Edito : Et si l’on rendait le public du Jeu Vidéo moins con ?

Avant tout chose : Cet article n’aurait pas existé sans l’aide de quelques personnes, rencontrées réellement ou derrière un écran, qui m’ont aidé à trouver les mots et la forme de cet article. De plus, cet article va se concentrer jeu vidéo, qui est le « cercle » dans lequel je traîne le plus, mais l’article était destiné au départ au public de la pop-culture de manière un peu plus globale. Certains arguments pourront donc être transversaux, comme c’était l’idée au début. Enfin, beaucoup de liens sont présents dans l’article, parfois en anglais. Je vous invite bien évidemment à les consulter.

Quand j’écris des articles dans le style de l’édito/ billet d’humeur, je procédais généralement avec un plan, et je gardais de côté quelques arguments pour bien structurer l’article. Et je dois l’avouer : cet article est comme un gros kit en LEGO que je pouvais compléter qu’avec des pièces obtenues par correspondance. J’ai mis du temps à y penser, a revenir dessus, a remettre des trucs, bref : Ce fut un véritable bazar.

Le cadre du jour, c’est tout ce qui plombe le jeu vidéo. Un ensemble d’éléments quelque soit leur mode d’expression, implicites comme explicites, qui rendent ce milieu -souhaitant être de plus en plus inclusif grâce à de nombreuses initiatives- assez malade. Et le média est apprécié ici au sens large du thème. Par exemple, cela vise aussi tel que vous le voyez en convention et lieux à thème, où se mélangent d’autres pans de la pop-culture, ainsi que les communautés liées à cela. Où j’ai traîné mes souliers quelquefois.

Du coup, je peux imaginer l’interrogation « Vas tu parler du féminisme, des SJW-mes couilles et tous ces gens qui-s’offusquent-pour-un-rien en-ayant-oublié-le-second-degré-et-qui-vont-nous-mener-à-une-société-aseptisée-digne-de-Demolition-Man ?« 

Alors : Oui.

Mais pas que. Outre ce regard nouveau sur autrui et les sensibilités de chacun, il sera aussi question d’en mettre une couche sur les comportements toxiques des communautés vidéoludiques. Car au bout d’un moment, faut arrêter de prendre des gants. Et je vais réunir chaque sujet sous trois grosses parties :

  • Le « politiquement correct » dans le Jeu Vidéo
  • L’image du Jeu Vidéo
  • Quid des influenceurs ?

Ces trois grosses parties ont pour vocation de brasser pas mal de sujets qui font débat, quitte à nommer quelques exemples, captures à l’appui. Nulle diffamation, juste de l’information.

C’est loin d’être facile, ça peut vite faire crisser des dents, offusquer les sensibilités car on touche à une zone de confort, ou donner envie de lancer une guéguerre numérique par tweets interposés car on a osé l’ouvrir. Pourtant ce n’est pas la méthode de l’autruche ni l’anonymisation d’un comportement litigieux qui permettra d’avancer. Prenons #BalanceTonPorc / #metoo ou encore la Ligue du LOL en exemples récents.

A ce stade de l’article, si ce disclaimer vous pose souci car j’aurais le sacrilège de toucher à votre idole qui est de facto un parangon de moralité et de raison car il a un public (comme tous les grands orateurs du siècle dernier…), vous pouvez cliquer sur la petite croix rouge dans la fenêtre de votre navigateur Internet, et faire comme si de rien n’était.

Si vous ne voulez pas vous poser quelques instants et remettre en cause vos certitudes pour rendre ce milieu moins gerbant et puéril, libre à vous de le faire.

1 – Politiquement correct dans le Jeu Vidéo

En préambule de cette partie, petit rappel utile : Réagir avec désapprobation à des actes et/ou propos problématiques NE VEUT PAS DIRE: « Je veux tout interdire car on risque d’offenser« .

C’est vrai que c’est la peur des gens opposés à ces mouvements /
pensées / opinions souvent réunis sous la grosse bannière « SJW »,
catalogués parfois par leurs choix capillaires colorés, ou encore
de choix sexuels personnels différents de l’hétérosexualité.
C’est cette vieille peur de la pensée unique, ce spectre
antédiluvien né des totalitarismes et autres dystopies où l’on
refuse et met au pilori toute pensée contraire. « Tout ce qui n’est
pas progressiste DOIT disparaître. »

Exemple : L’expression « féminazies« . Faudrait peut-être changer de disque et ne pas tout ramener au IIIè Reich ou 1984. Même si les extrêmes, de manière insidieuse, gagnent du terrain ces derniers temps et sont dédiabolisés au calme à des horaires de grande écoute. Et que
quelques films et ouvrages nous rappellent d’être méfiants sur le sujet, et d’être vigilants…même vis à vis de quelque chose qui semble -à priori- pas sérieux et/ou qui n’arrivera jamais.

