Test – Freedom Wars

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Licence originale née d’un studio comprenant notamment des membres de l’équipe travaillant sur la licence God Eater, Freedom Wars est un Hunting Game qui se différencie beaucoup du représentant canonique du genre, à savoir Monster Hunter. Si l’on devait résumer Freedom Wars en peu de termes, il faudrait imaginer un monde dystopique où toute la lenteur de Monster Hunter est remplacée par des combats frénétiques pour la survie de micro-états humains. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que Freedom Wars est un jeu assez particulier dans ce genre, et se démarque clairement du « leader » et même de God Eater.

Big Older Brother

102018.
La Terre est surpeuplée. Les ressources se sont épuisées. Les nations et pays ne semblent plus exister. Les humains sont regroupés dans des Panopticons, des Cités-Etats gigantesques dont le nom emprunté aux travaux de Bentham n’est pas anodin. Tous les nouveaux-nés, en raison de la surpopulation et des problèmes d’autosuffisance, écopent d’un million d’années de détention et sont appelés « coupables ». Ces individus, sous-traités et sujets à des lois liberticides inimaginables, doivent combattre des « Ravisseurs », des créatures mécaniques peuplant le monde et causant aussi bien un risque pour les Panopticons qu’une source de matériaux pour survivre. Cela, sans compter les autres Panopticons qui se font la guerre.
Dans ce monde où les Coupables sont classés selon leurs prouesses au combat et devant faire preuve de leur utilité à la société (avec un androïde de surveillance personnel), vous êtes un Coupable sont le destin va être liée à une prophétie oubliée qui pourrait reconsidérer l’ordre des choses….

Même si l’aspect scénarisé, l’ambiance très réussie et tout le design du jeu sont les premiers éléments qui vous frapperont pour ce style de jeu (qui est très souvent prétexte à taper du monstre à tire-larigot), le scénario est au final assez discontinu, ne décollant pas réellement jusqu’au dernier tiers du jeu. Ce qui est très dommage, car entre les Ravisseurs, les factions en présence, et les révélations au fur et à mesure de l’histoire, on était en droit de s’attendre à mieux. Mais très clairement, si vous voulez un jeu qui a poussé le délire de la société ultra-surveillée jusqu’ au fait d’écoper de 50 Ans de prison pour garder le silence lors d’un dialogue, allez-y. C’est assumé, bienvenue dans l’exemple exacerbé de la dystopie d’Orwell.

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Passons maintenant au coeur du jeu. Tout d’abord, sachez que le jeu se veut très rapide, non seulement dans les mouvements des persos, aidés par la Ronce, un fouet permettant de s’agripper / immobiliser et faire chuter un ennemi, mais aussi dans raccourcis d’équipement, les ordres à donner à vos alliés I.A.
Outre le fait de disposer d’armes à feu variables et d’un craft (j’y reviens plus tard), votre perso dispose d’un androide customisable en apparence et équipement (comme vous), qui vous aidera au combat. Notez que l’I.A peut vous épauler en mission, avec leurs androides dédiés. Oui, ça fait 3 I.A et leurs androïdes, soit 6 alliés potentiels.

Après, le jeu est un hunting game en Arène Fermée à zone unique : Chaque map n’est pas divisée en plusieurs zones façon Monster Hunter, les monstres ont une localisation de dégâts et des faiblesses / résistances élémentales, et vous pourrez choper ça et là des matériaux utiles. D’ailleurs, les missions sont variées et ne consistent pas en un enchaînement de monstres. Vous pourrez être envoyé pour tuer d’autres soldats des Panopticons ennemis, ou sauver des citoyens.

Pour aborder le craft, si vous pensez que le craft des munitions de God Eater était complexe, attendez de voir celui-ci.
Chaque arme peut être « modifiée » avec des modules (plus de munitions, précision, dégâts…) aussi bénéfiques que négatifs, dont la quantité dépend du niveau de la rareté de l’arme. Le niveau de l’Arme évolue quand on l’améliore grâce a certains matériaux, permettant aussi de choper une nouvelle arme moins puissante mais avec d’autres effets (variantes élémentaires)
Enfin, si vous voulez optimiser votre arme, sachez que le jeu marche de manière souterraine selon quatre « types » (Early Bloomer / Late Bloomer, et deux autres), qui sont pour faire simple des courbes d’évolution dépendant de l’arme, son niveau, ses dégâts, ses modifications.
Donc, si vous voulez optimiser une arme, il faudra voir sur Internet les acharnés qui ont crée des algorythmes de calcul pour déterminer l’échelle d’optimisation de votre arme. Autant dire que pour avoir un armement optimisé, vous devrez attendre le Post-End Game, et que vous améliorerez vos armes (peut-être) n’importe comment durant le jeu, sans le savoir.

