Test – Halo 5 Guardians

Ah, Halo. Une série qui m’a vraiment mis le pied à l’étrier en ce qui concerne les FPS sur consoles. Une histoire de science-fiction teintée de religion, de moments héroïques comme drôles, et de batailles marquantes. J’en avais parlé y’a un bout de temps. J’ai un gros affect avec la série, Halo a été une des séries de jeux qui m’a suivi sur les internets (Halo Destiny quand j’étais dessus…) et dans ma ludothèque. J’ai encore le Halo 3 (et les autres opus) vendu en bundle avec la 360, et après Halo 4, j’ai levé le pied. Je n’arrivais pas à trouver dans cette nouvelle trilogie quelque chose qui m’attirait comme le 2 ou le 3. Et n’ayant pas de One, j’ai regardé le scénar de Halo 5 sur Youtube. Et ce, jusqu’à récemment, où j’ai décidé de prendre le jeu (ainsi que la Master Chief Collection) sur Xbox One.

FINISH THE FIGHT, GODDAMMIT !!!

Sans faire de la redite de mon article sur la série, Halo 5 Guardians se passe quelques temps après Halo 4, et son mode « Spartan Ops » qui était disponible que si l’on avait un abonnement Xbox Live Gold. C’est sur une victoire amère contre les Forerunners et le Didacte que l’on laisse l’humanité, avec un Major en quête de Cortana, dont il a du mal à accepter la disparition. Sa quête désespérée de son alliée le mènera à retrouver son équipe d’autrefois.

Pendant ce temps, l’ONI (Services Secrets) ordonne à Jameson Locke, épaulé lui aussi de trois acolytes, de retrouver le Dr.Halsey (créatrice des Spartans) et surtout le Major, déclaré absent par l’UNSC. Cette course poursuite va pourtant s’avérer plus cruciale pour la galaxie que prévu.

Halo 5 reste un épisode de la série qui garde la même jouabilité FPS avec les armes de la série, les véhicules (et quelques petits nouveaux), y compris les ajouts dus à cette nouvelle trilogie qui a déjà débuté avec le précédent épisode numéroté. Sauf qu’ici, le jeu gagne encore plus en souplesse et abandonne le mécanisme d’add-on d’armure (bonus avec un temps de recharge) pour un système de propulsion s’activant avec une touche et une direction, permettant de faire des esquives latérales plus rapidement.

On gagne aussi une visée calquée sur la mire comme tout bon Call Of Duty ou Battlefield, ce qui n’avait jamais été le cas dans Halo jusque là, seulement certaines armes permettaient une visée plus précise. Pour le reste, Halo garde son coeur de jeu avec des soldats à l’armure dotée d’un bouclier rechargeable, des ennemis variés qui n’hésiteront pas à jouer de manière fourbe pour vous tuer, avec toute une pléthore d’armes et de véhicules.

Toutefois, le jeu met vraiment en avant la logique d’équipe avec l’escouade de Locke / Major. Une fois mis à terre, on peut demander à un allié de nous relever, ainsi qu’ordonner à un allié de cibler un ennemi en particulier, prendre une arme précise ou un véhicule. Et tout cela, de manière très simple. Mais à moins de détailler le gameplay des autres épisodes au fil des années, ces derniers ajouts rendent plus nerveux une formule qui se renouvelle très peu au fil des épisodes, et Halo 5 semble être une forme déjà très aboutie de ce qui a pu être proposé. Moins de lourdeur, plus de rapidité, quitte à en perdre son identité ?

En tout cas, Halo 5 ne perd pas sa beauté visuelle. Le quatrième épisode, déjà très agréable sur Xbox 360, sert de base à ce nouvel épisode détaillé visuellement, qu’il s’agisse de ses décors, de ses environnements, de ses armes. Et les bruitages ne sont pas en reste, loin de là. Par contre, on sent bien que les musiques sont un peu moins percutantes que les précédents épisodes (Il faut dire que la nostalgie joue après avoir passé de nombreuses heures sur Halo 2), mais l’habillage sonore fait globalement le taf.

Au niveau de la durée de vie, comptez environ 10 a 12h pour finir la campagne, qui comprend une douzaine de niveaux et quatre modes de difficulté, modifiables avec des crânes qui viennent changer les règles du jeu, mais qui nécessiteront au préalable d’être trouvés en mission.

Parlons maintenant du multijoueur. Multijoueur que je n’ai pas pu tester car je n’ai pas le Xbox Live Gold et que j’ai plus l’envie de jouer à des FPS en ligne, ce qui va s’avérer assez gênant. Tout d’abord, le jeu possède divers modes de jeu déjà présents dans la série, ainsi qu’un mode Zone de Guerre faisant la part belle à de grandes maps donnant lieu à des batailles de grande échelle. 24 joueurs, des points à capturer, des I.A défendant des points sur la map…la proposition est alléchante.

Egalement, le mode Forge revient (mais demande le Xbox Live Gold, ce qui n’a jamais été le cas avant…) pour pouvoir créer ses propres cartes en se basant sur celles existantes, ainsi que le téléchargement des cartes crées par les joueurs. Et bien évidemment, la campagne est faisable en co-op, et uniquement en ligne. Oui, car le split-screen a complètement disparu du jeu. Au revoir, la campagne en local.

Notons aussi les système de « réquisitions », qui sont des bonus que l’on obtient dans des lootboxes payantes, qui servent à obtenir des éléments cosmétiques, ou débuter avec certaines armes en multijoueur. C’est beau de mettre énormément d’armures et d’apparences derrière des tirages aléatoires de pochettes surprises….

WHY YOU’RE STILL FIGHTING ?

A la sortie d’Halo 4, j’ai laissé tomber Halo pour une raison : La part de jeu en ligne grandissante (et forcée) dans une série qui, ironiquement, a lancé par son second épisode le Online de la première Xbox. Split-screen et Baptême du Feu (mode Horde) retirés, Spartan Ops (des missions qu’on pourrait bien faire en local !) et Forge qui requièrent un abonnement payant, Halo 5 a de quoi faire criser les joueurs habitués à la première trilogie.

Pendant ce temps, une certaine « Masterchief Collection » était venue compléter mon achat de Halo 5. Relique restaurée d’un passé pas si lointain, comprenant le Remaster HD de Halo 1 et 2 (qui forcent toujours le respect, surtout le deux), et l’épisode 3 et 4 recalibrés pour la Xbox One. Avec tout le contenu supplémentaire, les armures à débloquer de ceux-ci. ET SURTOUT UN PUTAIN DE SPLIT SCREEN.

Quand j’ai pris ces deux jeux à petit prix, j’ai pu revoir l’évolution de cette licence. Ou comment Halo 4 était déjà le début d’une perte d’identité de la série, qui cherche à se ré-inventer en pompant les FPS moderno-futuristes qui commencent eux aussi à se mordre la queue. Et pour un jeu qui parle d’intelligences artificielles qui cherchent à s’émanciper et affirmer leur identité vis à vis des humains et des races de la galaxie, c’est quand même un sacré comble.

On verra ce que donne le projet teasé à l’E3 2018…



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