Test – Super Mario Odyssey

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Pour vendre sa nouvelle Nintendo Switch, Nintendo à (encore) joué la sécurité. Splatoon, Zelda et Mario Kart sont déjà passés par là, mais il était temps pour l’ex-plombier de revenir sur le devant de la scène. Au risque de spoiler, mais il sera question de sauver encore une princesse en détresse d’une grosse tortue à pointes nommée Bowser. Mais après J.E.T de Super Mario Sunshine et les mondes sphériques de Super Mario Galaxy, Nintendo se sert d’un objet à priori anodin comme nouveau gimmick de gameplay : Une casquette.

 

Le chapelier moustachu

 

Eh oui, encore une fois, Bowser ne connaît pas les peines pénales pour le harcèlement. Il enlève Peach une nouvelle fois, pour se marier de force avec elle. Et dans sa folie, il capture aussi Tiara, une fantôme à l’apparence de couronne. En voulant la sauver, Mario échoue et se retrouve jeté dans le monde des chapeaux, entièrement dévasté et sans sa casquette, entièrement détruite.

Il est aidé par le petit Cappy, le frère de Tiara qui ressemble à un petit fantôme en haut-de-forme. Les deux personnages décident de coopérer pour sauver ces dames. Cappy va d’ailleurs employer son pouvoir pour prendre l’apparence du chapeau de Mario, mais également pouvoir posséder les ennemis grâce à la Champimorphose.

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Du coup, au revoir tous les bonus du style champignon, fleur de feu et compagnie. Mario ne peut compter sur ses sauts et de mouvements apparus depuis ses premiers pas en 3D de Super Mario 64 pour survivre, en plus de Cappy qui lui permettra de prendre le contrôle de certains ennemis. Du simple Goomba à un petit tank, un frère Marto et même un T-Rex : Le choix des transformations est énorme, et chaque personnage à son panel de coups qu’il faudra exploiter dans l’environnement pour avancer. Et bien sûr, ce cher Cappy pourra servir de plate-forme d’appoint en plus d’occasionner des dégâts quand il est lancé en avant.

L’environnement, parlons en : De grands niveaux sont utilisés comme cadre de jeu, et sont assez vastes et plein de petits secrets. Chacun est unique et possède son ambiance, sa charte visuelle et musicale. Cela renforce le voyage qu’accomplit le duo Mario / Cappy à bord de l’Odyssée, un gigantesque vaisseau chapeau qui permettra de bouger de monde en monde, grâce à l’alimentation de Lunes de puissance qui sont à découvrir dans les niveaux.

C’est pas moins de 999 lunes qui sont cachées dans tout le jeu, et accomplir certains objectifs (tout comme finir le jeu) permet d’en débloquer de nouvelles à trouver, tout comme cela s’accompagne parfois de l’évolution du niveau avec de nouvelles zones. Tout est là pour renforcer l’impression de voyage et d’exploration plutôt que la plate-forme, qui est tout aussi présente. L’accent semble mis sur la découverte, l’exploration et la recherche de lunes, et l’essai des fonctions qu’offrent certains personnages.

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En parlant des mondes, on peut dire littéralement adieu à la direction artistique typique du monde champignon. Passer d’une ville type New-York avec de vrais humains à des décors que n’aurait pas renié Little Big Planet ou d’autres jeux cultes est assez particulier, surtout pour Mario. Quelque soit le jeu précédemment, tout était stylisé en mode « Royaume Champignon », mais ce n’est plus le cas ici ; Ca pourra sembler disparate, mais le jeu nous fait voyager. C’est un parti pris, qui se révèle la plupart du temps assez agréable et plein de surprises !

Au niveau des visuels, le jeu est très beau sur Switch. Le jeu ne perd aucune fluidité, et les décors sont assez variés pour apprécier pleinement, en version portable ou non, cette nouvelle aventure. Mention spéciale à chaque environnement, complètement indépendants entre eux, qui donnent toujours une impression de nouveauté à chaque fois qu’on atterrit dans un nouvel endroit.

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Musicalement, le jeu nous livre des thèmes sympathiques, pas forcément marquants pour ma part, mais qui se marient bien à l’action. Bien sûr, cela n’est pas sans compter les petites références musicales cachées ça et là, et la fameuse musique « Jump Up » chantée par Pauline que j’ai trop entendue.

Au niveau de la durée de vie, comptez bien 7 à 10 h pour finir le jeu en ligne droite, sans rechercher à côté. Mais une fois le jeu fini, c’est loin d’être complété. Et le jeu n’est absolument pas avare en surprises et en nouveaux challenges. Ajoutez à cela l’ensemble des objets collectionnables à trouver par niveau (pièces de niveau, vêtements, goodies pour l’Odyssée) et rajoutez des dizaines d’heures au compteur pour retourner Super Mario Odyssey dans tous les sens. Et histoire de ne pas vous sentir seul, un mode deux joueurs est prévu en séparant les Joy-Con, avec un joueur dans le rôle de Cappy.

 

Papy Mario, qu’est-ce qu’y a sous ton grand chapeau…?

 

Super Mario Odyssey, ça reste un Mario. De la plate-forme, sauver la princesse, tabasser un gros pas beau, et Mario qui reprend un abonnement dans la friendzone. Mais celui-là nous livre un voyage coloré, agréable, qui même s’il n’est pas totalement tourné vers l’accessibilité, fait la proposition au joueur de le pousser à explorer, découvrir, et créer des niveaux ouverts qu’il devra retourner sans dessus dessous pour espérer avancer.

Alors oui, je pourrais pester sur les Broodals qui ont un design dégueulasse et qui sont dispensables, ou certains contrôles disponibles que grâce à des mouvements de Joy-Con, mais le jeu est agréable. Davantage porté sur la découverte que la plate-forme, Super Mario Odyssey fera une aventure parfaite pour petits et grands qui viennent d’obtenir une Switch, ou qui veulent un jeu pas prise de tête, assez reposant, et amusant à jouer.

 

 

…Ne serait-ce que le mode photo qui peut vite devenir hilarant.

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