Tout en refermant cette parenthèse, on remarquera qu’il est tout
à fait possible de faire de l’humour sans forcément prendre en
sujet une personne / un groupe de personnes sur un critère jugé arbitrairement humoristique. (Allez, au pif : Key and Peele, qui ont des sketchs qui jouent sur les stéréotypes)

Inversement, on peut également créer de nouvelles oeuvres en voulant développer intelligemment de nouveaux sujets sociaux actuels, sans tomber dans le poncif de l’intrigue / personnage caution. Mais gare aussi à prendre en compte les choix des personnes et de fermer le moins de portes possibles.

Quand des personnes se sentent menacées par cette « uniformisation », cet aspect « aseptisé », il n’en est rien. C’est probablement aujourd’hui que l’on a le plus de possibilités de créer, d’explorer de nouvelles voies dans le jeu vidéo, de créer des oeuvres pouvant toucher des catégories jusqu’ici oubliées de la population, qui n’étaient jusqu’ici niées
et au mieux minimisées par le reste des personnes.

Qu’il s’agisse par exemple de pathologies, d’orientations sexuelles, de faciliter l’accessibilité du jeu vidéo à chacun (y compris les personnes en situation de handicap)…C’est peut-être dans ces dernières années que ce média a réellement entamé une maturité en élargissant encore plus son public et ses sujets que d’habitude.

Comment des arguments invoqués par le Gamergate (par exemple) peuvent encore tenir debout quand le milieu n’a jamais été aussi prolifique ? Et ne me parlez pas de faciliter le jeu vidéo, les derniers jeux de From Software et leur influence montrent que cette rhétorique est hors sujet…même si certains ont jugé bon de pleurer à cause de Sekiro tout en confondant accessibilité et facilité. Après tout, restreindre un loisir à des personnes par des arguments fallacieux comme la divergence d’opinion ou le « skill » est probablement, en soi, une forme de dictature.

Mais que voulez-vous, quand on se sent menacé, dans son petit espace, certains ont le réflexe « repoussoir. » Ne pas faire découvrir. Ne pas donner envie.
Mais, au contraire, être un mur froid, élitiste, désagréable. Et comme
le jeu vidéo à été genré dans ses débuts avec les poncifs de héros allant sauver la demoiselle en détresse, ou encore le preux guerrier viril et musclé face à l’assaillant, les premières victimes de cette fermeture sont les femmes. Et si certains l’ignorent encore, cela perdure de différentes manières, même si les joueuses sont bien plus présentes. Ce qui soulève donc les nombreux problèmes d’image que possède le Jeu Vidéo..

2 – L’image du jeu vidéo

En partant de tout cela, quelle image donne le jeu vidéo ? Quand j’avais pensé l’article, j’ai voulu prendre quelques exemples de situations montrant que dans ces milieux, les femmes ne sont pas encore vues à l’égal des hommes, ou appréciées que sous certains angles et/ou situations.

Il y a quelques temps, une amie se sentait mal dans le milieu « compétitif » de Super Smash Bros Ultimate. Se sentant obligée de devoir faire ses preuves car elle est toujours vu comme la « copine de… » comme une personne qui ne peut pas exister seule. Et pourtant, ses compétences, ce « skill » si chers à certains joueurs s’auto-proclamant comme juges en droit d’accepter une personne dans tel ou tel milieu, ne sont pas à prouver. C’est peut-être pour ça que certains tournois évincent des jeux cohérents avec leur programme, étant donné l’ambiance toxique qui y règne quelquefois. Y compris au sens propre.

Autre exemple en vrac : Je regarde Twitter et vois une joueuse, passant furtivement dans le cadre d’une diffusion d’une compétition d’e-sport, et qui reçoit de la part du public des termes très « fleuris » faisant la part belle à ses rondeurs ou à des suggestions sexuelles. Dire aujourd’hui que la pop-culture véhicule une bonne image est un non-sens complet. Et les exemples pullulent sans besoin qu’on se penche trop sur certaines situations isolées.

