raiden bosse pour une SMP, Maverick Security Consulting, en tant que garde du corps de dignitaires d’Etat. Lors d’une escorte en Afrique, leur équipe est décimée par une SMP alors inconnue, Desperado, ayant à sa disposition des soldats cyborgs, Gekkos (blindés bipèdes), et une unité spéciale unique renvoyant aux MGS et à leurs « boss » uniques ; Appelés les « Vents de la Destruction », réunissant « Mistral », « Jetstream Sam », « Monsoon », et « Sundowner », tous avec leur histoire propre, et saga MGS oblige, donne lieu à des cut-scenes mémorables avant les combats.
Hélas, Raiden sort gravement blessé d’un combat avec Sam, mais revient peu après, réparé et plus augmenté, prêt à se venger et traquer un par un les membres de Desperado, pour mettre fin à leur projets.

Le scénario, qui veut un peu se rendre complexe avec un simili complot vers la fin, est très simple, et consiste à trancher tout ce qui se met en travers de votre chemin. Bien sûr, des petites réflexions sur la liberté d’une I.A, de la moralité d’un héros de guerre et d’un « justicier » saupoudreront le tout. Mais cela n’atteint pas la complexité d’un scénario d’un MGS, et même si cela peut entrer dans la chronologie malgré l’aspect spin-off, le jeu fait abstraction de la série de base. Aucun cross-over, on suit réellement l’histoire propre de Raiden, dont la narration est à mon goût calquée sur Gray Fox (son passé surtout, qui est évoqué), et qui sort ici du rôle de second couteau.

Accompagné par les membres de Maverick, dont un « Doktor » à l’accent allemand stéréotypé, ou encore un chien robot se questionnant sans cesse sur lui-même, Raiden ne sera pas seul, et pourra communiquer avec eux via Codec. Pas de doute, on est dans la saga MGS. L’univers, la technologie, même des easter eggs avec les boîtes en carton et les posters d’idol en petite tenue (comme dans les vestiaires d’MGS2…)

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Et c’est là que la comparaison s’arrête. Au revoir l’infiltration, bonjour au beat-em-all survolté, ne laissant pas de place à la furtivité, bien que certaines séquences nous laissent le choix…mais cela n’est pas obligatoire.
Raiden possède une attaque légère ou puissante, un système de combo est prévu comme dans tout beat’em’all, tuer les ennemis nous apporte des points pour augmenter nos techniques, nos caractéristiques, changer de skin, d’arme…
Un système de lock, des zones fermées où l’on déboîte nos ennemis…rien de bien particulier.
Toutefois, on note la « Course Ninja » qui, en maintenant la gâchette, permet de courir vite, passer les obstacles comme dans Assassin’s Creed, et de parer toutes les balles tirées sur nous. Oui, car en courant, Raiden peut attaquer et parer tous les tirs reçus.

La grosse feature du jeu est le mode « Zandatsu », ou le Katana Libre. Sous la jauge de vie se situe une jauge bleue qui, une fois au max, permet de trancher les ennemis. Au sens propre. Certes, on peut s’amuser avec sur les éléments du décor, mais son usage est au combat : En effet, après avoir asséné un certain nombre de coups, ou dès qu’un kanji apparaît, activez ce mode : Le temps ralentit et vous pouvez trancher précisément votre ennemi, en définissant la trajectoire du sabre avec le stick. Rien ne vous empêche aussi de martyriser le stick et trancher un gekko en 298 morceaux.
Un système de soin est prévu : Tranchez vos ennemis en passant par un point déterminé et appuyez ensuite sur une touche (le jeu à des QTE), pour que Raiden récupère les nanomachines de son adversaire, remettant à fond sa jauge de vie et de katana. Cheaté ? Pas tellement, car au fur et à mesure des niveaux, la vie peut baisser drastiquement si vous faites pas attention.

