Test : Danganronpa ! Trigger Happy Havoc

Danganronpa_Filles

Dans la longue série de licences de visual novel existants, un petit nouveau est apparu et commence à faire parler de lui, à savoir Danganronpa. Avec un chara design particulier et un patchwork de couleur, que vaut cette licence qui se développe petit à petit ?

MEET THE MONOBEAR

Vous êtes Makoto, un « enfant lambda », sans réel talent ni défaut, dans la moyenne. Une page blanche comme on en voit beaucoup dans certains jeux. Par un tirage au sort, il fut accepté à la Hope’s Peak Academy, une école où toutes les « élites » de son âge vont, avec la promesse d’un avenir radieux et tout tracé après cette école. On a donc, par exemple, le meilleur joueur de Baseball, le meilleur écrivain de Fanfiction….

16 étudiants semblent rentrer cette année, mais ont pour point commun d’avoir été victime d’un évanouissement dès l’entrée dans l’établissement puis de s’être retrouvés dans une zone inconnue du bâtiment. Ils sont accueilli par Monokuma, un ours cartoonesque bicolore qui leur annonce la couleur : Le bâtiment est coupé du monde sans aucun lien avec l’extérieur. Le seul moyen d’en sortir est de tuer quelqu’un. A l’issue d’un procès, si le tueur est découvert, il est tué ; Si la mauvaise personne est accusée, le tueur est libéré et les autres tués.

Sur ce pitch, vous voila partis sur plusieurs chapitres comprenant chacun des « interactions sociales » à la manière d’un Persona avec les étudiants (en beaucoup plus bref, toutefois, même si le système de pièces et de cadeaux est useless), vous donnant des skills à utiliser lors du procès. L’enquête se déroule d’abord avec la recherche d’indices, puis le procès, qui est assez original dans son concept, avec des mini jeux pour illustrer les objections, les confrontations, et les suppositions du héros.

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Comme mentionné précédemment, le jeu est un visual novel où vous pourrez vous déplacer dans l’école au fur et à mesure de votre progression ; Il s’agira donc, le plus gros de votre temps, de parler avec les autres, interagir avec le décor, et réfléchir à votre argumentaire de procès.

C’est comme si, dans un bol, on mélangeait un visual novel, un peu de point and click, et quelques onces de Phoenix Wright, avec pour couronner le tout un peu de jeu de rythme lors des face à face (ou l’on doit surmonter l’opposition), et du « tir » quand il s’agit de supposer et d’objecter, en envoyant les arguments sur les phrases des ennemis comme si on leur tirait dessus. Plutôt étrange d’abord, le système se diversifie légèrement par la suite mais se révèle fort sympathique.

TRIALS AND EXECUTIONS

Le chara design, tout comme la direction artistique, est particulière mais se révèle plutôt agréable. Etant habitué des Persona dont beaucoup font le rapprochement, je trouve que cela s’en différencie assez.
Outre cela, c’est un visual novel avec des sprites 2D lors des discussions et dans beaucoup d’éléments de jeu, car les salles sont présentées comme des canevas en 2d avec du relief, tel un pop-up. Et rien n’est à reprocher.

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La musique est plutôt passe partout en période de calme, mais en dehors, elle se révèle plutôt adaptée à l’ambiance, même si les musiques de procès oscillent entre la dance music et les samples stressants. Particulier.
Les doublages (du moins, Anglais) ne se font que sur certains dialogues, sinon on a des « I see…No Doubt… » selon la phrase affichée. D’ailleurs, le jeu est en Audio Anglais / Japonais avec les sous titres liés uniquement, pas de Français.

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Comptez environ 22H pour votre premier run (du moins, pour moi) en cherchant tout.
Vous débloquerez ensuite le school mode, vous permettant de refaire les évènements sans contraintes. Le jeu comprend de nombreuses fins, assurant une bonne rejouabilité.

EMBRACE DESPAIR

Du début jusqu’a la fin, le scénario essaie de vous perdre, tromper, induire en erreur, tout comme ce jeu mortel où les étudiants doivent user de ruse pour survivre. Les personnages, l’ambiance (parfois un peu niaise et illustrée par la nageuse, ou bizarre comme l’écrivaine soumise) et le personnage de Monokuma (tout comme les blagues douteuses de ce dernier) participent à passer un très bon moment. Et au fur et à mesure que l’histoire avance, des éléments mystérieux apparaissent, jusqu’a un climax absolument délirant où tout s’explique. Même si certains ne crient pas au miracle où à l’innovation, si l’on prend Danganronpa pour ce qu’il est, il reste un excellent jeu à faire, pour peu que vous adhérez au principe.

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