La question est donc de savoir pourquoi de tels soucis d’égo sont présents. En tournant la réflexion dans tous les sens, en me demandant comment un mode de divertissement peut avoir autant de comportements aberrants, je me suis dit qu’une certaine quête d’identité doit se faire parfois sentir. .Je veux bien que le public du jeu vidéo est parfois mis en compétition. Qu’il s’agisse de Mario Kart ou encore de Counter-Strike, le but est de faire mieux que son voisin. Et même si la coopération existe parfois, il y a toujours une légère part de compétition pour savoir qui remplit le plus l’objectif commun. Mais en reprenant ce qui est dit précédemment, même si le jeu vidéo est là pour passer du bon temps, ou vivre une expérience agréable qui répond à quelques centres d’intérêt, pourquoi doit-on se fader de tels comportements de merde ?

C’est pas une réflexion simple, pourtant la réponse basée sur l’inclusivité est celle qui s’impose par bon sens : Quelque soit l’issue du jeu, l’essentiel est d’avoir passé un bon moment. Que t’aies gagné ou perdu peu importe : La partie se doit être agréable. Si le jeu est terni par des qualités intrinsèques au jeu (jouabilité, difficulté, etc…) alors cela est compréhensible : Certains points ne conviennent pas au joueur, son expérience n’a pas répondu a son envie de loisir, l’amusement est devenu une tâche. Tout comme la musique : On aime ou pas certaines ryhtmiques, paroles, sonorités…

Par contre, si les raisons sont extérieures au jeu, c’est là qu’est le problème. Si votre expérience de jeu est pourrie par d’autres joueurs, si des milieux de fans d’un jeu subissent une ambiance visant à différencier, voire exclure des joueurs pour des raisons (souvent) futiles, c’est clairement pas tolérable. Et pourtant, cela arrive.

Que l’on parle des Private Jerk Circle où un petit milieu d’habitués fait miroiter une promesse de communauté qui n’existe réellement qu’entre un cercle fermé et minoritaire, qui s’auto-congratule et/ou reste dans un cadre qui lui est familier. Comment voulez-vous donner une image conviviale et de partage si ce point n’est pas réglé ?

Et si l’on parle jusqu’a présent du consommateur du média, intéressons nous aussi à ceux qui font les jeux. A tous ces dessinateurs 2D / 3D, musiciens, scénaristes, et toutes ces petites mains (in)visibles qui produisent ces heures de plaisir, ces belles expériences qui vous marquent parfois, ce terreau de nombreux moments de convivialité.

Hélas, et ce n’est pas faute de vouloir apporter de l’optimisme, ce n’est pas tout rose là non plus. On peut parler de la mentalité dudebro et masculiniste qui sévit dans quelques studios : Prenons l’exemple récent de Riot Games, développeur de League of Legends, ayant adopté en réponse à différents cas de harcèlement un poste dédié à la diversité, mais dont l’arbitrage privé de l’affaire à causé une grève.

Bon nombre de studios connus comme Bioware, Telltale, Rockstar Games ou encore Epic Games qui produit du contenu régulier pour Fortnite sont impactés par un phénomène appelé le crunch, qui consiste à faire un volume horaire supplémentaire conséquent pour terminer à temps un jeu vidéo à la date prévue. Fort heureusement, certains studios se sont opposés à cette pratique, et des syndicats de jeu vidéo émergent, dont le premier est né en France par Ivan Gaudé.

Il arrive même que certains « journalistes » de jeu vidéo, qui se font l’étendard des studios sans jamais se mettre en avant comme les autres, n’aient aucune vergogne a le cautionner quand le jeu est très attendu ; Guère étonnant pour des personnes se servant d’une revendication actuelle pour un ego-trip revanchard. Heureusement, le public veille au grain, et bon nombre de joueurs n’hésitent pas à interpeller les studios sur ces conditions de travail inhumaines. Car oui, un jeu que vous achetez 60 euros représente d’innombrables heures de travail, et (très) souvent des vies personnelles sacrifiées, des troubles psycho-sociaux, une souffrance loin des projecteurs volontairement braqués sur la communication.

La communication, parlons-en, d’ailleurs. Elle a beaucoup évolué. Elle n’est plus basée que sur les journalistes professionnels, elle est aussi basée sur des personnes nées de l’explosion des réseaux sociaux et des plateformes de contenu. De manière plus moins contrôlée.