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Outre cela, les équipements à usage unique, ainsi que les améliorations, seront gérées par des usines dont vous gérez le placement et l’ordre à accomplir (produire des munitions / Soins / Améliorer arme…), avec un temps d’attente réel, réductible grâce aux citoyens récupérés en mission qui ont chacun une spécialité et un rang, diminuant le temps d’attente et améliorant le succès de l’opération. autant dire qu’entre le Craft et le Micro-Management de vos usines, y’a de quoi faire depuis votre cellule de prison.

Enfin, les missions, outre la rétribution en matériaux, vous octroie des points de droits, qui est la monnaie vous octroyant de nouveaux droits, comme la capacité de courir plus de 5 secondes dans le Panopticon (Ce n’est pas une blague), des personnalisations, des capacités…Même les matériaux chopés en mission pourront être convertis de la sorte. Freedom Wars, le jeu où vous achetez non seulement le droit de renommer votre androïde, mais également vos améliorations d’équipe et vos accès a certaines fonctions comme si vous alliez acheter votre Railgun au marchand du jeu.
Le délire de l’ascension sociale est exagéré et assumé, tout comme les « Code » qui sont des paliers à franchir pour gagner en importance dans la société, qui sont autant de nouvelles missions et fonctions qui s’offrent à vous.

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Outre la direction artistique qui est réussie, Freedom est également très agréable à l’oeil avec un rendu qu’on pourrait qualifier d’un Persona 4 lissé et légèrement revu. C’est varié, aussi terne dans le Panopticon que coloré en mission, avec des effets très corrects, sans aucun ralentissement ni souci technique malgré ce qui s’affiche à l’écran. C’est plus beau que Soul Sacrifice Delta.

La Bande son, très électronique et légèrement « biblique », crée un mélange qu’on pourrait résumer en « Arche de Noé du Futur. » La bande son, entre instants épiques et sonorités futuristes, colle bien à l’ambiance du soft, déjà très atypique.

Comptez environ 15/20h pour faire la campagne une fois. Je ne compte pas le End Game, même s’il est plus intéressant pour ce qu’il offre ensuite. Toutefois, des missions apparaissent en mise à jour, et le Multijoueur est un gros aspect du titre.

Le jeu comprend des DLC de customisation supplémentaire et des trucs comparables à un Free-To-Play comme le changement d’allégeance à un Panopticon ou encore des packs de citoyens à embaucher en usines. Déplorable.

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Pour le Multijoueur, le jeu est très curieux sur ce principe, car il permet à chacun de prêter allégeance à un Panopticon (Les Français ont celui de Paris), mais l’adhésion n’est pas fermée.
A la manière des factions de Soul Sacrifice Delta, les résultats des missions sont à envoyer et permettent la montée en rang de notre Panopticon. Aussi, vous pouvez entrer en guerre contre un autre Panopticon pour faire baisser son rang (Mission d’Invasion)
On dénombre aussi du Joueur contre Joueur, en plus du Joueur contre Environnement des missions.
Ce serait bien si la plupart des joueurs, même s’ils en dépendent pas géographiquement, arrêtent de truster le Panopticon Hong Kong, premier au classement.

24 HOUR SURVEILLANCE

Un bon jeu, qui est une alternative intéressante pour la souplesse de jeu et l’univers posé, mais qui a clairement besoin de revoir son scénario et son système de craft pour paraître plus intéressant. Ce qui est dommage, de laisser ce petit goût d’inachevé à la fin du jeu, car tout du long, on est aspiré par notre implication dans notre Panopticon, et l’on cherche sans cesse à vouloir grimper les échelons de cette dystopie. Vivement une suite !

P.S : Le jeu est intégralement en audio jap’, les textes en Français. Ce qui est sympa !

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