D’ailleurs, en parlant de QTE, le jeu en comprend, aussi bien avec les Boss qu’avec le système de parade, un gros bémol selon moi. En fait, c’est un QTE masqué, il faut appuyer sur Attaque légère + orienter le stick vers un ennemi. Quand Bayonetta avait un système d’esquive plus simple avec une gâchette, MGR opte pour un système plus complexe. Dommage.
(Note : Le mode facile assisté permet la parade auto.)

Bushido

Le jeu en lui même est agréable. Pas de quoi démonter des ronds de chapeau aussi, mais entre les effets de particule, la fluidité (même sur PC avec une bonne configuration), le jeu est agréable et se situe dans la moyenne de sa génération. C’est un rendu graphique comparable à MGS 4.
A noter toutefois que le jeu est très lumineux (effets de lumière lors des combats, particules), mais aussi très sanglant. Démembrements, éxécutions, ce jeu ne fait pas dans la dentelle. Vous êtes prévenus.
On déplore toutefois un manque de variété des environnements, très industriels dans la majorité. Il y a une exception à un moment, mais elle est trop courte.

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Le jeu est assez court. 6 Boss, 7 Chapitres, qui peuvent se finir en 5H environ.
A noter que deux DLC, fournis sur la version PC, d’une heure et demie chacune, vous permettront de jouer deux antagonistes du jeu. Concept intéressant, sachant que chacun possède ses coups et techniques. Hélas, c’est court.
A noter qu’on a également les Missions RV qui plairont aux amateurs de scoring et records, et qu’on doit également débloquer les modes de difficulté supérieurs, des « citations » et les équipements. Et cerise sur le gâteau, vous pourrez jouer Gray Fox et son sabre (MGS 1), qui est vraiment surpuissant.
A ce propos, chaque boss vous donnera son arme, qui remplacera vos cous portés avec Attaque puissante. Qu’il s’agisse d’un fouet ou de Saï, cela apporte un peu de variété. (Tip : Le fouet est cheaté.)

Gros coup de cœur pour la musique. Rock Métal, nerveuses, allant bien avec l’action, surtout les thèmes de boss qui sont bien trouvés. Ca tranche radicalement avec MGS, c’est plus dans la veine d’un Devil May Cry, et ça vous tiendra énergique lors des affrontements parfois loin d’être simples (Jetstream Sam en tête).
Pour les amateurs de musiques de beat’em’all, vous allez apprécier.

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Deux chapitres portés chacun sur un antagoniste différent, hélas trop courts.
On peut pas les personnaliser. Avec un gros boss à la fin d’eux.
Même s’ils sont dispensables, ils sont sympathiques. Heureusement, la version PC les contient de base.

Coupé Décalé ?

Même si le pari semblait audacieux, MGR : Revengeance tient sa promesse d’être un beat’em’all centré sur Raiden de bonne qualité. Réalisé par un studio compétent en la matière, et même si certains fans hurleront sur l’exagération de certaines situations (je coupe un Metal Gear Ray en deux…), le jeu, se déroulant dans le même univers en plus rapide, plus tranchant, plus porté sur le corps à corps, et plus sanglant, n’en est pas un fils illégitime.
En effet, le personnage en lui même, certes peu développé, à enfin un jeu à lui tout seul, sans Snake. (qui rappelons le, explore furtivement une base vendue 30 Euros Neuve pour 5 Missions de 2h30 minimum, coucou MGS 5 GZ)
Et surtout, cela permet un « fantasme » que l’on a jamais pu avoir dans MGS : Jouer le ninja (si on met le skin Gray Fox) avec une jouabilité adéquate. Ce que j’ai aimé.

C’est rapide, aux réflexes, faut aimer le genre, c’est un peu éloigné des aventures de Snake (aucune allusion, tout du long), ce jeu remplit bien sa fonction de spin-off, dont Raiden est le seul héros. Ou devrais-je dire Jack The Ripper, de son vrai nom.
Alors, si vous aimez le tranchage de cyborgs au katana, et que vous appréciez les trips d’anticipation sur les SMP et les cyborgs, et que vous appréciez MGS, jouez-y. Ca change, mais c’est agréable.

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