3 – Quid des influenceurs ?

Les influenceurs. Un terme bien large, qui ne devrait pas résumer que les rédacteurs d’articles de blog tout comme les vidéastes. On n’est plus seulement dans ces deux catégories de contenu, car beaucoup ont émergé en dehors de Youtube et WordPress. On peut parler d’Instagram, un peu de Twitter, mais également mentionner d’autre plate-formes qui permettent à ces personnes de vivre : Patreon, Tipee, ou même Ulule. Tous les réseaux sociaux sont bons pour se faire voir, se faire entendre, montrer qu’on existe dans une offre (basée sur les centres d’intérêt) complètement saturée.

Pour cela, rien de plus simple : Un pseudo avec « geek » OU « gaming » (a se demander s’il y a un générateur de pseudos), une référence assumée à une oeuvre plus ou moins culturelle, ou plus original encore : un nom en rapport avec un jeu vidéo ; saupoudrez de quelques hashtags et titres en MAJUSCULE pour le référencement, un bon micro et webcam pour filmer (ou non) son visage et l’aventure commence !

Attention toutefois : Avec tout ce qui a été dit aupravant, y compris ici, je ne suis pas totalement contre YouTube. Et encore moins comme les présentateurs TV sans scrupules qui s’en donnent à coeur joie pour remplir de manière putassière leur objectif d’audimat. Comment on pourrait en vouloir aux gens de créer ?

Le problème n’est pas là, mais vient de ce qui est parfois véhiculé par cette création. Car ces plate-formes créatives ont permis de mettre en avant des gens qui seraient restés des M.Tout le Monde sans toute cette connectivité. Et si l’on apprend aux personnes travaillant au contact d’un jeune public l’importance des actes et des mots, s’adresser à un auditoire numérique demande le même recul. Et jusqu’a preuve du contraire, le public de YouTube n’est pas composé que de trentenaires. Tout comme les créateurs, même s’ils se font un peu plus contrôler.

Du coup, beaucoup de polémiques ont émergé au fil des années sur les réseaux sociaux. Des interrogations, des doutes qui ont parfois fait éclater des vérités traumatisantes. Personne ne peut deviner comment peut réagir la psyché d’une personne mise en lumière du jour au lendemain. Certaines personnes, y compris des créateurs de contenu, voient cela comme une sorte de chasse aux sorcières, des « dramas » faits par des personnes mal intentionnées ou jalouses d’un succès qui reste potentiellement éphémère, dépendant de ce qui est tendance.

Pourtant, c’est sain de s’interroger sur ce que l’on regarde, et sur qui produit tel ou tel contenu. Tout comme les gens ont conspué la télé-réalité sur la base voyeuriste et cynique pour laisser de l’espace de cerveau libre pour Coca-Cola, on peut se demander s’il n’y a pas quelques dérives dans tout ça, explicites ou non. Et force est de constater qu’à force de voir certaines libertés prises sur des plateformes pas régulées comme le CSA pour la télé, on perd son latin et ses manières. Et je m’en excuse d’avance.

Pour commencer, pourquoi certains influenceurs / vidéastes, quelque soit leur nombres d’abonnés, ne semblent n’en avoir rien à foutre des propos tenus dans leur contenu ? Jusqu’a quel niveau d’indécence et de connerie faut-il aller pour avoir un raisonnement à mi-chemin entre le « je m’en foutisme » et le « troller c’est rigolo, c’est la preuve que je chie sur vos problèmes » quand on rigole sur des sujets comme les excès policiers qui sont toujours en cours d’enquête, l’antisémitisme, le racisme, Oui, a quel moment faut-il être un sac à merde complet pour continuer d’agir de la sorte comme si de rien n’était, en se disant que 100% de votre public saura faire preuve de discernement ?

Toujours vis à vis du public, ce nerf de la guerre constant, je veux bien comprendre que la girouette de la légalisation sur le Droit d’Auteur met souvent des bâtons dans les roues des créateurs de contenu. Je veux bien admettre que, pour se maintenir dans le vert financier et médiatique, on fasse des opérations sponsorisées / on devienne un homme sandwich (quitte à être muselé). Mais si, d’aventure, vous parlez d’un jeu ayant déjà une communauté installée, essayez de ne pas chier sur le travail de joueurs assidus qui montrent parfois une image plus riche et inclusive du jeu en question.

