Test – Hotline Miami 2 : Wrong Number

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Hotline Miami 2 est la « suite » du premier épisode paru en 2012 sur PC, puis sur les consoles Sony. Il s’agit là aussi d’un top-down shooter en pixel-art magnifique et sanglant, dans une Miami crasseuse et pleine de stupre à la fin des années 80.

Alors que le premier épisode nous narrait les aventures de « Jacket », un individu lambda qui à décimé une grosse partie de la mafia Russe avec pour seuls équipements des masques d’animaux et des armes trouvées ça et là, et de « Biker », un motard cherchant la source des appels commanditant ces exactions, le second épisode nous plonge dans l’histoire de plusieurs personnages, avant / pendant / après ce premier épisode, afin d’en savoir plus sur l’histoire.

FULL METAL JACKET

Hotline Miami 2 prend le parti des intrigues croisées et entremêlées de plusieurs personnages, que je vais décrire brièvement ci-dessous.

-« Beard », envoyé en 1985 à Honolulu avec son unité, les « ghost wolves », afin de liquider les dernières forces communistes présentes.

-« Jake », dont les évènements se déroulent en même temps que Jacket (Avril 1989), qui va lui aussi recevoir des appels. Suprématiste américain vouant une haine aux Russes, il ira nettoyer lui aussi la ville de cette mafia.

-« The Cop » et « The Writer », (1991) qui ont deux histoires distinctes mais qui collaborent : The Cop (Mando) cherche à résoudre une série de crimes tout en liquidant quelques colombiens au passage ; The Writer (Ewan) cherche à comprendre toute l’histoire des tueurs masquées de 1989 dont Jacket faisait partie.

-« The Pig Butcher », (1991) un personnage à masque de cochon jouant dans un slasher (Midnight Animal) réinterprétant l’histoire de Jacket.

-« The Fans » (1991), un clan de sociopathes et de nihilistes à masques d’animaux voulant terminer ce que Jacket à commencé.

-« Richter » (1989 à 1991), un des personnages rencontrés dans le premier volet à masque de rat, dont on suivra l’implication dans les appels téléphoniques et les exactions.

-« The Son » et « The Mob » (1991), qui représentent ce qui reste de la mafia russe : The Mob accomplit une dernière mission pour la mafia ; The Son, nouveau dirigeant de la mafia russe de Miami, va tenter de s’imposer face aux colombiens

Nous avons donc plusieurs histoires, avec leurs connections au premier volet, qui se connectent entre elles, dans une gigantesque mine d’informations où le joueur comprendra l’histoire sous différents aspects, même si elle ne répond pas forcément à certaines interrogations du premier volet. Le pari était risqué, certaines histoires sont plus courtes que d’autres, mais ont pour dénominateur commun le sang qui sera versé.

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La jouabilité reste la même par rapport au premier volet. Deux sticks pour la visée / Déplacement, une touche de tir, une touche pour attraper / jeter l’arme, une pour les finish moves. Une jouabilité bien pensée, a laquelle on rajoute à la touche de finish moves les capacités spéciales de certains persos : Ouvrir ses bras pour tirer de deux côtés opposés, faire des roulades….

Toutefois, le problème ne vient pas du gameplay, mais de l’énorme différence avec le premier volet ; En effet, le premier volet se jouait dans des espaces relativement clos, les combos s’enchaînaient, avec le frénétisme de la bande son aidant notre bain de sang.
Ici, le jeu à complètement changé : Espaces plus ouverts, plus d’ennemis, plus d’armes à feu, et surtout plus de surfaces vitrées, ce qui équivaut à autant de points pour se faire liquider ou détecter, que l’on remarque souvent à postériori, la cervelle éclatée sur le sol, avec un « Press R to Restart. » Et quand l’on doit recommencer l’étage / la zone en question pour un petit troufion qui nous tire dessus hors map et en secret, on l’a mauvaise.

Du coup, beaucoup de joueurs sont déçus de l’énorme différence entre le premier volet et celui-ci. Moins de meurtres à la suite, plus de prudence, et même si certains passages demandent des corones pour survivre, on est bien loin du premier volet. La difficulté à augmenté à sa manière, a charge comme à décharge.

Ain’t No Rest For The Russians

Pour les graphismes : Du pixel art, toutefois sans la fausse V-Sync foireuse du premier volet, mais toujours des couleurs tantôt néon tantôt « crasseuses », rendant parfaitement à l’atmosphère du soft. Certains aimeront, d’autres pas, mais le charme opère tellement le pixel-art est correctement maitrisé !

Sur le plan sonore, ce qui était déjà un énorme point fort du premier volet revient ici pour faire passer la B.O du premier volet pour un apéritif, et la « retrosynth » de Kavinsky pour une berceuse. Perturbator, M.O.O.N, El Huervo, Jasper Bryne signent à nouveau, ainsi que de nouveaux comme Carpenter Brut, Magna, Mega Drive, Magic Sword pour ne citer qu’eux. 49 Morceaux d’orgasme musical allant de l’ambiant music electronique, aux sonorités acides et couillues de Perturbator et Carpenter Brut, le calme avant le carnage.

Et quelle sensation, en effet, de ravager un bâtiment avec deux SMG avec Roller Mobster en fond.

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La, le skill et la prudence du joueur jouera beaucoup. 25 Episodes, dont la moyenne des joueurs s’articule autour de 8-10h. La formule pourra sembler répétitive pour certains. Notons un mode hard qui change la caméra de position, et réhausse la difficulté des mobs, en ajoutant plus d’ennemis spéciaux par exemple.

Raining Blood

Le jeu n’a aucun DLC et n’est dispo qu’en dématérialisé, si l’on fait exception de l’édition avec Trois vinyles et l’édition packagée physique en cours de crowdfunding.

Notons l’apparition sous peu d’un Level Editor pour PC (intégré à Steamworks) afin de créer et partager ses niveaux. Parfait pour refaire l’appartement de votre ex ou de (Insérer indésirable ici), avec intro et outro du level en prime.

Pour le multi, certains ont espéré, mais non. Hormis des leaderboards si vous vous voulez speedrunner le jeu.

Leaving this world is not as scary as it sounds.…No ?

Gros changement par rapport au premier volet, fini en 8h, la B.O m’a complètement scotché. C’est plus dur, le final du scénario m’a un peu laissé pentois (les intrigues des persos étaient un peu plus intéressantes à mon goût), d’autant plus que le cafard d’abandonner une licence vidéoludique qui m’a véritablement initié à la synthwave.

Merci beaucoup, Dennaton Games, je ne m’attendais pas à un tel final, mais vu la tournure des évènements par moments dans l’histoire, cette spirale de violence a, après recul, fini d’une bonne façon. Même si techniquement, deux petits bugs peuvent se révéler embêtants par moments, ils sont bien vite effacés par le fun du jeu. Si vous aimez mourir, bien sûr…

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