Et, à minima, intéressez vous aux mécanismes de celui-ci, pour pas le faire passer pour quelque chose de complètement différent, quitte à avoir un discours hors-sujet. A moins de mépriser complètement le public avec quelque chose de faux rien que pour les vues, et accessoirement ceux qui essaient vraiment de partager un univers, des sessions de jeux, et des moments ludiques. D’ailleurs, au passage, quelle belle excuse de dire que tel créateur de contenu joue un « personnage » pour son contenu différent de sa vraie personnalité pour contredire le fait qu’il puisse tenir des propos ou agissements discutables. On aurait pu avoir cette honnêteté qui manquait parfois à la télévision (au hasard). Mais…non.

Toujours dans le respect d’autrui (et pas forcément du public), c’est quoi le putain de problème de ceux qui font les divas, a se sentir au dessus de la foule car ils n’ont pas eu d’accréditation à Japan Expo ou parce qu’ils n’ont pas eu « insérer Cadeau-pas-du-tout-intéressé-donné-gratuitement-a-un-vidéaste » ? Vous avez oublié que si vous n’étiez pas en train de spammer 3 fois par jour votre prochain contenu qui déborde d’originalité, vous seriez encore dans la foule silencieuse qui vous regarde ? Un peu de décence, d’humilité sur votre situation pré-notoriété ne ferait pas de mal. Tout peut s’arrêter en un instant.

Quitte à rester dans le manque de recul, parlons aussi des communautés qui sont dévouées corps et âme à une marque, ou à un seul support (Au pif, Nintendo). Sérieusement, le jeu vidéo propose un catalogue varié pour tous et le but est de proposer pour chacun des (nouvelles) expériences. Bien entendu, chacun n’a pas le même retour sur un jeu, et quand on vous sort un argument pour casser votre bulle filtrante de confort, sachez l’accepter, pour peu que cet argument soit bien construit.

Si l’on vous enjoint à faire preuve de curiosité et tester un autre support ou d’autres jeux, c’est pas une attaque. De même, n’oubliez pas que les éditeurs ne vous doivent rien, qu’être un fan ne veut pas dire que vous devez imposer votre processus créatif, même si vous êtes adepte des opérations promotionnelles. Et par dessus tout, si vous êtes un taré complet qui va harceler des journalistes de jeux vidéo, faites vous oublier.

Bref. Ce fut un long article. Je suis épuisé de répéter ce que je vois depuis plus de 5 ans, sans que cela se tarisse. Merde, on vaut quand même mieux que ça. Et par « On », je veux viser les consommateurs de jeu vidéo. Joueur, Streameur, Bloggeur, quelque soit l’âge, le sexe, le support, le genre de jeu. Le Jeu vidéo est quand même l’un des loisirs les plus lucratifs au monde. Il a tout pour être inclusif, créateur de lien, égalitaire. Il peut être source d’inspiration, d’une envie de créer le sien, ou d’avoir envie de partager dessus comme c’est le cas ici ou ailleurs.

Mais c’est pas le cas. Et très clairement je commence a être agacé de ce surplace. De cette utilisation parfois cynique, égocentrique, ou purement commerciale. Remettons l’aspect ludique au centre de la chose, et par pitié laissez votre quête de masculinité / visibilité / succès / d’avis unique et universel dans votre cul si vous le voulez bien.

Je retourne à ma ludothèque, pour un bon bout de temps. J’ai dit tout ce que j’avais a dire depuis longtemps, que ce soit en tests, billets d’humeur, sur jeu vidéo ou non. Pour cet article, j’en serais ravi si ça fait un début de réflexion sur ce médium et tout ce qui gravite autour ; Si vous n’en avez rien à foutre, je me demande pourquoi vous lisez encore ceci.

Si pour vous la création de contenu amateur sur le Jeu Vidéo doit nécessairement cocher les cases « attention whores » et « hommes-sandwich » par exemple, je serais ravi de ne plus contribuer à votre immense dîner de cons où personne ne semble s’interroger sur l’audience ou les créateurs de contenu. Beaucoup d’évènements récents m’ont donné envie de prendre de la distance de manière définitive avec tout ça. De redevenir un anonyme, loin de tout ce bruit, de ces cercles tantôt cosanguins, tantôt toxiques, même si de très bons éléments ont croisé ma route.

Je ne sais plus quoi en penser, encore moins si tout cela changera un jour de manière actée. J’ai tout dit, je rends la plume.

A vous de jouer. 😉
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